Retrouver un son pur... comme dans les '80 !

Démarré par madrunner, Août 29, 2010, 23:36:16

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thierry h


thierry h


JCR


frazap

bof . Tu auras des éléments de réponse sur l'autre fil.

JCR


esperado

#255
Comme je m'ennuie, je voudrais apporter ma petite pierre aux débats. Je fus ingénieur du son et directeur technique de plusieurs studios, à la fois pour la musique et pour la post production cinématographique.
D'abord, réglons le compte du vinyl. Rien à en dire sinon que tous les ingénieurs que je connais (moi y compris) pleuraient en entendant ce qu'était devenu leur master une fois gravé. Et qu'on passait notre temps à chercher, sur la planète entière, le graveur génial capable de faire des miracles.
Sur ce point, le numérique a changé notre vie, et les différences éventuelles entre le master et le CD qui est produit à partir de ceux-ci sont infimes, et dépendent principalement du matériel utilisé pour leur reproduction. Bon, le vinyl avait cet intérêt qu'il cachait un peu la triste réalité, laissait une certaine part aux rêves et à l'imagination. Le numérique, lui, ne camoufle rien. La différence entre une peinture (même hyper réaliste) et la photographie.
Aussi, la réputation du CD (aggressif ?) est venue du fait que les écoutes des studios éteint réglées afin de compenser les pertes futures dues à la gravure. Extrêmes aiguës atténuées, notamment. Ce qui fait que les ingénieurs en rajoutaient au mixage. Le CD ne les atténuait pas, et ces ajouts devenaient désagréables sur les versions CD.

En ce qui concerne le cinéma, c'est simple: il n'y a pas de stéréo vraiment possible. Tous les dialogues hors haut parleur central sont gênants, détournent l'attention de l'image, paraissent irréalistes, sortis de la scène. Seuls les ambiances, sont en stéreo, et quelques effets dont il ne faut pas abuser. C'est très délicat à mixer, et, comme on manque la plupart du temps...de temps pour s'y consacrer vraiment, on va au plus facile. D'autant qu'il faut penser aux spectateurs des salles de cinéma qui sont placés sur les côtés.
Ambiances en stéreo, un effet de temps en temps genre passage gauche droite d'une voiture ou d'un avion, pour justifier la mention "Stéréo", la musique en stéreo, bien sur, et un petit dialogue hors image par ci par là.

frazap

Citation de: esperado le Décembre 22, 2014, 15:05:24
Aussi, la réputation du CD (aggressif ?) est venue du fait que les écoutes des studios éteint réglées afin de compenser les pertes futures dues à la gravure. Extrêmes aiguës atténuées, notamment. Ce qui fait que les ingénieurs en rajoutaient au mixage. Le CD ne les atténuait pas, et ces ajouts devenaient désagréables sur les versions CD.

+1 Le premiers CD que j'ai écouté était Brother in Arms de Dire Straits, c'était dans la radio ou je faisais des émissions musicales, on avait acheté le premier lecteur Philips CD 100 je crois pour une somme rondelette... une catastrophe sur le plan technique, aigus agressifs, son hyper sec. On a été obligé de changer les réglages
des tables de mixage fixés pour du vinyl. Ensuite au fur et à mesure que le CD s'est implanté, tout est rentré dans l'ordre et on y a vu que des avantages... Fini les K7, fini les craquements. Enfin coté des studios d'enregistrement ils ont vite corrigé le tir.

Verso92

Citation de: esperado le Décembre 22, 2014, 15:05:24
Comme je m'ennuie, je voudrais apporter ma petite pierre aux débats. Je fus ingénieur du son et directeur technique de plusieurs studios, à la fois pour la musique et pour la post production cinématographique.
D'abord, réglons le compte du vinyl. Rien à en dire sinon que tous les ingénieurs que je connais (moi y compris) pleuraient en entendant ce qu'était devenu leur master une fois gravé. Et qu'on passait notre temps à chercher, sur la planète entière, le graveur génial capable de faire des miracles.
Sur ce point, le numérique a changé notre vie, et les différences éventuelles entre le master et le CD qui est produit à partir de ceux-ci sont infimes, et dépendent principalement du matériel utilisé pour leur reproduction. Bon, le vinyl avait cet intérêt qu'il cachait un peu la triste réalité, laissait une certaine part aux rêves et à l'imagination. Le numérique, lui, ne camoufle rien. La différence entre une peinture (même hyper réaliste) et la photographie.
Aussi, la réputation du CD (aggressif ?) est venue du fait que les écoutes des studios éteint réglées afin de compenser les pertes futures dues à la gravure. Extrêmes aiguës atténuées, notamment. Ce qui fait que les ingénieurs en rajoutaient au mixage. Le CD ne les atténuait pas, et ces ajouts devenaient désagréables sur les versions CD.

En ce qui concerne le cinéma, c'est simple: il n'y a pas de stéréo vraiment possible. Tous les dialogues hors haut parleur central sont gênants, détournent l'attention de l'image, paraissent irréalistes, sortis de la scène. Seuls les ambiances, sont en stéreo, et quelques effets dont il ne faut pas abuser. C'est très délicat à mixer, et, comme on manque la plupart du temps...de temps pour s'y consacrer vraiment, on va au plus facile. D'autant qu'il faut penser aux spectateurs des salles de cinéma qui sont placés sur les côtés.
Ambiances en stéreo, un effet de temps en temps genre passage gauche droite d'une voiture ou d'un avion, pour justifier la mention "Stéréo", la musique en stéreo, bien sur, et un petit dialogue hors image par ci par là.

Je suis bien incapable d'expliquer d'où viennent les différences, mais je me rappelle encore d'une écoute à la Maison de l'Audiophile, à l'époque...

Le maitre des lieux nous avait fait écouter le "même" disque (des percussions japonaises, je crois), tour à tour en vinyl (sur une platine dont je n'ai pas osé demander le prix...) et en CD. A ma grande surprise, l'écoute du vinyl procurait une dynamique subjective supérieure à celle du CD, et toutes les extinctions de notes, qu'on percevait bien sur le 33t en un fin dégradé, étaient absentes du CD, provoquant de fait une restitution très plate... le son semblait comme "simplifié".

Après, rien ne dit que le mixage du CD n'avait pas été loupé, mébon...

esperado

Citation de: Verso92 le Décembre 22, 2014, 17:48:29A ma grande surprise, l'écoute du vinyl procurait une dynamique subjective supérieure à celle du CD, et toutes les extinctions de notes, qu'on percevait bien sur le 33t en un fin dégradé, étaient absentes du CD, provoquant de fait une restitution très plate... le son semblait comme "simplifié".
Cela s'explique simplement par le fait que , d'une part le bruit de frottement du diamant dans le sillon recouvre les plus bas niveaux, qui semblent s'y fondre...subtilement. Et par le fait que les premiers convertisseurs de CD étaient en 12 bits. ce qui introduisait une transition un peu brutale entre les plus bas niveaux et un silence complet, lequel n'existe pas sur le vinyle. Pour pallier à ce défaut, on a, d'abord augmenté le nombre de bits (aujourd'hui 24 ou même 48), et/ou mélangé une bruit aléatoire de très faible niveau, pour lisser les dernières transitions (on appelle ça le Dithering). On peut aujourd'hui, en les amplifiant, écouter de façon tout à fait crédible des niveaux si faibles qu'on ne pourrait même pas supposer leur présence sur un vinyle.

frazap

Et puis le tord est de croire qu'il y a une seule hifi, celle du fil droit avec du gain. De même que les tubes, les vinyles ont leurs adeptes, parfois et surtout au sein de systèmes haut de gamme, tous les gouts sont dans la nature. L'éclairage sur une interprétation est différent selon la chaine de reproduction utilisée, et les vinyles sont parfois à même de la transcender sur certains critères. De plus un re-mastering pour un CD est parfois bien moins bon que celui qui avait servi pour le vinyle.

Powerdoc

Merci de ta contribution sur ce fil Esperado, qui confirme et complète ce que j'ai put lire ici ou là.
En matière d'audiophilie, on écoute trop les audiophiles, et pas assez les ingénieurs du son.

ORION


frazap

Citation de: ORION le Décembre 22, 2014, 20:33:33
Il habite à Neuilly?
On a dit : pas de politique  8)

et puis j'ai pas envie de rigoler , hier j'ai perdu mon cocker, par quoi je vais le remplacer ?


frazap

Neil Young, qui exècre le Mp3 et les formats compressés avec pertes, a mis une partie de sa fortune et son énergie dans le développement et la commercialisation d'un baladeur exploitant des fichiers type Lossless, Le pono, aux alentours de 300 euros.. C'est d'ailleurs marrant que les Red Hot fassent partie de ses soutiens, car leur son n'st pas spécialement surlecutant. Je pense qu'il y a aussi une bronca anti-monopole d'Itunes  ou autres.

http://www.franceinfo.fr/emission/nouveau-monde/2013-2014/le-baladeur-de-neil-young-revolutionnera-t-il-la-musique-numerique-05-29-2014-06-57

Verso92

Citation de: frazap le Décembre 23, 2014, 18:07:11
Neil Young, qui exècre le Mp3 et les formats compressés avec pertes, a mis une partie de sa fortune et son énergie dans le développement et la commercialisation d'un baladeur exploitant des fichiers type Lossless, Le pono, aux alentours de 300 euros.. C'est d'ailleurs marrant que les Red Hot fassent partie de ses soutiens, car leur son n'st pas spécialement surlecutant. Je pense qu'il y a aussi une bronca anti-monopole d'Itunes  ou autres.

http://www.franceinfo.fr/emission/nouveau-monde/2013-2014/le-baladeur-de-neil-young-revolutionnera-t-il-la-musique-numerique-05-29-2014-06-57

Oui, mais Neil Young est un cheval fou, quelque part...

frazap


esperado

Citation de: Powerdoc le Décembre 22, 2014, 20:26:30
Merci de ta contribution sur ce fil Esperado, qui confirme et complète ce que j'ai put lire ici ou là.
En matière d'audiophilie, on écoute trop les audiophiles, et pas assez les ingénieurs du son.
Il faut surtout écouter... sa propre oreille :-)

stratojs

...conseil plein de bon sens!
L'oreille, c'est comme les pieds!
On n'achète pas des chaussures de la pointure du voisin...!  :D :D :D

Fovéa35

Citation de: esperado le Décembre 24, 2014, 13:22:12
Il faut surtout écouter... sa propre oreille :-)
Oui, pour ceux qui connaissent le son des vrais instruments...
Regarder, encore et toujours !

Verso92

Citation de: Fovéa35 le Décembre 24, 2014, 15:22:06
Oui, pour ceux qui connaissent le son des vrais instruments...

Toutafé : le vrai son du DX7, il faut au moins l'avoir entendu une fois...  ;-)

Fovéa35

Citation de: Verso92 le Décembre 24, 2014, 15:23:34
Toutafé : le vrai son du DX7, il faut au moins l'avoir entendu une fois...  ;-)
Citation de: kochka le Décembre 24, 2014, 15:51:20
Facile à dire pour la musique électronique.  >:(
Où trouver  le vrai son?
;D ;D ;D

Je me moque, mais j'écoute du classique, du jazz et aussi de l'électronique... Mes symptômes d'audiophilite s'estompent clairement en passant de la première à la dernière catégorie  ;)
Regarder, encore et toujours !

giraffe

Bonjour à tous,
J'ai connu, dans les années 80, (je m'adresse donc à ceux qui ont vécu le "boum" de la HI FI) une petite entreprise localisée dans le Loiret (à Villemandeur près d'Orléans).
Le père et le fils construisaient des systèmes audio (amplificateur en boucle ouverte et baffles).
Il me semble que le père avait débuté avec des systèmes à tubes (et toujours en boucle ouverte).
Je ne me souviens plus du nom de cette "marque".
Je n'avais pas à l'époque les moyens d'une telle acquisition (trois mois de mon salaire du moment) et le regrette bien aujourd'hui.
Si quelqu'un à des informations sur ces créateurs ou sur le matériel qu'ils fabriquaient je les remercie de me faire partager leur savoir.


Bimbo

A t'on besoin de gros pavillons pour bien ressentir la présence d'un neil young (puisqu'on en parle) ?

Car je voudrais passer à du mini mini pour les enceintes, espace oblige, et je cherche dans les petits hp, du type Totem Arro ou B&W pm1, pour des écoutes de proximité, un son bien spatialisé et précis. Les Arro m'ont convaincu sur du naim uniti...