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Clique clac #145

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Dance Magazine a interrogé quatre ex-danseuses et danseur pros sur leur choix de se convertir à la photographie une fois leur carrière terminée. Des planches aux planches-contacts, le saut est parfois plus périlleux qu’on pourrait le croire, même si leur expérience leur a donné un temps d’avance. En prolongement de l’interview, on vous invite à jeter un œil sur les sites des photographes, Melika Dez, Rachelle Neville, Erin Baiano et Kyle Froman. Pour le plaisir des yeux évidemment mais aussi pour y puiser l’inspiration (il y a un Défi à préparer !).


Le festival de Cannes n’a pas lieu cette année, mais on peut s’offrir sa dose de 7e Art en allant à la galerie Polka – pardon, à la « Polka Factory » – où est présentée jusqu’au 13 juin l’exposition « Cinema Paradiso ». On peut aussi regarder La Photo, court-métrage de 2014 dans lequel des critiques devisent autour d’un cliché signé Man Ray réunissant trois monstres du cinéma : Rossellini, Langlois, Renoir. On peut encore réécouter Michel Piccoli qui avait posé sa voix sur deux projets de la photographe Sophie Ristelhueber : « La liste » en 2000 et « Le chardon » en 2007. Enfin, on peut rendre hommage à l’actrice canadienne Monique Mercure, récemment disparue, en visionnant J.A. Martin, photographe, film de 1977 pour lequel elle reçut le prix d’interprétation féminine à Cannes.


Déjà repérée lors de l’édition 2018 du festival « Circulation(s) », Almudena Romero a été retenue pour la 10e résidence d’artiste BMW. « Le choix de l’enthousiasme », dixit Hervé Digne, membre du jury. Un tour sur le site de la photographe plasticienne s’impose. La série « Growing concerns », notamment, donne un bon aperçu des préoccupations d’Almudena Romero et de son goût pour les supports originaux.


LE GRAND BAZAR
• La revue 6Mois lance son prix.
• On peut désormais se perdre dans La Ronde de nuit.
• Le guigna est la 10 000e espèce à rejoindre l’arche photographique de National Geographic.
• Non, votre Leica nazi n’est pas authentique.
• John James, podophotographe professionnel.
• Les éditions OHM crée une nouvelle collection, 50/50, en soutien aux photographes-auteurs.
• Un clin d’œil à Phil May, chanteur des Pretty Things disparu le 15 mai.


On lui doit les premières photographies professionnelles des Beatles (pré-Ringo) à Hambourg. Astrid Kirchherr s’est éteinte le 12 mai à l’âge de 81 ans.


L’opération « Photographes unis face au COVID-19 », qui s’est achevée le 15 mai dernier avec 109000 € engrangés, fait des petits outre-Atlantique. Le bureau new-yorkais de Picto a lancé une action similaire en soutien à The Bowery Mission, une association qui accueille, soutient et distribue des repas aux personnes défavorisées de New-York depuis les années 1870. Plus de 100 photographes, toutes générations confondues (Charlotte Abramow, Scarlett Coten, Jean-Pierre Lafont, Antoine d’Agata…), ont répondu à l’appel. Les tirages Fine Art (30 x 40 cm) sont vendus au prix fixe de 150$ (137 €).


On manque de recul sur la période que l’on vient de traverser, mais on peut déjà constater une certaine variété dans le traitement quotidien du confinement par les agences photo : façon galerie J+1 pour Myop, façon pêle-mêle pour l’agence VU’, façon éphéméride pour Light Motiv, façon diaporama pour Divergences. Et on n’oublie pas les cartes postales polyphoniques d’Arte.


LE GRAND BAZAR II (le retour)
• Le OnePlus Pro 8 ne pourra bientôt plus voir à travers le plastique ou le textile.
• Des vagues de nuages dans le ciel de Nouvelle-Zélande (un phénomène visible aussi en France).
• L’association toulousaine Photographie au Château d’Eau lance sa campagne d’adhésion.
• Vieux-Marché : un photographe démasque le voleur de boules.
• Voitures « confinées » + light-painting = CARonavirus.
• Des podiums à Dachau, la folle vie de Lee Miller.
• Prolongez votre lecture du portfolio de Michel Claverie (C.I. 421) en visitant le site Stenocamera.


Parce que « le temps passe et précipite l’effacement de la mémoire », Julien Masson est parti à Dakar en 2014 pour y rencontrer d’anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale, les fameux tirailleurs sénégalais. Il en a tiré un webdocumentaire, Mémoire en marche, dont la force tient autant à ses portraits photographiques sans fard qu’aux témoignages éloquents des rares survivants.


Photographe d’architecture intérieure et de paysage, Patrizia Mussa a entrepris depuis plusieurs années un travail sur les théâtres italiens qui dépasse la simple photographie. La Turinoise utilise en effet le pastel pour rehausser, à la main, ses tirages. Une technique subtile qui donne un cachet irréel aux images.


Le cadeau de la semaine : le catalogue en pdf de l’exposition de Darren Almond « …between here and the surface of the moon ». Merci qui ? Merci le Frac Auvergne.

 

« Clique clac », c’est chaque jeudi le résumé d’une semaine sur la Toile en dix entrées et quelques liens sélectionnés par la rédaction de Chasseur d’Images.
Photo d’ouverture : © Kyle Froman