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  1. Clique Clac #219 (11/25/2021) - Durant dix ans, Nadia Ferroukhi a parcouru le monde pour documenter, en Chine, en Estonie, au Mexique ou au Kenya, les microsociétés qui accordent une place centrale à la femme. Un travail important et riche d’enseignements à découvrir dans un beau livre paru chez Albin-Michel, Les Matriarches. De passage dans l’émission « En Sol Majeur » (RFI), la photographe a livré […]
    Durant dix ans, Nadia Ferroukhi a parcouru le monde pour documenter, en Chine, en Estonie, au Mexique ou au Kenya, les microsociétés qui accordent une place centrale à la femme. Un travail important et riche d’enseignements à découvrir dans un beau livre paru chez Albin-Michel, Les Matriarches. De passage dans l’émission « En Sol Majeur » (RFI), la photographe a livré quelques anecdotes sur ce projet de longue haleine et est revenue sur le parcours qui l’a menée au photojournalisme, le tout ponctué par ses choix musicaux. La chronique des Matriarches (et d’une vingtaine d’autre livres) est à retrouver dans le nouveau numéro de Chasseur d’Images.
    Comment traduire par l’image les événements qui se déroulent sur le très long terme, la fonte des glaces par exemple ? Faute de pouvoir accéder à des temps de pose de plusieurs années, Ella Morton compte sur le support argentique pour exprimer le lent dépérissement des régions arctiques et antarctiques. La Canadienne use du mordançage et du trempage, deux techniques qui modifient les couleurs et textures : « L’image se dissout littéralement, reflétant la façon dont la terre se délite. »
    Il ne vous reste plus que deux jours pour voir ou revoir Planète Méditerranée, superbe documentaire racontant les 28 jours passés par Laurent Ballesta et son équipe dans les profondeurs de la Méditerranée.
    Malgré tout le bien que l’on pense de Mick Rock, on peut regretter que sa mort ait quelque peu éclipsé celle de son compatriote Tom Stoddart, reporter à l’aise sur tous les fronts, et plus encore celle de Latif Al Ani, brillant chroniqueur de la société irakienne pré-Saddam Hussein.

    On s’ennuie rarement avec les lives de Studio Jiminy, même quand le sujet a priori nous intéresse guère. Cet épisode sur le portrait corporate en apporte une nouvelle fois la preuve. Il faut dire que Milena Perdriel maîtrise son sujet et a un don évident pour partager son savoir-faire. Il ne faut pas sous-estimer non plus le travail en amont de l’intervieweur, Ylan de Raspide, qui rend la discussion très fluide.

    Photographe et chasseur en Haute-Saône, Damien Crucet s’est pris d’affection en 2016 pour un seize cors majestueux auquel il a même trouvé un surnom, « Le Plat ». Depuis lors, chaque année il le photographie lors du brame et récupère ses mues. Mais voilà, le 14 novembre dernier, Damien a appris que « son copain de cache-cache » venait de périr sous les balles d’un chasseur. Dépité, il a donc décidé d’arrêter la chasse photographie animalière. Allez comprendre.
    À mi-chemin entre le reportage et l’art, l’épatant festival « Fictions documentaires » propose jusqu’au 12 décembre à Carcassonne huit expositions où, au milieu de signatures déjà installées (Ulrich Lebeuf, Prune Phi, Mohammed Bourouissa), on trouve le nom de Paloma Faugères, jeune Castraise récompensée du « Prix des moins de 20 ans » pour sa série « Âme sauvage ».
    L’Observatoire de la photo vient de sortir son deuxième rapport. Et celui-ci confirme, chiffres à l’appui, le déséquilibre de traitement et de représentation entre les hommes et les femmes photographes. A l’initiative de cette enquête, Les Filles de la Photo ne s’arrêtent pas à ce froid constat et proposent diverses actions pour que les choses changent, tout comme leurs collègues de « Elles font la culture » qui viennent de lancer une plateforme destinée à apporter soutiens et conseils aux femmes photographes.
    Trouver des angles nouveaux et excitants, voilà ce qui motive Brad Walls depuis ses débuts. Et, des terrains de sports aux plages immaculées, il a trouvé dans le drone l’outil parfait pour répondre à ses désirs.
    « Beaucoup des photos que j’ai prises ont l’air fausses, alors que je n’ai rien eu à faire. Je travaillais avec un dispositif minimal : je n’avais souvent qu’à me mettre devant mes sujets et à m’effacer le plus possible pour capturer cette atmosphère d’artificialité. » Gabriele Cecconi a passé quatre mois dans un pays lunaire : le Koweit.

    DE TOUT UN PEU…

    • Comment se reconstruire et se présenter au monde après un cancer du visage… un travail sensible de Mathieu Farcy. • Le prix Photographie & Sciences 2021 a été attribué à Richard Pak pour un projet intriguant autour de l’île de Nauru.
    • Hé James, est-ce que tu peux faire en sorte que l’homme à l’arrière-plan ait l’air plus heureux ? • Le Soleil comme si vous y étiez grâce à ce timelapse hypnotisant de Seán Doran.
    • Diane Arbus a désormais sa statue à Central Park, et Vivian Maier sa rue à Paris.
    • Au moins 369 personnes sont mortes en se prenant en photo depuis 2008. Voici le top 10 des sites les plus meurtriers. • Très belle série de Tina Merandon sur le lien qui unit les enfants et les animaux.
    • L’Imagerie de Lannion s’est trouvée un nouveau directeur (que vous pourrez rencontrer ce vendredi 26 novembre à 18h30 lors de la rencontre avec la critique d’art Eva Prouteau proposée par la galerie). • Un nouveau terrain pour les reporters de guerre ?
    • Le temps sera au cœur de la programmation du prochain Festival de Montier, qui fêtera son 25e anniversaire. • Avez-vous déjà vu un arc-en-ciel de brouillard ? Pascal Barthel oui. • Animal, on a mal.

    En septembre 1923, dans le n°1819 de The Amateur Photographer & Photography, Alfred Stieglitz, alors à l’aube de la soixantaine, signait un article dans lequel il expliquait le cheminement qui l’avait conduit à photographier les nuages. Loin du pictorialisme de ses débuts, loin des portraits d’artistes qui l’avaient fait connaître, il souhaitait retrouver, grâce à ce « sujet gratuit et à la portée de tous », une forme d’expression pure. Mieux, il espérait prouver que l’art visuel peut déclencher les mêmes émotions que la musique. Ainsi nomma-t-il ses photos de nuages des « Equivalents ». 98 ans plus tard, Damon & Naomi rendent un hommage discret à ce précurseur de la photographie abstraite et sensorielle en donnant à l’une de leurs dernières chansons le titre du fameux article de 1923 : « How I came to photograph clouds ».   « Clique clac », c’est chaque jeudi le résumé d’une semaine sur la Toile en dix entrées et quelques liens sélectionnés par la rédaction de Chasseur d’Images. Photo d’ouverture : Mare Mätas sur son side-car, Estonie – Image tirée de l’ouvrage Les Matriarches de Nadia Ferroukhi paru aux éditions Albin Michel en septembre 2021.

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