Petits secrets d'oiseaux

Démarré par Roland Ripoll, Novembre 25, 2022, 08:58:37

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DarkBlues

Toujours très intéressant, et les photos sont très belles.
Merci!
Olivier

Clic-Clac 51

J'apprécie toujours autant de venir m'instruire sur ton fil
Merci Roland
Amicalement Denis ;)

ChrisC06

Citation de: Clic-Clac 51 le Décembre 20, 2022, 16:18:55
J'apprécie toujours autant de venir m'instruire sur ton fil
Merci Roland
Amicalement Denis ;)
+1... Tout pareil...  ;)
Chris

Roland Ripoll

Merci à vous !

12. Shakespeare et les étourneaux...

Quel rapport me direz-vous entre Shakespeare et l'étourneau sansonnet ? Vous allez comprendre...

L'introduction de l'étourneau sansonnet aux États-Unis est relativement récente  et, on ne le sait peut être pas, elle est due à l'idée folle et saugrenue d'un énergumène. C'est au début des années 1890 qu'Eugène Schiefflin, riche propriétaire d'un laboratoire pharmaceutique et membre de l'American Acclimatization Society, un groupe voué à l'échange des plantes et des animaux entre les différentes parties de la planète, lâcha une centaine d'étourneaux dans Central Park.



Un peu "dérangé" sans doute, ce monsieur s'était en effet donné comme projet d'introduire en Amérique... tous les oiseaux cités dans le théâtre de Shakespeare ! L'étourneau n'est pourtant, dans l'œuvre du dramaturge anglais, mentionné qu'une seule et unique fois dans "Henri IV".



50 ans plus tard, les cent étourneaux s'étaient multipliés et répandus sur tout le territoire nord américain. On estime aujourd'hui leur nombre à 200 millions !



Les agriculteurs et les producteurs de céréales américains lui font une chasse sévère    car, considéré comme nuisible, l'étourneau  peut ingurgiter chaque jour  une quantité de nourriture égale à une ou deux fois son poids. On estime que plus d'un million d'individus sont tués chaque année [ce qui ne représente  dérisoirement que 0,5% de la population] et que les dégâts occasionnés s'élèvent à 1 milliard de dollars... La drôle d'idée de cet Eugène Scheifflin coûte cher aux contribuables américains




Etre simple pour être vrai

Ludo37

Vraiment superbe cet oiseau ! Bravo pour les images et son histoire.
Amicalement.
Ludo

Charly 84

Je partage tout à fait cet avis  :)

Jorel


Clic-Clac 51

Superbe série...Bravo Roland
Amicalement Denis ;)

laurence50100

les informations sont précieuses et très bien transmises, les photos sont superbes, un fil au top !

ChrisC06

Inconscience !
Merci du superbe partage, Roland...  ;)
Chris

grain

De très belles images avec des informations intéressantes.
Merci Roland

Jean-Jacques Groult

Toujours top niveau Roland, merci !
Amicalement. JJ

Roland Ripoll

Merci à vous tous !

13. L'ouïe des rapaces nocturnes

Chasseurs nocturnes, chouettes et hiboux sont, parmi les oiseaux, ceux qui ont l'ouïe la plus fine, la plus développée. Ils peuvent en effet localiser très précisément et capturer dans l'obscurité une proie uniquement d'après le bruit qu'elle fait. On dit même que l'effraie des clochers serait capable d'entendre, à plus de 25 m de distance, le bruit d'un stylo à bille courant sur une feuille de papier !



Une des particularités des rapaces nocturnes est la présence de disques faciaux. Le rôle de ces disques, véritables paraboles,  est d'amplifier et de concentrer les sons en direction des oreilles, afin d'améliorer l'ouïe. Ils captent les sons de haute fréquence et donnent à l'effraie des clochers une sensibilité auditive de 50 à 7500 Hz, soit 20 fois plus grande que la notre !
Les rapaces nocturnes chassent donc en se servant davantage de leur ouïe que de leur vue, ne possédant pas, contrairement à une idée répandue, une vision infrarouge.



De plus, les trous auriculaires des oiseaux sont placés, comme chez les humains, de chaque côté de la tête,  mais ces cavités ont, chez les rapaces nocturnes, la particularité d'être de grosseurs différentes et disposées de manière asymétriques, l'une étant située plus haut que l'autre. L'effet stéréophonique est ainsi assuré...



De ce fait, les ondes sonores parviennent avec 3/100 000 de secondes d'avance à l'une des deux oreilles. Cet infime décalage leur permet de localiser très précisément, à un degré près, la position d'une proie par le simple bruit qu'elle fait en se déplaçant. Une des deux oreilles localiserait les sons sur le plan horizontal, l'autre sur le plan vertical. Un peu comme la croix dans la lunette de visée d'un tireur d'élite...



A noter que les " aigrettes " dressées sur la tête des hiboux (et absentes chez les chouettes) ne sont pas des oreilles mais simplement de petites plumes qu'on dit  "ornementales" et  dont le rôle exact n'est pas encore bien défini.



Etre simple pour être vrai

Berzou

Toujours passionnant, avec des photos superbes !
Merci Roland.

Caloux

On continue à s'instruire. Je suis
Amitiés. Pascal

Larchi

Toujours aussi passionnant, et les images qui accompagnent sont extra...
J'ai vu un reportage sur les effaroucheurs sur les tarmacs, dont le métier est de limiter les collisions.
Merci Roland pour toutes ces infos.

urka

Bravo Roland pour les photos et merci pour tous les renseignements fournis!
Mon apprentissage se poursuit... ;)
André.

Jorel


Clic-Clac 51

Citation de: Jorel le Décembre 28, 2022, 20:25:32
Un grand merci pour le partage... Et bravo
Tout pareil
Amicalement Denis ;)

ChrisC06

Toujours passionnant... toujours instructif... toujours aussi beau...  ;)
Merci Roland !
Chris

RR NIKON

Belle démarche naturaliste, bravo !

Charly 84

Toute l'année tu nous abreuve d'images magnifiques   agrémentées d'explications très instructives, tu termines en beauté.
Merci Roland et tous mes vœux pour 2023.

Ludo37

Citation de: Charly 84 le Décembre 31, 2022, 05:31:44
Toute l'année tu nous abreuve d'images magnifiques   agrémentées d'explications très instructives, tu termines en beauté.
Merci Roland et tous mes vœux pour 2023.
Idem pour moi .
Amicalement.
Ludo

Seb65

A lire et à contempler sans modération ! Merci Roland pour le partage et bonnes fêtes de fin d'année à toi !  :)

Roland Ripoll

Merci !

14. L'échasse blanche: droitière ou gauchère ?

Chez les échasses, la détection des proies ne se fait qu'à la vue : les petites proies sont en effet repérées puis picorées d'un coup de bec. L'oiseau scrute la surface du sol ou de l'eau tout en avançant et en agitant la tête de droite et de gauche, sans orientation préférentielle. Par contre, dès qu'il repère une proie potentielle, il oriente sa tête vers celle-ci et frappe d'un coup de bec en se servant du champ visuel préalablement sollicité.







L'analyse des vidéos d'échasses en train de se nourrir montre que les attaques de proies se font significativement plus souvent après un repérage avec l'œil droit (entre 65 et 70% des cas observés) ; le succès des coups de bec (capture effective de la proie visée) est plus élevé si l'oiseau utilise l'œil droit pour viser plutôt que l'œil gauche.





Etre simple pour être vrai