Para Paraboliques - Les Façonneurs de lumière

Démarré par Hector06, Septembre 01, 2026, 12:57:21

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Hector06



Est-ce que vous en utilisez ?

J'ai compris deux choses, le fait qu'on focalise à volonté la lumière - encore que cette notion reste un peu floue - et le fait que la lumière soit réfléchie de façon parallèle (encore un cran plus abstrait).

Alors, est-ce un effet de mode passager, un emballement plus ou moins justifié, ou est-ce l'ère du temps, et les nécessités esthétiques qui vont avec, qui font du parabolique un outil vanté pour sa polyvalence et sa précision ?




R5 II (enfin, en rêve)

stratojs

Comme en toute chose, il y a des modes. Il y a surtout différents outils, y compris les façonneurs de lumière. En ce domaine, il y a donc la lumière rendue par les façonneurs, mais également le dégradé de lumière qui peut être aussi important, voire plus, que la lumière elle-même. En résumé il n'y a pas de meilleurs modeleurs, seulement des différents.

Hector06

Citation de: stratojs le Septembre 01, 2026, 13:23:16Comme en toute chose, il y a des modes. Il y a surtout différents outils, y compris les façonneurs de lumière. En ce domaine, il y a donc la lumière rendue par les façonneurs, mais également le dégradé de lumière qui peut être aussi important, voire plus, que la lumière elle-même. En résumé il n'y a pas de meilleurs modeleurs, seulement des différents.

C'est tout à fait ça oui, mais comme on retrouve aujourd'hui le même genre de retours très enthousiastes à propos des paraboliques, que l'on avait il y a une dizaine d'années à propos des bols beauté, je trouvais intéressant de décortiquer le phénomène et l'usage.


R5 II (enfin, en rêve)

Nicolas Meunier

Alors c'est une mode depuis plusieurs dizaines d'année, donc pas une mode.
Quand on est en studio on essai de créer une lumière et souvent on a envie de recréer une lumière solaire.
Si on veut faire une lumière de soleil bien dégagé type été sans nuage il faut des rayon bien focalisés paralléles. Pour obtenie ca il faut un modeleur parabolique (c'est la définition même d'une parabole). Hors on peu prendre un bol parabolique ou une fresnel pour faire ca mais alors on éclaire avec des rayon parfaitement paralléle une surface petite.
Le parapluie parabolique lui éclaire une surface bien plus grande.

Donc en studio si on veut une belle lumière solaire, hop un grand parabolique.

Hector06



L'explication est si simple que c'est presque une escroquerie, merci :)



R5 II (enfin, en rêve)

Jean-Claude

Il y a effectivement des modes en éclairages de photos de mode.
Par exemple les gros ring autour de l'objectif il ya une quinzaine d'années.

Le para n'est pas une mode, il S'agit d'un modifieur permettant de changer radicalement l'éclairage en cours de shooting sans tout replacer.
Le soucis est que les vrais paras efficaces ne sont pas légion, deux marques au top Bron et Briese, une en retrait Parabolix et tout le reste qui ne vaut pas grand chose.

Hector06

Citation de: Jean-Claude le Septembre 02, 2026, 10:41:25Il y a effectivement des modes en éclairages de photos de mode.
Par exemple les gros ring autour de l'objectif il ya une quinzaine d'années.

Le para n'est pas une mode, il S'agit d'un modifieur permettant de changer radicalement l'éclairage en cours de shooting sans tout replacer.
Le soucis est que les vrais paras efficaces ne sont pas légion, deux marques au top Bron et Briese, une en retrait Parabolix et tout le reste qui ne vaut pas grand chose.

Je me suis sans doute mal exprimé, je voulais dire par « mode » le fait d'avoir des périodes où on entend parler d'un modificateur plus qu'un autre.

Et si j'ai bien suivi, i y a effectivement eu une période « ringflash », chez moi popularisée par un photographe « Dave XXX » je e souviens plus du nom exact, qui ajoutait la touche de ring qu'il fallait à ses clichés déjà foisonnants de de détails pour leur donner une sorte de pop !

Monsieur doit bien connaître, je me souviens de deux clichés qui m'avait marqué: celui de la plongeuse dans une grotte maritime, celui de à dactylo. Reste qu'aujourdhui je vois des images réalisées selon le même même mode, deux ou trois source + ringflash monté sur l'appareil, mais oins bien réalisées.



À part ça, je viens de réaliser un truc, qui pourrit presque faire froid dans le dos, lorsqu'on veut par exemple ne pas trop faire de bêtise à l'utilisation: si dans un parabolique on peut focaliser à souhait, ça veut bien dire que la lumière change selon la distance entre a source et le fond du parapluie. Mais dans ce cas, lorsqu'on utilise un parapluie classique, la distance doit aussi jouer... et il doit bien y avoir d'autres éléments délicats à savoir maîtriser:

- le bol réflecteur doit forcement pas être le même selon le diamètre du parapluie, voir son revêtement interne

- doit on alors s'équiper de plusieurs réflecteurs différents ?

- et est-ce que tout ça change avec un parapluie softé ?

Par exemple pour ma part softé ou pas j'ai toujours utilisé mes parapluies sans aucun réflecteur, souvent avec cobras, parfois avec mon regretté Ranger RX et son petit réflecteur il me semble.



R5 II (enfin, en rêve)

Hector06

R5 II (enfin, en rêve)

Nicolas Meunier



ne pas confondre le petit microcosme de CI et le monde de la photo : Dave Hill était un des utilisateurs tardif du ring flash mais tout le monde de la mode dont David Lachapelle, s'en servait énormément bien avant. Mais oui il y a eu des modes sur certains modeleurs speciaux.

Pour les parapluies classique en effet le bol, la surface etc... tout joue. Après plus c'est softé et moins l'impact de la position et bol va se sentir.



Citation de: Hector06 le Septembre 02, 2026, 10:55:50Je me suis sans doute mal exprimé, je voulais dire par « mode » le fait d'avoir des périodes où on entend parler d'un modificateur plus qu'un autre.

Et si j'ai bien suivi, i y a effectivement eu une période « ringflash », chez moi popularisée par un photographe « Dave XXX » je e souviens plus du nom exact, qui ajoutait la touche de ring qu'il fallait à ses clichés déjà foisonnants de de détails pour leur donner une sorte de pop !

Monsieur doit bien connaître, je me souviens de deux clichés qui m'avait marqué: celui de la plongeuse dans une grotte maritime, celui de à dactylo. Reste qu'aujourdhui je vois des images réalisées selon le même même mode, deux ou trois source + ringflash monté sur l'appareil, mais oins bien réalisées.



À part ça, je viens de réaliser un truc, qui pourrit presque faire froid dans le dos, lorsqu'on veut par exemple ne pas trop faire de bêtise à l'utilisation: si dans un parabolique on peut focaliser à souhait, ça veut bien dire que la lumière change selon la distance entre a source et le fond du parapluie. Mais dans ce cas, lorsqu'on utilise un parapluie classique, la distance doit aussi jouer... et il doit bien y avoir d'autres éléments délicats à savoir maîtriser:

- le bol réflecteur doit forcement pas être le même selon le diamètre du parapluie, voir son revêtement interne

- doit on alors s'équiper de plusieurs réflecteurs différents ?

- et est-ce que tout ça change avec un parapluie softé ?

Par exemple pour ma part softé ou pas j'ai toujours utilisé mes parapluies sans aucun réflecteur, souvent avec cobras, parfois avec mon regretté Ranger RX et son petit réflecteur il me semble.





Hector06

R5 II (enfin, en rêve)

Jean-Claude

Un parapluie classique change certes l'éclairage selon la distance de la source mais cela n'a rien à voir avec un vrai para qui fonctionne déjà avec une source spéciale très ponctuelle et peut comme les Bron et Briese à l'extrème donner un vrai ring géant ou une source proche d'un bol métallique avec toutes les variantes intermédiaires.

En plus chez Bron les différents diamètres de paras sont équipés de toiles aux caractéristiques de réflection différentes donnant un supplément de typicité pour chacun.

C'est la diversité des éclairages possibles en quelques secondes qui fait la force des paras que j'ai appris à manier chez Bron dans leur studio d'usine avec comme coach leur photographe consultant.

Nicolas Meunier

Oui clairement aucun modeleur "presque" parabolique ne s'approche a la cheville des vrais paraboliques. Donc en gros pas de version "pas cher". Ca ne sera jamais "presque pareil".
Ca ne veut pas dire que la lumière produite sera moche mais elle n'aura en aucun cas le style d'une vraie lumière d'un parabolique. C'est la même chose que les bols beautés pas chers.

Hector06


Je me souviens de l'époque pas si lointaine où j'envisageais de me fabriquer mon propre bol beauté avec un couvercle de poubelle en plastique.
J'ai lâché l'affaire après que ça m'a trotté dans la tête pas mal de temps et suis resté au parapluie et bal.

Aujourd'hui le bol beauté veut tout et rien dire, en matière de réf produits, et je suppose qu'on s'éloigne du Demi qui me faisait baver, à force que quelques uns dont vous deux, OC, Ben et Édouard, en parliez régulièrement.


R5 II (enfin, en rêve)

Jean-Claude

Même chez le même fabricant, en lʼoccurence Mola, les différents modèles de bols beauté ont des rendu différents du Demi.

Jean-Claude

Pour répondre à Hector, un parapluie softé nʼest plus un parapluie, mais une boîte à lumière.
Une boîte avec un gradient de lumière progressif sur les bords par rapport à une boîte sophistiquée à double diffusion.
Après il ne faut surtout pas croire quʼune boîte sans grand vignettage soit systématiquement meilleure quʼune a fort dégradé (parapluie softé) tout dépend de pourquoi et comment on lʼutilise.

Hector06

Citation de: Jean-Claude le Septembre 03, 2026, 16:53:59Pour répondre à Hector, un parapluie softé nʼest plus un parapluie, mais une boîte à lumière.
Une boîte avec un gradient de lumière progressif sur les bords par rapport à une boîte sophistiquée à double diffusion.
Après il ne faut surtout pas croire quʼune boîte sans grand vignettage soit systématiquement meilleure quʼune a fort dégradé (parapluie softé) tout dépend de pourquoi et comment on lʼutilise.

Merci Jean-Claude, j'ai eu ma période parapluie softé (softlighter II, je crois) que j'ai utilisé sans trop prendre ces notions en compte, un peu au petit bonheur. Associé à un flash assez puissant ça a été donc la solution de facilité pour une lumière sympa en shoot modèle ou en photos de groupes.

Il est maintenant dans un coin, et un peu jauni,par le temps, de surcroît mais il m'a rendu pas mal de services. Je ne dirais pas qu'il s'agit d'un modeleur facile ou simple, mais l'utilisation que j'en ai eu oui, sans trop savoir donc.

Le pourquoi et surtout le comment m'ont échappé :)



R5 II (enfin, en rêve)

Jean-Claude

Le parapluie softé à long gradient peut être intéressant en utilisant que la partie du dégradé, quitte même à masquer le reste avec du cinefoil quand on veut augmenter le contraste général dans un studio exigu.(le feathered light des anglophones)
Dans un grand studio haut de plafond le contraste est plus grand car la lumière non utile se perd au lieu dʼêtre renvoyée par les murs, sol et plafond.

Là théorie dʼéclairage seule nʼest pas suffisante, il faut aussi vivre et expérimenter soi-même différentes variantes pour progresser.

Jean-Claude

Jʼai déjà bricolé moi-même un rendu parabolique défocalisé en modifiant un réflecteur de boîte deep-octa, cʼest laborieux, long, et totalement inflexible pour ajuster un peu le rendu.
Un jour jʼen ai parlé au développeur des paras chez Broncolor, il a rigolé en me disant alors tu as fait ça, ça et ça, nʼest ce pas ? Et il avait deviné tout.
Un amateur peut sʼy amuser pendant son temps perdu, un pro va y perdre sa culotte par rapport à un para acheté.

Hector06



Une question, à laquelle on trouve des réponses vraiment variables sur le net, est-il vrai que l'effet d'un bol beauté, le rendu qui lui est propre, se manifeste le mieux à une distance très précise ?

En surfant, j'ai pu voir que certaines sources parlent d'une distance sujet/bol égale à son diamètre - ce qui m'a l'air presque inutilisable, si c'est vrai - quand d'autres avancent que c'est 3x le diamètre.



R5 II (enfin, en rêve)

Jean-Claude

Chaque type de modifieur a sa distance "sweetspot" pour laquelle sa spécificité est maximale.

Après il ne fait pas ouloir appliquer de recette à la lettre sachant que dans la famille des bols beauté il y a des différences de rendus sensibles entre  modèles.

Lʼimportant est dʼavoir essayé soi-même assez de différentes solutions dʼutilisation poir développer un feeling, sinon on navigue à lʼaveugle, il nʼy a que la pratique qui peut développer ce feeling, pas des vidéos du net et encore moi s des fiches de specs.

Hector06


Merci Jean Claude, effectivement oui la pratique... j'ai été étonné tout de même, de voir une sorte de 22/25 pouces utilisé à environ 3 mètres. Miguel Qu'îles de mémoire, dans une de ses vidéos où il compare brièvement le BB Magmod à un autre plus classique et en métal.
R5 II (enfin, en rêve)

Nicolas Meunier

de mémoire un BB c'est environ 60cm, un modeleur a 60cm c'est pas beaucoup sauf a faire un potrait serré et en effet 180 ca devient beaucoup plus logique. Un bol beauté ca éclaire bien une personne en pied par exemple donc la vers le 2m de distance ca me semble pas mal, un peu moins peut être mais pas 60cm c'est clair

Hector06


Merci Nicolas, ça me paraît aussi plus cohérent

R5 II (enfin, en rêve)

Jean-Claude

Je travaille avec des BB Elinchrom, il y a déjà une belle différence entre lees mat blancs et le brillants martelés, le profil lumineux sur le sujet est en plus très différent entre le 44cm et le 70cm. Le 70cm rajoute un espèce de ring assez clair sur lʼextérieur qui nʼexiste pas sur le 44cm.

Jʼutilise souvent le 44cm bien que un peu petit car un est livré dans un sac de transport pratique avec ses différents déflecteurs, le grid, le sock; le 70cm est intransportable quand on est seul.

Mais, pour des sujets en pied je préfères un deep octa de 1m très compact replié et qui chez Elinchrom peut aussi marcher avec toute la palette de déflecteurs.

Jean-Claude

Après il y a aussi des trucs marrants assez efficaces.
Jʼai depuis longtemps un BB polonais en textile pliant pour cobra, il se déplie en tirant sur une ficelle et se fixe par velcro.
Le résultat est assez bluffant directement sur la griffe du boitier.
Utile sur le terrain et sans équipement de studio.