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Clique Clac #214

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Quand on a découvert les images de la dernière série de Nick Brandt, mettant sur le même plan des espèces menacées d’extinction et des réfugiés climatiques, on s’est dit que le célèbre photographe animalier s’engageait pour de bon sur la voie du photomontage. C’était mal connaître le Britannique, qui préférera toujours le terrain au studio. Dans une interview donnée à All About Photo, il explique ainsi qu’il s’est rendu au Kenya et au Zimbabwe afin de mener à bien son projet. Pour épouser le message de « The Day may break », il a « recruté » des animaux victimes de braconnage dans des centres de soin et demandé à des gens ayant souffert dans leur chair des bouleversements climatiques de poser pour lui. De la fumée et une simple ampoule finissent les compositions et donnent son unité à la série. « Les séances photo, explique Nick Brandt, étaient très spontanées. Les animaux étaient merveilleusement détendus grâce à leurs gardiens, et les personnes photographiées l’étaient également. Le brouillard a été créé par des machines à fumée sur place, ce qui était de loin la partie la plus difficile de la séance, car nous travaillions souvent dans des conditions de chaleur cuisante, de sécheresse extrême, de soleil et de vent, de sorte que le brouillard se dissipait presque immédiatement. Par conséquent, de nombreuses photos ont été prises dans les trente minutes précédant le lever du soleil et après son coucher. Photographier en plein soleil n’était, comme toujours pour moi, pas une option. »


À l’occasion de son 175e anniversaire, l’agence Associated Press a mis en ligne un site explorant, en huit volets richement illustrés, les faits marquants de son histoire. De sa naissance à l’ère du télégraphe jusqu’au Prix Pulitzer remporté en 2020, un voyage à travers les événements du passé mais aussi un éclairage sur l’évolution des moyens de télécommunication. 


Afin de préparer les prochains États généraux de la Photographie, une enquête en ligne est lancée auprès des acteurs et actrices du monde de la photo (formulaire ici).


L’histoire est difficile à croire mais des images la confirment : un avion d’American Airlines a été forcé à un atterrissage d’urgence parce qu’une passagère pensait que l’appareil photo vintage manipulé par un autre passager cachait une bombe artisanale.


Parce qu’il n’est jamais trop tard pour se souvenir, l’agence Roger-Viollet a extrait de ses archives des photos du macabre 17 octobre 1961


Les prix photo tombent comme à Gravelotte depuis la rentrée, et même avec la meilleure volonté du monde on a parfois du mal à suivre. Heureusement, il y a le récap’ de Polka. Un récapitulatif auquel il faut ajouter le Prix du tirage collection Bachelot remis cette semaine à Guillaume Geneste et Bernard Plossu.


La MEP, la collection Gervanne + Matthias Leridon et la Cité internationale des arts lancent, à l’adresse des talents émergents de la photographie africaine, une résidence artistique de trois mois à Paris. Modalités et inscriptions ici.


Le Français Serge Zarka figure au palmarès du Weather Photographer of the Year 2021 avec la photo d’un orage au large de Cannes qui rappellera aux fidèles de Chasseur d’Images une autre photo publiée dans notre n°432 (page 46) et réalisée par Nicolas Gascard. Renseignements pris auprès de ce dernier, les deux chasseurs ont bien assisté au même orage mais l’ont photographié depuis des points de vue légèrement différents. Amusez-vous à comparer les deux clichés : un jeu des 7 erreurs grandeur nature !


Si vous avez regardé l’émission d’Arrêt sur Images qu’on avait mise en lien dans Clique Clac #211, sachez que Stéphane Dubromel, photographe mis en cause par l’une des intervenantes, a tenu à rétablir la vérité quant au pileux portrait de Pauline Hermange qu’il avait réalisé pour Libération.


Spencer Tunick a récidivé ! Et cette fois c’est au bord de la Mer Morte que le photographe a fait poser une foule nue.


Pour traverser la crise, certains photographes professionnels ont fait le dos rond et mis à profit le « chèque numérique » octroyé par le gouvernement. Basé à Senlis, Bruno Cohen a utilisé ce coup de pouce financier pour améliorer sa présence en ligne et préparer son retour aux affaires. Un retour gagnant puisque sur le seul mois de septembre son activité à grimpé de 20% par rapport au même mois d’avant crise.
Au moins un qui a le sourire, car du côté des marques on peine à sortir la tête de l’eau.


Photographe officiel de l’équipe de France de football depuis quelques mois, Simon Morcel s’est brutalement rendu compte lors du dernier Euro que sa mission était suspendue aux résultats des Bleus : « [Après la défaite], j’ai passé une semaine en PLS ! » Pour autant, le Caennais ne lâcherait son boulot pour rien au monde. Tu m’étonnes… 
Si vous aimez la photo de sport, cochez le 29 octobre sur votre calendrier. La maison Boisgirard-Antonini proposera aux enchères une vente de photographies issues des archives de L’Équipe sur la thématique des Jeux olympiques (les différents lots sont visibles ici).


Si vous nous lisez depuis Fort-de-France, pensez à photographier les iguanes qui évoluent autour de votre domicile pour aider les herpétologues locaux à enrayer la progression d’Iguana Iguana.


Belle année pour Myriam Boulos qui, après avoir reçu au printemps dernier le Grand Prix ISEM pour un sujet sur la difficile reconstruction de Beyrouth et des Beyrouthins, a été nominée chez Magnum lors de la 74e assemblée générale de l’agence. De façon plus inattendue, son approche, entre « documentaire lent et journal intime », a aussi conquis certains cercles du rock expérimental. Deux groupes recommandables viennent ainsi de sortir coup sur coup des albums ayant pour visuel de couverture une photo de Myriam Boulos : Suuns avec The Witness et Jerusalem in my Heart avec Qalaq. C’est de ce dernier qu’est extrait le morceau ci-dessous, dont le titre « Abyad Barraq » (Éclair blanc) convient parfaitement pour conclure ce « Clique Clac » (vidéo déconseillée aux épileptiques).

 
Myriam Boulos figure aussi à l’affiche du festival « Les Photaumnales », qui se tient à Beauvais et dans ses alentours jusqu’au 2 janvier.

« Clique clac », c’est chaque jeudi le résumé d’une semaine sur la Toile en dix entrées et quelques liens sélectionnés par la rédaction de Chasseur d’Images.
Photo d’ouverture : Extrait de « The Day may break » © Nick Brandt