Orchidées de Crète 2026

Démarré par Caloux, Mars 28, 2026, 20:02:50

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Caloux

Citation de: urka le Juin 20, 2026, 09:40:55Si j'ai pu photographier Ophrys bombyliflora cette année, il n'en est pas de même pour Orchis pauciflora.
Des PDV superbes qui donnent envie de retourner sur le terrain malgré la chaleur  ;) .
Bravo pour cette diversité et merci du partage!
André.
Heureusement, la Crète au printemps, c'est 12 ° le matin et 16 à 20 ° l'après midi sauf en cas de soleil très présent. Ce qui ne m'a été donné de voir que 2 jours sur les 14 passés sur place. Canicule et plein soleil sont les ennemis du photographe....en tout cas les miens pour les pdv macro.  :) Pour ma part, c'est la troisième fois que je rencontre Ophrys bombyliflora ... mais pas en France. Certaines espèces demandent persévérance et chance parfois pour être vues dans son pays.

Merci Alain, André, Chris, Denis et January !  Les explications que j'espère simples et pas trop ennuyeuses, sont là pour accompagner des vues qui méritent parfois quelques précisions. De la part de non férus de botanique, j'ai parfois entendu : "elles sont un peu toutes pareilles tes fleurs" et en creux "pourquoi faire ces voyages et retourner voir les mêmes spots en France pour faire toujours pareil ?".
A chacun sa passion et son besoin d'approfondir ses connaissances et de les partager est ma seule réponse.  ;)

Autant je critique parfois l'abondance d'espèces qui perd le néophyte, je n'en reconnais pas moins le nécessaire approfondissement scientifique qui génère cette inflation. Tout est dans le bon réglage je crois  :)

Voici une espèce "critique" sur ce point : Ophrys omegaifera et son possible variant local Ophrys basilissa. Les différence subtiles concernant le signe Omega qu'on distingue bien sur le labelle sont débats de spécialistes. De plus, je lis que ce labelle est plus grand pour l'espèce type que le variant mais aussi le contraire. Il ne faut pas oublier que l'espèce est peu abondante et que chaque île grecque abrite des populations distinctes qui ont pu varier un peu au fil du temps. Et qu'à moins de disposer des outils adéquats, il est compliqué de mesurer tous les individus d'un site à l'autre puis d'en extraire des statistiques pertinentes.
Reste une espèce à l'aspect original au labelle souvent brillant, velu et replié tel un gant de boxe (voir les vues de profil). Encore quelques traces de poussière saharienne sur la première vue.
Amitiés. Pascal

Caloux

D'autres individus pour illustrer la diversité de l'espèce (mais vous avez le droit de dire ou penser qu'elles sont toutes pareilles... :D )

Moins de pilosité pour ces spécimens
Amitiés. Pascal

Caloux

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Amitiés. Pascal

Caloux

un dernier au dessin plus complexe.
Amitiés. Pascal

Clic-Clac 51

Bravo Pascal et surtout continue à nous...me régaler
Car vu le peu de visite à cette très belle MàJ, je vais juste parler pour moi
Amicalement Denis ;)

Caloux

Merci Denis ! En même temps, le sujet est difficile et les plantes pas au top de leur forme. Mais je ne vais faire des vues de phalaenopsis non plus !  ;) Je n'ai pas une démarche basée sur l'esthetisme pur, ni pour but de collectionner les like bien que j'apprécie les visites et commentaires bien entendu, comme tous ceux qui publient ici j'imagine.
Amitiés. Pascal

urka

Ah! oui Pascal!
Encore de belles photos de ces Ophrys omegaifera et de son variant local O. basilissa.
Dans la section Pseudophrys ils me font penser aux Ophrys de la série fusca de chez nous.
En dehors de la macule, bien différente, il y a aussi cette forme du labelle en gant de boxe bien marquée
dont tu parles et qu'on voit bien sur tes deux photos de profil.
Plus de 1600 visiteurs sur ton fil, c'est déjà pas mal ;) .
Bonne continuation!
André.

Caloux

Citation de: urka le Juin 22, 2026, 09:27:48Ah! oui Pascal!

Dans la section Pseudophrys ils me font penser aux Ophrys de la série fusca de chez nous.
En dehors de la macule, bien différente, il y a aussi cette forme du labelle en gant de boxe bien marquée
dont tu parles et qu'on voit bien sur tes deux photos de profil.

André.

Merci André,
en effet, l'omega est un signe visuel commun pour beaucoup de pseudophrys, et bien entendu pour nos espèces locales qui l'arborent parfois (fusca/forestieri, lupercalis, vasconica etc..). Ce sont majoritairement des ophrys du sud de la France que j'ai rarement l'occasion de croiser. Et pas facile à photographier : petite taille, peu de couleur et souvent noyés dans la végétation.


J'alterne les sujets pour plus de diversité visuelle.
Cette espèce est commune avec notre territoire : Neotinea lactea (Orchis lacté) nommée ainsi pour ses teintes blanches très présentes parfois. Si les fleurs sont relativement constantes en forme, il n'en est pas de même dans les motifs, très variés.
Amitiés. Pascal

Caloux

Une teinte plus claire, la ponctuation reste la même ainsi que la forme du labelle mais le fond rose a disparu.
Amitiés. Pascal

Caloux

Ici en Crète, elle ne pousse jamais très loin des buissons de phrygane.
Amitiés. Pascal

Caloux

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Amitiés. Pascal

Clic-Clac 51

je suis totalement sous le charme de ces deux dernières images ::)  ::)  ::)
Encore bravo Pascal pour cette MàJ
Amicalement Denis ;)

ChrisC06

Ooh ! Toutes cete page est superbe...  ;)
Toujours aussi intéressant et très accessible pour la néophyte que je suis... Merci pour ça !
Les deux dernières sont superbes... et les deux d'avant aussi... et celles d'avant aussi...  :D  :D  :D
Chris

Caloux

#88
Merci Denis et Chris. Ces vues restent perfectibles à jongler entre les meilleurs sujets et tenter de trouver les fonds les plus harmonieux. Et quand on se fait piquer le derrière par un buisson de phrygane, bien se situer par rapport au sujet reste une gageure parfois...  :D

On change de genre pour les sérapias. Rien de très original car les espèces locales ressemblent beaucoup à celles présentes chez nous. Mais comme expliqué, quelques milliers de kilomètres peuvent engendrer quelques légères différences et l'invention de nouveaux noms d'espèces.
En voici 2 et tout d'abord Serapias  bergonii(Serapias de Bergon). Principal signe distinctif, son labelle est petit (étroit) et replié vers l'arrière.

Pour qui ne connaît pas très bien ces espèces, on les trouve principalement dans le sud et l'ouest de la France mais exceptionnellement, des transports aériens de graines peuvent engendrer de petites populations ailleurs dans notre pays. Il faut aux sérapias un milieu humide en hiver. La reproduction peut être sexuée mais aussi par voies souterraines quand le milieu est favorable. On assiste alors à l'implantation de petites colonies de clones, parfois une centaine d'individus sur 1 à 2 mètres carrés. Ce type de multiplication explique qu'en dehors de leurs milieux habituels, un seule graine arrivant en région parisienne par exemple peut engendrer une mini colonie même en l'absence de polinisateur. Mais comme il s'agit de clones sans diversité génétique, quand les conditions changent, toute la colonie est affectée en même temps et peut disparaître rapidement.
Amitiés. Pascal

Caloux

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Amitiés. Pascal

Caloux

2 dernières pour l'espèce
Amitiés. Pascal

Caloux

L'autre espèce très présente en Crète est Serapias orientalis. J'ai sélectionné les spécimens les plus représentatifs. La plante est plus trapue, les labelles plus larges et se présentent à la verticale.
Amitiés. Pascal

Caloux

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Amitiés. Pascal

Caloux

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Amitiés. Pascal

Caloux

une dernière pour l'espèce
Amitiés. Pascal

Charly 84

Elles sont vraiment magnifiques ces orchidées,  merci de nous en faire profiter.

al1sth

J'avais pris du retard
Toutes ces dernières sont très belles et bien mises en valeur ce qui ne peut que décupler l'intérêt que l'on porte à tes spécifications qui les accompagnent
Alain Lalieu.

urka

Serapias bergonii, avec son petit labelle bien bien retourné sur le pied,
me fait penser à Serapias parviflora.
Avec le suivant, S. orientalis, la formation des languettes et de la pilosité
sont bien visibles sur les 2 images du # 93.
Merci Pascal pour ces images et textes descriptifs!
André.

Caloux

Citation de: urka le Juin 25, 2026, 07:45:29Serapias bergonii, avec son petit labelle bien bien retourné sur le pied,
me fait penser à Serapias parviflora.
Avec le suivant, S. orientalis, la formation des languettes et de la pilosité
sont bien visibles sur les 2 images du # 93.

André.

Oui, mais les grecs tiennent à la distinction entre les 2 espèces  ;)  Serapias parviflora est encore un peu plus petit que Serapias bergonii, les 2 espèces coexistant, certaines vues peuvent être équivoques. Mais Serapias parviflora étant réputée autogame, des hybrides s'ils existent, seraient extremement rares.
De même Serapias orientalis, est proche de Serapias vomeracea. Je n'ose l'écrire de crainte de donner de mauvaises idées (invention de nouvelles s/espèces) aux auteurs de guides mais Serapias orientalis que j'avais observé à Rhodes l'an passé présentait des fleurs plus grosses qu'en Crète.  ;D  L'espèce a été inventée en 1972 d'après des spécimens crétois. 
Amitiés. Pascal

Caloux

Merci Alain, Catherine, André ainsi qu'aux autres lecteurs !  :)
Amitiés. Pascal