Décoiffant, l'édito de Guy-michel Cogné dans le dernier Natimages !..!

Démarré par obiou, Mars 31, 2015, 08:38:31

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François III

Citation de: kochka le Avril 09, 2015, 17:36:16

Ben si. C'est aussi une question de rentabilité. Quant on fait les 35h, mais deux fois dans la semaine, pour un revenu de survie, il n'est pas facile de recevoir des leçons.
Je suis bien conscient de l'utilité des haies, mais aussi des conditions de travail d'une majorité d'agriculteurs.

Hé ho kolcha faut pas planer ou un minimum se renseigner les gens qui habitent dans les îles l'hivers tu sais ces tout petits territoires français perdu sous les tropiques sont assez nombreux à avoir quelques ha en Beauce, en Bries ou ailleurs ,où l'on cultive la céréale nommée blé.Ils font parti de cette toute partie de la population qui peut se permettre d'avoir les doigts de pieds en éventail l'hiver... :D Le revenu moyen d'un agriculteur éleveur est d'environ 5000 € par mois et si les banquiers sont là pour être remboursé les agriculteurs font partis des gens qui ont les plus importantes épargnes de France de l'ordre de 300000€ C'est sur qu'ils ne sont pas tous logés à la même enseigne mais comme les plus petits disparaissent très vite au profit des plus gros ce que veulent les banques leur revenu ne tend pas à baisser.

Et j'ajouterais que quand on parles de 35 heures à un agriculteur il répond comme moi à mes les heures supplémentaires çà payes... :D

François III

#51
Les petites exploitation depuis 2010 ont fortement régressé. Rachetées par les plus grosses ou agriculteurs partis en retraite qui louent leur terre ou les vendent.
Et 39000 euro de revenus annuels pour des exploitations de taille moyenne ce n'est pas non plus ce que j'appellerais des revenus faibles. En suite il y a le détail des régions.La surface de l'exploitation et ce qu'elle produisent. Le bétail rapporte moins ,voire beaucoup moins que les céréales suivant les régions. La viniculture rapporte plus en bordelais ,en Bourgogne ,en Beaujolais et contiguë comme en pays de Loire ou en champagne . Mais on ne peu pas dire que les régions telles le Languedoc ou  le Bergerac ne parviennent pas à trouver une clientèle.
Alors évidemment le paysan en Corrèze, dans les causse auvergnat ou dans les alpes n'a pas le même revenu que les autres. Mais bon le plateau des mille vaches etc...
Alors effectivement il y a des problèmes la filière du lait là aussi du bétail ,qui connait de grosses difficultés. Seulement ils connaissent des difficultés après avoir construit des usines laitières...Si j'ose dire.

JCCU

Citation de: kochka le Avril 09, 2015, 20:50:22
Lit donc cela et revient nous en parler.
D'accord, celui qui dispose de 15ha dans le champagne est très riche, mais les autres?
www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/REVAIND15_b_D1_agriculture.pdf

Apparemment dans la moyenne française -ou au dessus- pour les non cadres (En 2010, le revenu annuel global, ensemble des revenus imposables, s'élève à 38 200 euros en moyenne pour les foyers d'agriculteurs travaillant sur une exploitation de moyenne ou grande taille....)
http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&ved=0CCEQFjAA&url=http%3A%2F%2Fwww.lexpress.fr%2Femploi%2F1541-euros-bruts-c-est-le-revenu-moyen-d-un-non-cadre-en-2014_1616037.html&ei=Z4QnVeD2CtLOaLj-gcAN&usg=AFQjCNGseFndug9f_nZCJhYjR5UvAbtsAw&bvm=bv.90491159,d.d2s&cad=rja

1541 E brut, çà fait environ 3000E brut pour un couple soit 36 000E sur l'année Et 36 000E brut, çà fait environ 27 000 E de "revenus imposables" (c'est à dire hors les 25 à 30% de charges sociales du salarié) 

Et sachant que les agriculteurs sont logés et que contrairement aux salariés, leur travail leur permet de se constituer un "capital" ( leur exploitation), pas sur qu'ils soient dans les plus pauvres 

JCCU


jeanbart

Citation de: JCCU le Avril 10, 2015, 12:44:46
Je suppose que tu parles du taux de suicide?

Tu as des chiffres? Parce que pas flagrant que ce soit plus élevé que dans d'autres professions comme les policiers...

http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&sqi=2&ved=0CCEQFjAA&url=http%3A%2F%2Fdocteurbonnebouffe.com%2Fsuicides-classement-metiers-secteurs-054%2F&ei=26cnVfzUItbxaPD3gOAO&usg=AFQjCNFgcr74mRKFYBGBZOl3_N1SHApuKA&bvm=bv.90491159,d.d2s&cad=rja
C'est pourtant marqué dans ton article:

"300 à 400 salariés se suicideraient chaque année en France".
Et plus loin:

"En témoignent les chiffres de l'Institut de veille sanitaire (InVS): 485 suicides d'agriculteurs ont été répertoriés  de 2007 à 2009".

Soit un peu plus 150 par an.
La Touraine: what else ?

webvince18

Citation de: kochka le Avril 10, 2015, 12:24:20
La survie est dans l'augmentation de la surface, donc l'endettement et dans des journées de travail et de semaines qui n'en finissent pas.

Il y a aussi ceux qui choisissent la voie de la qualité, on le voit avec la possible suppression des quotas laitiers, augmenter la production pour gagner plus a une limite : celle de ce qu'on peut vendre !
J'ai vu un reportage pas plus tard que la semaine dernière sur un producteur de lait qui a décidé de transformer une partie de sa production en yaourts et autres entremets pour les vendre aux cantines scolaires. Avec 6% de sa production transformée il gagne autant qu'en vendant les 94% restant de lait !
En voilà un qui s'est creusé la tête au lieu de pleurer pour rester un assisté !

Et puis il faut arrêter de voir tout blanc ou tout noir : il y a comme dans tous les domaines des réussites et des faillites !
Mon beauf cultive 100 hectares et produit des poulets label rouge, il gagne très bien sa vie.
Evidemment il fait des heures, mais tout comme n'importe quel artisan qui veut réussir ne compte pas ses heures !
Bref, ni je l'envie, ni je le plains : chaque profession a ses avantages et ses inconvénients, c'est tout !

Quant à comparer le taux de suicide des agriculteurs avec le taux moyen des non-cadres, pas d'accord : aujourd'hui un agriculteur est un chef d'entreprise ! Souvent tout seul certes, mais s'il ne sait pas gérer son affaire c'est sur que ça va pas durer...

webvince18

Enfin dans tout ça on s'éloigne beaucoup du sujet de départ  ;D ;D ;D ;D

JCCU

Citation de: jeanbart le Avril 10, 2015, 13:00:27
C'est pourtant marqué dans ton article:

"300 à 400 salariés se suicideraient chaque année en France".
Et plus loin:

"En témoignent les chiffres de l'Institut de veille sanitaire (InVS): 485 suicides d'agriculteurs ont été répertoriés  de 2007 à 2009".

Soit un peu plus 150 par an.

Ce qui compte, c'est le taux, pas le nombre

50 suicides de policiers/gendarmes pour 250 000 personnes, c'est plus élevé en proportion que 150 pour 1 million d'agriculteurs

jeanbart

Citation de: JCCU le Avril 10, 2015, 13:34:46
Ce qui compte, c'est le taux, pas le nombre

50 suicides de policiers/gendarmes pour 250 000 personnes, c'est plus élevé en proportion que 150 pour 1 million d'agriculteurs
Encore faut il prendre les vrais chiffres:

http://agriculture.gouv.fr/Combien-y-a-t-il-d-agriculteurs-en

Soit 604.000 exploitants et co-exploitants.
Et encore ce sont des chiffres de 2010.
La Touraine: what else ?

JCCU

Citation de: jeanbart le Avril 10, 2015, 14:21:23
Encore faut il prendre les vrais chiffres:

http://agriculture.gouv.fr/Combien-y-a-t-il-d-agriculteurs-en

Soit 604.000 exploitants et co-exploitants.
Et encore ce sont des chiffres de 2010.

"Un peu plus d'1 million de personnes participent régulièrement à l'activité des 514 800 exploitations agricoles françaises,...."

(C'est dans cet article que j'avais trouvé le chiffre de 1 million ;D Les agriculteurs, çà n'inclut pas que les chefs d'exploitation...)

Furet52

Citation de: webvince18 le Avril 10, 2015, 13:33:40
Enfin dans tout ça on s'éloigne beaucoup du sujet de départ  ;D ;D ;D ;D

C'est le moins que l'on puisse dire!  ::)


webvince18

Pour revenir à l'impact des humains sur la faune, hier j'ai tondu ma pelouse, qui a ensuite comme chaque fois été prise d'assaut par les oiseaux qui peuvent plus aisément chasser les vers dans l'herbe rase... Dois-je envisager de laisser mon jardin en friche pour éviter d'habituer les piafs à trop de facilité pour ce nourrir ?  ;D ;D ;D
J'avoue en avoir honteusement profité pour sortir l'appareil et shooter une bergeronnette...  ;D ;D ;D
(D'ailleurs décidément le 70-300 est trop court pour cet exercice...)
Bon je sors...  ;D

daguet


Le « problème » n'est pas de profiter d'une opportunité exemple, l'agriculteur fauche sa prairie et  le photographe profite de l'occasion pour  faire des photos de mulotage ... mais de modifier intentionnellement le comportement du sujet pour réaliser une photo. Ça peut débuter avec le nourrissage des passereaux en choisissant le support qui va bien, l'usage d'appeaux, d'appâts jusqu'à la manipulation de sujet imprégné voir mort en macro etc.

La question est, est ce que le rôle du photographe animalier n'est pas d'être simplement témoin de l'action et non d'être acteur en interférant avec la vie sauvage?
Et là, chacun fixe ses limites.

JCCU

Pour moi, le problème mentionné dans l'éditorial,beaucoup plus que la protection de la nature, c'est l'aspect "triche" : les gens qui font des photos dont ils disent qu'elles sont "naturelles" alors que tout est arrangé

heneauol

les 2 aspects sont discutable
-aspect dérangement de l'animal/altération de son comportement
-aspect "triche" si les conditions de pdv ne sont pas indiquées.
les hommes, les anges, les v..

Katana

Citation de: kochka le Avril 13, 2015, 13:00:19
Est-ce que mettre une goute de miel sur une fleur, enlève quelque chose au naturel de l'insecte qui viendra attiré par l'odeur?

Comme le précise Daguet, tout dépends de la limite que tu t'es fixé.
Pour certains, ce sera la goutte de trop, alors que pour d'autres, ce sera acceptable sans problème. C'est très subjectif en fait.

En ce qui me concerne, tout ce qui touche à la manipulation comme montré en exemple ne devrais pas exister.
Sortir une image à ce prix là, n'en vaut pas la peine, même si on sait que ce sera l'image du siècle, ça n'a pas de sens.

Après, profiter d'une opportunité ou se la créer avec une goutte de miel, quelques graines  ou morceaux de pain de ci de là, je ne vois pas ou serais le dérèglement du comportement, le tout étant que ça ne devienne pas habituel.

gebulon

Citation de: daguet le Avril 13, 2015, 10:26:53
Le « problème » n'est pas de profiter d'une opportunité exemple, l'agriculteur fauche sa prairie et  le photographe profite de l'occasion pour  faire des photos de mulotage ... mais de modifier intentionnellement le comportement du sujet pour réaliser une photo. Ça peut débuter avec le nourrissage des passereaux en choisissant le support qui va bien, l'usage d'appeaux, d'appâts jusqu'à la manipulation de sujet imprégné voir mort en macro etc.

La question est, est ce que le rôle du photographe animalier n'est pas d'être simplement témoin de l'action et non d'être acteur en interférant avec la vie sauvage?
Et là, chacun fixe ses limites.

Facile à dire, quand on voit la taille d'une mésange et celle d'un arbre, pour faire une photo correcte NON CROPPEE, à moins d'être à la retraite...
Dans ton exemple, l'agriculteur qui fauche n'a t'il pas altéré le comportement de prédateurs et celui des proies?

Les limites, il faut se les fixer c'est certain, mais il faut faire le distinguo entre appâter provisoirement pour attirer une espèce dans un cadre photogénique et modifier l'environnement ou mettre en scène l'animal par des moyens comme décrits dans l'édito.

Citation de: kochka le Avril 13, 2015, 16:43:33
Il me semble que la limite pourrait être dans la modification durable du comportement, si celui-ci peut devenir nuisible pour l'animal.


Évident ;)

daguet

 
Citation de: gebulon le Avril 13, 2015, 18:46:54
Facile à dire, quand on voit la taille d'une mésange et celle d'un arbre, pour faire une photo correcte NON CROPPEE, à moins d'être à la retraite...
Dans ton exemple, l'agriculteur qui fauche n'a t'il pas altéré le comportement de prédateurs et celui des proies?

Les limites, il faut se les fixer c'est certain, mais il faut faire le distinguo entre appâter provisoirement pour attirer une espèce dans un cadre photogénique et modifier l'environnement ou mettre en scène l'animal par des moyens comme décrits dans l'édito.

Évident ;)


L'agriculteur, fauche, et perturbe le milieu de prairie( en faisant court, car la prairie par définition n'existe que parce qu'elle est fauchée)  ses habitants, mais pas dans le but de faire de la photo...
L'édito, s'adressait aux photographes... Parce que sinon, on trouve toujours pire ailleurs.

Citation de: kochka le Avril 13, 2015, 13:00:19
Est-ce que mettre une goute de miel sur une fleur, enlève quelque chose au naturel de l'insecte qui viendra attiré par l'odeur?

Peut être pas, ( parce que si tu choisi mal la fleur, tu attireras peut être une espèce qui normalement ne vient pas dessus ) mais de simple spectateur ayant une action le plus neutre possible, le photographe est devenu metteur en scène...
C'est juste un choix...

A+


gebulon

Citation de: daguet le Avril 13, 2015, 19:43:17

L'agriculteur, fauche, et perturbe le milieu de prairie( en faisant court, car la prairie par définition n'existe que parce qu'elle est fauchée)  ses habitants, mais pas dans le but de faire de la photo...
L'édito, s'adressait aux photographes... Parce que sinon, on trouve toujours pire ailleurs.


Peut être pas, ( parce que si tu choisi mal la fleur, tu attireras peut être une espèce qui normalement ne vient pas dessus ) mais de simple spectateur ayant une action le plus neutre possible, le photographe est devenu metteur en scène...
C'est juste un choix...

A+

Je crois qu'on parle de "tricheurs"qui mettent en scène des animaux, soit morts, soit captifs...

Pourquoi, vu ta réponse, accepter le dérangement du milieu naturel de l'animal par un homme, qu'il soit agriculteur, pêcheur, campeur, chasseur et pas par un photographe?

Perso, je dérange plutôt moins (voir pas du tout) les piafs que je photographie en rivière, contrairement aux pêcheurs. (et je n'appâtes pas ces animaux là)
Faut-il interdire la pêche et les piques niques?

Je pense qu'il faut raison garder, chacun est libre et responsable de sa conduite, perso si je fais fuir les martins ou les cincles,
il n'y en aura plus, ce n'est donc pas mon intérêt non plus...


daguet

Citation de: gebulon le Avril 13, 2015, 20:59:24
Je crois qu'on parle de "tricheurs" qui mettent en scène des animaux, soit morts, soit captifs...

Pourquoi, vu ta réponse, accepter le dérangement du milieu naturel de l'animal par un homme, qu'il soit agriculteur, pêcheur, campeur, chasseur et pas par un photographe?

Perso, je dérange plutôt moins (voir pas du tout) les piafs que je photographie en rivière, contrairement aux pêcheurs. (et je n'appâtes pas ces animaux là)
Faut-il interdire la pêche et les piques niques?

Je pense qu'il faut raison garder, chacun est libre et responsable de sa conduite, perso si je fais fuir les martins ou les cincles,
il n'y en aura plus, ce n'est donc pas mon intérêt non plus...

Ne nous dispersons pas, mais comme ici c'est un forum de photographe, on parle de photographie ...  ce qui n'empêche pas que l'on trouve pire ailleurs comme je l'ai aussi écris.
Et à mon avis, il ne faut pas mélanger, dérangement et mise en scène , "tricherie",  pour reprendre ta terminologie.

On peut très bien mettre en scène un animal sans le déranger, simplement on l'aura mis en situation pour le plaisir de le photographier. Ca peut être sans conséquence pour le sujet...ou pas suivant ce que l'on tente comme image.
Et on peut aussi très bien déranger de façon préjudiciable sans "tricherie"...

La tricherie, c'est juste entre le photographe et sa conscience...

Bon ben là, j'ai juste appâter le cerf avec du maïs, puis la mésange avec du tournesol et organisé une rencontre...vous me croyez pas ;D



Henri Charles

Bonjour,

Le débat s'est recentré sur le sujet initial et c'est tant mieux, au moins, j'ai des choses à dire, beaucoup.

Je pense qu'il ne faut pas tout mélanger. Un agriculteur qui fauche son pré, un jardinier qui tond sa pelouse dérange la faune. Le simple fait de démarrer un tracteur ou une tondeuse pollue, donc dérange. Mais premièrement, ils ne le font pas dans cette optique et deuxièmement, ils ont le droit de faucher ou de tondre puisqu'ils sont chez eux et que ce n'est pas interdit par la loi.
Si l'on s'en tient à l'édito de J.M. Cogné, on parle des photographes et seulement des photographes.

Pour moi, dans la photographie animalière, il y a deux périodes bien distinctes : Avant le déclenchement et après le déclenchement.

Avant le déclenchement, c'est toute la partie préparation et installation (je fais uniquement de l'affût). C'est la période où l'on va au contact de la Nature et des animaux. C'est la période ou l'on doit mettre en exergue ses connaissances animalières. Mais c'est aussi la période ou l'on peut craindre les pires dérives. Maintenant reste à définir où l'on place le curseur des dérives.

Premier exemple : Pour le photographe qui fait de l'animalier parce que c'est la mode mais qui ne connait pas les animaux et surtout ne les aime pas, congeler une grenouille, empaler un insecte sur un trombone ou attacher un rongeur pour attirer un rapace n'est pas une dérive puisque ce ne sont que des animaux insignifiants que l'on mange (la grenouille), que l'on écrase (l'insecte) ou que l'on empoisonne (le rongeur). Pour moi, c'est la pire des dérives et je demande que ces personnes (je n'ai pas écrit photographe) soient exclus des revues, des expositions et des forums, quelque soit leurs notoriétés. Et puisque c'est Nat'Images qui a lancé le débat, je leur demande, en tant qu'abonné,  d'être très vigilant sur le choix de leurs articles. Je suis sur qu'un œil averti, et il y en a à Nat'Images, saura détecter "les excès honteux qui jettent le discrédit sur la photo nature". 

Deuxième exemple : Concernant l'épineux débat sur le nourrissage, si vous me posez la question "Est-ce que le nourrissage hivernal modifie le comportement des oiseaux ?" je répondrais oui. Les six fauvettes à tête noire qui sont restées tout l'hiver dans mon jardin auraient peut-être migrées vers l'Afrique si je ne les avais pas nourris. Pour ceux qui sont contre, je dis que je préfère les nourrir et les voir survivre que laisser faire et les voir mourir de faim. J'ajoute que le nourrissage ne consiste pas simplement à distribuer des graines de tournesol et suspendre des boules de graisse, il y a des règles à respecter.
Je ne vais pas me lancer dans une explication de texte sur l'utilité du nourrissage, vous trouverez tous les arguments sur Internet.

Certaines personnes considèrent qu'il n'y a pas de différence entre le premier et le deuxième exemple puisqu'il y a une intervention du photographe. Je suis prêt à en discuter.

Et après le déclenchement ? On verra plus tard, dans le prochain épisode.

Cordialement

jeanbart

Citation de: Henri Charles le Avril 15, 2015, 10:32:13
Bonjour,

Le débat s'est recentré sur le sujet initial et c'est tant mieux, au moins, j'ai des choses à dire, beaucoup.

Je pense qu'il ne faut pas tout mélanger. Un agriculteur qui fauche son pré, un jardinier qui tond sa pelouse dérange la faune. Le simple fait de démarrer un tracteur ou une tondeuse pollue, donc dérange. Mais premièrement, ils ne le font pas dans cette optique et deuxièmement, ils ont le droit de faucher ou de tondre puisqu'ils sont chez eux et que ce n'est pas interdit par la loi.
Si l'on s'en tient à l'édito de J.M. Cogné, on parle des photographes et seulement des photographes.

Pour moi, dans la photographie animalière, il y a deux périodes bien distinctes : Avant le déclenchement et après le déclenchement.

Avant le déclenchement, c'est toute la partie préparation et installation (je fais uniquement de l'affût). C'est la période où l'on va au contact de la Nature et des animaux. C'est la période ou l'on doit mettre en exergue ses connaissances animalières. Mais c'est aussi la période ou l'on peut craindre les pires dérives. Maintenant reste à définir où l'on place le curseur des dérives.

Premier exemple : Pour le photographe qui fait de l'animalier parce que c'est la mode mais qui ne connait pas les animaux et surtout ne les aime pas, congeler une grenouille, empaler un insecte sur un trombone ou attacher un rongeur pour attirer un rapace n'est pas une dérive puisque ce ne sont que des animaux insignifiants que l'on mange (la grenouille), que l'on écrase (l'insecte) ou que l'on empoisonne (le rongeur). Pour moi, c'est la pire des dérives et je demande que ces personnes (je n'ai pas écrit photographe) soient exclus des revues, des expositions et des forums, quelque soit leurs notoriétés. Et puisque c'est Nat'Images qui a lancé le débat, je leur demande, en tant qu'abonné,  d'être très vigilant sur le choix de leurs articles. Je suis sur qu'un œil averti, et il y en a à Nat'Images, saura détecter "les excès honteux qui jettent le discrédit sur la photo nature".  

Deuxième exemple : Concernant l'épineux débat sur le nourrissage, si vous me posez la question "Est-ce que le nourrissage hivernal modifie le comportement des oiseaux ?" je répondrais oui. Les six fauvettes à tête noire qui sont restées tout l'hiver dans mon jardin auraient peut-être migrées vers l'Afrique si je ne les avais pas nourris. Pour ceux qui sont contre, je dis que je préfère les nourrir et les voir survivre que laisser faire et les voir mourir de faim. J'ajoute que le nourrissage ne consiste pas simplement à distribuer des graines de tournesol et suspendre des boules de graisse, il y a des règles à respecter.
Je ne vais pas me lancer dans une explication de texte sur l'utilité du nourrissage, vous trouverez tous les arguments sur Internet.

Certaines personnes considèrent qu'il n'y a pas de différence entre le premier et le deuxième exemple puisqu'il y a une intervention du photographe. Je suis prêt à en discuter.

Et après le déclenchement ? On verra plus tard, dans le prochain épisode.

Cordialement
Pourtant l'édito est clair "Nous sommes tous des tricheurs !" et seule compte le principe de "vraie photo naturelle".

A mon avis le numéro actuel de Nat'Images devrait avoir moitié moins de pages si ce noble principe avait été respecté à la lettre.  ;D ;D ;D
La Touraine: what else ?

Henri Charles

Citation de: jeanbart le Avril 15, 2015, 11:33:51
A mon avis le numéro actuel de Nat'Images devrait avoir moitié moins de pages si ce noble principe avait été respecté à la lettre.  ;D ;D ;D
Maintenant, j'en viens même à me demander si la coccinelle sur la page de couverture est vivante au moment de la prise de vue.

daguet

Citation de: Henri Charles le Avril 15, 2015, 10:32:13
....
Certaines personnes considèrent qu'il n'y a pas de différence entre le premier et le deuxième exemple puisqu'il y a une intervention du photographe. Je suis prêt à en discuter.

Cordialement

Si dans tes deux exemples, le but est de faire des photos, une photo " à tout prix", il n'y a pas vraiment de différence dans la démarche... La seule différence que j'y verrais, c'est que dans le cas du nourrissage c'est plus facile de se donner bonne conscience ...

A+


heneauol

Citation de: daguet le Avril 13, 2015, 21:21:34
Ne nous dispersons pas, mais comme ici c'est un forum de photographe, on parle de photographie ...  ce qui n'empêche pas que l'on trouve pire ailleurs comme je l'ai aussi écris.
Et à mon avis, il ne faut pas mélanger, dérangement et mise en scène , "tricherie",  pour reprendre ta terminologie.

On peut très bien mettre en scène un animal sans le déranger, simplement on l'aura mis en situation pour le plaisir de le photographier. Ca peut être sans conséquence pour le sujet...ou pas suivant ce que l'on tente comme image.
Et on peut aussi très bien déranger de façon préjudiciable sans "tricherie"...

La tricherie, c'est juste entre le photographe et sa conscience...

Bon ben là, j'ai juste appâter le cerf avec du maïs, puis la mésange avec du tournesol et organisé une rencontre...vous me croyez pas ;D

si le photographe publie ses photos et "oublie" de mentionner certains détails, ne triche-t-il pas envers les personnes qui regardent ses photos?
les hommes, les anges, les v..