Petit questionnement sur les photos qu'il faudrait faire... ou ne pas faire

Démarré par Verso92, Septembre 25, 2026, 19:56:42

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Olga

Citation de: Olga le Septembre 26, 2026, 20:36:34Par contre, pour moi, ton approche n'est pas semblable à celle de Basilico ou Paul d'Haese.

Citation de: Verso92 le Septembre 26, 2026, 23:29:27Je n'ai jamais prétendu le contraire (et heureusement, non ?).

Citation de: Verso92 le Septembre 25, 2026, 21:51:45Le hasard m'a fait découvrir que d'autres photographes connus et/ou récompensés avaient photographié ces mêmes endroits avec une approche semblable. Ça ne me "rassure" pas sur le bien fondé de ma démarche à moi (je n'en ai cure).

::)  On pourrait se méprendre ...

Verso92

Citation de: Olga le Septembre 27, 2026, 00:35:53::)  On pourrait se méprendre ...

Dans "approche semblable", je parlais essentiellement du point de vue et du cadrage, pas de la démarche.


C'est plus clair comme ça ?

mingmonk

J'aimerais revenir au questionnement initial de Verso92. A mon avis, quel que soit le sujet photographié, il existe toujours une forme d'« intertextualité » visuelle. Nous nous nourrissons des uns et des autres au gré de nos héritages culturels respectifs, de nos sensibilités, de nos expériences, de nos rencontres, de nos voyages, de nos solitudes assumées ou non.

Certains sujets photographiés par Verso92 sont présents depuis des lustres. Atget, Berenice Abbott, Walker Evans, Paul Strand, Stephen Shore, Gabriele Basilico... Rien de nouveau sous l'effet de la la lumière.

D'aucuns affirment que ces sujets sont d'une banalité... je vous laisse tout le loisir de choisir les qualificatifs idoines. Les photos d'Atget de Paris peuvent paraître banales ; d'ailleurs, combien d'entre nous, si nous avions été un de ses contemporains, auraient trouvé ses photos « géniales », auraient applaudi à son « projet » et loué « ses séries » ? En réalité, il vendait simplement des photos pour vivre et se comportait comme un colporteur photographique. L'intention première d'un photographe peut être tout à fait étrangère à la façon dont nous recevons ses images, dont nous dépossédons en tant que récepteur le regard de l'émetteur.

Il en est de même de Walker Evans, un inconditionnel d'Atget. Prenons Corrugated Tin Facade (1936), une photo d'une « façade en tôle ondulée » que tout un chacun pourrait trouver d'une banalité affligeante. Laissons Walker Evans s'exprimer à son sujet :

« Quand je suis arrivé devant, j'ai été surtout pris par la lumière transversale sur la tôle ondulée argentée. Cela était en soi tellement beau que j'ai installé mon appareil, bouleversé par cette surface, transporté par l'aspect nu de cette façade en trompe-l'œil, par la façon dont le tas de sable venait s'y adjoindre. La photographie est une réaction instinctive à un objet plastique. J'ai su en un éclair que c'était ce que je voulais, et j'ai trouvé bien davantage par la suite, en l'éditant. On tente de trouver quelque chose, et si ça ne marche pas, on le sait plus tard. Mais d'abord on le capte sur la pellicule, on l'engrange. C'est transcendant, on le sent. C'est là que se trouve le transcendant disparu ; un moment de chance, d'action et de fortuité. C'est là et on ne peut pas se défaire de cette sensation. »

La sensation de banalité en prend un coup, vous ne trouvez pas ? Verso92 y répond aussi à sa façon :
Citation de: Verso92 le Septembre 25, 2026, 21:51:45En fait, je ne me pose pas toutes ces questions : l'acte photographique est pour moi le moyen de prolonger une émotion visuelle.
[...]

J'approuve. Avec mes mots, je dirais qu'il est le prolongement d'une prévisualisation émotionnelle. Tout découle d'un regard empreint de transcendance disparue, en soi et au dehors de soi. Quelquefois, rarement, nous nous en rendons compte, l'œil au viseur, le doigt sur le déclencheur. C'est un moment de grâce lorsque cela se produit. Du temps de l'argentique, je savais que la photo était réussie, bonne... et plus encore.

Alors, Jolanissa, la notion de série, vous le comprenez, est le cadet de mes soucis photographiques. Et le fait d'avoir cité Walker Evans n'est pas du tout innocent, puisqu'il se trouve être un fervent zélateur de l'éditing. Je trouve que cette notion de série se trouve être un cheveu dans la soupe photographique. Certes, je vous concède qu'un photographe peut avoir une vision apriorique en élaborant un projet dans lequel des images se répondront dans une série, mais c'est volontairement délimiter des formes de prévisualisation émotionnelle. Quant à l'editing, celle-ci est une démarche a-postériorique dans laquelle l'émetteur (le photographe) ou un récepteur (un éditeur) reconstruit du sens... et de l'émotion. Pour ma part, je préfère les moments de grâce que procure l'instantanéité des transcendants disparus.

Verso92

Citation de: mingmonk le Septembre 27, 2026, 11:53:28"La photographie est une réaction instinctive à un objet plastique."

Plutôt d'accord avec cette phrase...  ;-)



Après, il m'arrive aussi de faire des photos de façon préméditée.

Par exemple, quand je me suis rendu en pèlerinage dans le village de mon arrière grand-père paternel, disparu (le village) en 1916, même s'il garde une existence administrative.


Et comme disait mon grand-oncle Pierre, qui a écrit un livre sur Beaumont en Verdunois :
"Au delà de ces pierres, de ces débris, il y avait les maisons. Au delà des maisons, il y avait le village. Ce village, on l'aimait comme on aime un parent. Il a eu le sort des humains. Son corps est mort; la forêt, cette intruse, l'a recouvert comme un immense linceul. Mais son âme vit et, comme telle, vivra éternellement."

Verso92

Citation de: Verso92 le Septembre 27, 2026, 12:07:30Après, il m'arrive aussi de faire des photos de façon préméditée.

Ou encore, de façon moins personnelle, sur les vestiges d'une aventure industrielle (rail de l'aérotrain, au nord d'Orléans) :


(bon, là, c'est un peu différent : le rail a un caractère photogénique évident)

Jolanissa

Citation de: mingmonk le Septembre 27, 2026, 11:53:28Alors, Jolanissa, la notion de série, vous le comprenez, est le cadet de mes soucis photographiques. Et le fait d'avoir cité Walker Evans n'est pas du tout innocent, puisqu'il se trouve être un fervent zélateur de l'éditing. Je trouve que cette notion de série se trouve être un cheveu dans la soupe photographique. Certes, je vous concède qu'un photographe peut avoir une vision apriorique en élaborant un projet dans lequel des images se répondront dans une série, mais c'est volontairement délimiter des formes de prévisualisation émotionnelle. Quant à l'editing, celle-ci est une démarche a-postériorique dans laquelle l'émetteur (le photographe) ou un récepteur (un éditeur) reconstruit du sens... et de l'émotion. Pour ma part, je préfère les moments de grâce que procure l'instantanéité des transcendants disparus.

Je ne pense pas que série et moment de grâce s'excluent. La série ne précède pas nécessairement l'émotion : elle peut en être un prolongement différé, une seconde écriture. Atget lui-même, colporteur photographique vendant ses tirages au détail, a été reçu comme un auteur de séries par ceux qui l'ont édité après lui (Abbott, MOMA). Le sens en photographie est peut-être toujours un peu a posteriori.
Cela dit, votre point de vue me rejoint sur l'essentiel : sans l'émotion, sans le moment de grâce, il n'y a rien à éditer, rien à mettre en série. Une série vide de toute émotion n'est qu'un inventaire. Je dirais simplement : l'instantané est la condition nécessaire de la photographie, l'éditing, souvent, ce qui la fait devenir un peu plus qu'une photo banale.
Et au fond, Verso92 l'a dit plus simplement et mieux que nous deux : l'acte photographique comme prolongement d'une émotion visuelle. Le reste série ou pas est question de tempérament.

zuiko

Citation de: mingmonk le Septembre 27, 2026, 11:53:28.../...
Laissons Walker Evans s'exprimer à son sujet :

« Quand je suis arrivé devant, j'ai été surtout pris par la lumière transversale sur la tôle ondulée argentée. Cela était en soi tellement beau que j'ai installé mon appareil, bouleversé par cette surface, transporté par l'aspect nu de cette façade en trompe-l'œil, par la façon dont le tas de sable venait s'y adjoindre. La photographie est une réaction instinctive à un objet plastique. J'ai su en un éclair que c'était ce que je voulais, et j'ai trouvé bien davantage par la suite, en l'éditant. On tente de trouver quelque chose, et si ça ne marche pas, on le sait plus tard. Mais d'abord on le capte sur la pellicule, on l'engrange. C'est transcendant, on le sent. C'est là que se trouve le transcendant disparu ; un moment de chance, d'action et de fortuité. C'est là et on ne peut pas se défaire de cette sensation. »

La sensation de banalité en prend un coup, vous ne trouvez pas ? Verso92 y répond aussi à sa façon :
.../...

Avec cette citation de Walker Evans, me voilà conforté d'avoir proposé ici ma palissade sous la neige (abruptement dénigrée par LLF : «on touche le fond »).
Merci à toi :)

January

Citation de: Verso92 le Septembre 27, 2026, 12:27:28Ou encore, de façon moins personnelle, sur les vestiges d'une aventure industrielle (rail de l'aérotrain, au nord d'Orléans) :(bon, là, c'est un peu différent : le rail a un caractère photogénique évident)

Cette photo me rappelle un vieux souvenir. J'ai en 1970 eu l'occasion de faire cette vingtaine de Km à bord de l'Aérotrain, 300 km/h à l'époque...et record 430 km/h de mémoire.

Verso92

Citation de: January le Septembre 27, 2026, 12:45:16Cette photo me rappelle un vieux souvenir. J'ai en 1970 eu l'occasion de faire cette vingtaine de Km à bord de l'Aérotrain, 300 km/h à l'époque...

Impossible : le rail ne fait que 18 km...  ;-P


Plus sérieusement, ça a dû être une belle expérience !

Sinon, je suis convaincu que la photo et la madeleine de Proust, ça peut avoir plein de points communs.

January

C'était en 1970 excuse moi pour ma perte de mémoire. Et j'ai écrit une vingtaine. Tu ne changeras pas !

Verso92

Citation de: January le Septembre 27, 2026, 12:49:32C'était en 1970 excuse moi pour ma perte de mémoire. Et j'ai écrit une vingtaine. Tu ne changeras pas !

J'ai utilisé un smiley à l'ancienne, pourtant...  ;-)

(un petit bonhomme qui fait un clin d'œil et qui tire la langue)



Anecdote : un jour, nous avons escaladé un portail pour aller faire des photos du rail (un pote qui voulait essayer le D810 m'avait accompagné). Et nous sommes tombés sur deux jeunes femmes qui faisaient des photos à la chambre. J'étais un peu déçu : moins qui pensais faire des photos originales, elles m'ont expliqué que le rail était un des sujets de prédilection des photographes de la région !

January

Citation de: Verso92 le Septembre 27, 2026, 12:52:17J'ai utilisé un smiley à l'ancienne, pourtant...  ;-)
Impossible : le rail ne fait que 18 km...  ;-P

Je ne les vois pas, j'ai un ";-P "et ";-)" qui s'affichent et pas de symbols smiley.

mingmonk

Citation de: Jolanissa le Septembre 27, 2026, 12:30:42Je ne pense pas que série et moment de grâce s'excluent. La série ne précède pas nécessairement l'émotion : elle peut en être un prolongement différé, une seconde écriture. Atget lui-même, colporteur photographique vendant ses tirages au détail, a été reçu comme un auteur de séries par ceux qui l'ont édité après lui (Abbott, MOMA). Le sens en photographie est peut-être toujours un peu a posteriori.
[...]

Merci de votre réponse Jolanissa.

J'avais en tête ce propos :

Citation de: Jolanissa le Septembre 25, 2026, 21:05:25[...]

Alors oui, ce type de photo a toute sa place dans le paysage photographique j'ai regardé du côté de  l'école de Düsseldorf, la Nouvelle École coloriste américaine, Basilico, d'Haese en font un genre à part entière. Mais il y a un point fondamental ces photographes n'ont jamais considéré le sujet comme suffisant. La maison banale photographiée pour elle-même, sans regard, sans construction, sans écart, ne dit rien d'autre que voici une maison banale,  le monde avec Google en produit déjà des milliards gratuitement.
[...] 




C'est votre façon de recevoir une image. Pourquoi pas ? Mais je pense que cette façon de photographier n'existe pas, même chez un débutant. Prise en elle-même, la photo de Waker Evans commentée par lui-même pourrait être considérée de la sorte.
Tout acte photographique, il me semble, est intentionnel, qu'il soit positivement ou négativement considéré par le regard des autres selon des raisons techniques ou esthétiques et, qui plus est, qu'il soit présenté univoquement. Donc, qu'il soit concomitant à une série n"est pas nécessaire.

Bien évidemment, je suis entièrement d'accord avec vous, bien que je préfère l'univocité intentionnelle d'une prise de vue. Une série de photos est le fruit d'une reconstitution d'une histoire opérée par notre mémoire, ou même le résultat d'un nouvel acte créateur en procurant une interprétation inédite d'un passé photographique révolu. D'ailleurs, Walker Evans ne pense-t-il pas ainsi dans son commentaire en écrivant : « J'ai su en un éclair que c'était ce que je voulais, et j'ai trouvé bien davantage par la suite, en l'éditant. »


Verso92

Citation de: January le Septembre 27, 2026, 13:38:21Je ne les vois pas, j'ai un ";-P "et ";-)" qui s'affichent et pas de symbols smiley.

Pas de symbole smileys "tout prêts"... c'est mon habitude !

;-)

Verso92

Citation de: mingmonk le Septembre 27, 2026, 13:55:19Tout acte photographique, il me semble, est intentionnel, qu'il soit positivement ou négativement considéré par le regard des autres selon des raisons techniques ou esthétiques et, qui plus est, qu'il soit présenté univoquement.

Cela me semble appartenir à l'évidence.

egtegt²

Cela dit c'est toujours intéressant de se poser la question de pourquoi on fait une photo, parfois l'intention n'est pas si évidente pour soi-même. Par contre poser la question aux autres de leurs intentions n'a pas beaucoup de sens sauf dans une démarche de critique, quand je vais voir une expo photo je ne me demande pas ce que le photographe voulait me montrer, j'y vois ce qui m'intéresse et ça me suffit.

Ca me fait penser à un dessin de Sempé où on voit un compositeur en bord de mer qui compose un morceau avec pour thème les mouvements des vagues et ensuite on voit quelqu'un qui écoute sa musique et se représente la montagne. J'ai recherché sur google mais pas moyen de le trouver :)

Verso92

Citation de: egtegt² le Septembre 28, 2026, 13:40:44Cela dit c'est toujours intéressant de se poser la question de pourquoi on fait une photo, parfois l'intention n'est pas si évidente pour soi-même.

Oui, enfin... quand je fais spécialement 300 km aller-retour en voiture pour aller photographier mon Rail, avec le 45 PC-E et le trépied dans le coffre, je te prie de croire que l'intention, elle est bien là (surtout que je sais plutôt précisément quelles photos je vais y faire...) !

;-)

Verso92

Idem quand je retourne sur les endroits de mes vacances, quand j'étais gamin, chez ma grand-mère (à côté de Verdun).


Les champs de bataille de Verdun m'ont toujours fasciné (je les ai souvent arpentés avec mes oncles et tantes). Là encore, équipement "lourd" et photos préméditées.

C'est d'ailleurs prévu que j'y retourne, pour compléter ma moisson d'images avec des endroits que, à ma grande surprise, je n'ai pas retrouvés (mais j'étudie les cartes avec attention, en croisant les informations)...

Stepbystep

C'est ce qui fait l'intérêt de la pratique photographique, deux mêmes photos prises au même endroit, à des moments différents par deux personnes différentes n'auront pas le même impact émotionnel pour la personne qui les regarde. A partir de là, tout est possible.

bozart

Citation de: egtegt² le Septembre 28, 2026, 13:40:44Cela dit c'est toujours intéressant de se poser la question de pourquoi on fait une photo, parfois l'intention n'est pas si évidente pour soi-même. Par contre poser la question aux autres de leurs intentions n'a pas beaucoup de sens sauf dans une démarche de critique, quand je vais voir une expo photo je ne me demande pas ce que le photographe voulait me montrer, j'y vois ce qui m'intéresse et ça me suffit.

Ca me fait penser à un dessin de Sempé où on voit un compositeur en bord de mer qui compose un morceau avec pour thème les mouvements des vagues et ensuite on voit quelqu'un qui écoute sa musique et se représente la montagne. J'ai recherché sur google mais pas moyen de le trouver :)

Pour ma part, l'intérêt de ne considérer que l'interprétation personnelle est très limité : à quel moment est-ce que je pourrais appendre quelque chose de quelqu'un d'autre si je ne prends en compte que mon interprétation ?

Il y a en ce moment une expo d'une très grande richesse au musée Niépce : l'auteur (Aleix Plademunt) était là pour la présenter et avait 1000 et 1000 choses à dire sur chaque photo, chacune renvoyant à un domaine scientifique ou géologique ou sociologique ou autre : passionnant, foisonnant, vertigineux !
Et puis il a expliqué qu'il ne voulait pas de cartels explicatifs (ils sont minimalistes ) pour laisser les personnes se faire leur interprétation.
Et là ...c'est le vide sidéral ! Sur toutes ces photos pleines de sens il n'y a plus grand chose à partager réellement et on ne peut que tourner en rond dans sa petite cage perso. C'est triste au fond, cette conception des choses.


Verso92

Citation de: LeLamaFou le Septembre 28, 2026, 19:37:30Nous n'utilisons pas le même sens de ce mot.

Peut-être...


Mais, contrairement au point de vue que tu veux tenter d'imposer, elle existe pourtant bel et bien.


Un autre de mes domaines de prédilection, comme certains l'auront peut-être remarqué, sont les villes balnéaires du nord de la France.

J'étais il y a quelques temps avec une amie à Merlimont Plage. Elle était surprise de voir ce que je photographiais, trouvant ça moche. Être passionné de photographie, et ouvrir les yeux sur ce qui nous entoure est peut-être une chance, finalement...


Quand je me promène dans ces villes balnéaires, j'y ressens une atmosphère (non, je n'ai pas une gueule d'atmosphère !), une ambiance particulière. Et quand je réussis (selon mes critères) à retranscrire en photo cette atmosphère, pour moi, c'est gagné.

Je sais, c'est un peu égoïste... mais ça fait longtemps que le sais que je ne serai jamais exposé au Jeu de Paume ou à la MEP, alors... et comme je fais des photos pour moi, c'est gagné !

Verso92

Citation de: LeLamaFou le Septembre 28, 2026, 19:37:30Nous n'utilisons pas le même sens de ce mot.

Et par exemple, quand je fais 600 km A/R spécialement pour aller photographier les champs de bataille de Verdun (ce n'est pas du tourisme), comme évoqué précédemment, avec en tête précisément le type d'images que je souhaite faire, il n'y aurait pas d'intention, donc ?


(après, mes photos valent ce qu'elles valent, mais là n'est pas la question)

salamander

Franchement, mention spéciale pour ta ténacité.

Continuer l'échange face à un raisonnement aussi sous-alimenté, c'est héroïque.
perturbateur ombilical (●)

PafPouf

Citation de: Verso92 le Septembre 28, 2026, 20:07:55Et par exemple, quand je fais 600 km A/R spécialement pour aller photographier les champs de bataille de Verdun (ce n'est pas du tourisme), comme évoqué précédemment, avec en tête précisément le type d'images que je souhaite faire, il n'y aurait pas d'intention, donc ?


(après, mes photos valent ce qu'elles valent, mais là n'est pas la question)
Aller photographier quelque chose à 600km suffit-il à en faire une intention photographique? Je pense que non, le nombre de Km parcourus ne veut rien dire.