Les îles Philippines

Démarré par Pinoy, Décembre 07, 2010, 14:22:43

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Pinoy

Quelques habitations rurales. Malgré le manque d'eau, la lessive est souvent faite.

Les 1 et 2

Pinoy

Les 3 et 4

Pinoy

Les 6 et 7. La 7 est l'hacienda d'un riche propriétaire terrien souvent d'origine espagnole.

Pinoy

Les deux dernières.

DBLG

Hello Pinoy,

Ta série sur les bêtes de somme est magnifique !
Un beau témoignage d'un passé pas très éloigné.
Les habitations rurales feraient ici le bonheur de touristes en mal d'exotisme improbable..


Daddy

Pinoy

 :)  Merci Daddy, petit à petit les Carabaos (buffles) se réduisent mais à la campagne et en montagnes les kubos (habitations rurales) résistent.
Retour aux Philippines début novembre pour six mois.
JC

Pinoy

 :) Bonjour, l'île de Negros grande comme près d'une fois et demie la Corse est surtout connue pour la culture de la canne à sucre mais celle du riz y a aussi une place importante car il reste l'aliment de base pour 80% des Philippins.
Voici les différentes étapes de la culture du riz :
Il faut planter des semences qui gonflent et germent dans l'eau jusqu'à que les jeunes pousses atteignent 15 à 25 cm. Vient ensuite le repiquage dans les champs inondés préalablement labourés. Cinq à six mois plus tard, le riz peut être récolté et pour ce faire, trois semaines avant l'eau est évacuée.
Après la récolte le riz est battu comme le blé. Les grains sont ensuite séchés puis vient la mouture dans un moulin.
L'objectif principal de la mouture du riz est d'éliminer les enveloppes et les couches de son et de produire un grain de riz blanc comestible.

La 1, la récolte des pousses
La 2, le labour avant repiquage



Pinoy

Les 3 et 4, le repiquage

Pinoy

Les 5 et 6, le repiquage

Pinoy

Les 6 et 7, le riz commence à pousser

Pinoy

Les 8 et 9, les rizières sont vertes

Pinoy

Les 10 et 11, vertes et belles

Pinoy

Les 12 et 13, en attendant la récolte

Pinoy

Les suivantes, la récolte

Pinoy

La récolte

Pinoy


Pinoy

Les 2 dernières, le séchage sur la route.

À bientôt
JC

labat

Ce fil est un superbe documentaire, tu peux continuer je te suis.

Pinoy

Merci Labat, en attendant mon retour début novembre, je puise dans mes archives. le prochain sera consacré à la canne à sucre dont je viens de déguster un sous-produit après déjeuner avec un peu de rhum philippin.  :)

papinou

Toujours de bien belles images sur la rude vie de ces braves gens
Attention de ne pas trop abuser de ces fameux rhums ! il y en a qui disent que ça entretient la tuyauterie
CDT
Papinou

Pinoy

 :) Merci Papinou et content de te revoir sur le forum.
Cordialement
JC

Eryk

Merci pour ce beau fil, qui me fait voyager agréablement.

Juste une remarque, il me semble que les dernières photos sont très saturées.

Cordialement.


Pinoy

Merci Erik, ce sont pour beaucoup d'anciennes photos et je ferai attention mais ce pays est aussi très riche en couleurs.
Cordialement
JC

Pinoy

La canne à sucre

L'île de Negros est le plus gros producteur de canne des Philippines, avec 450.000 hectares plantés, soit plus de la moitié de la superficie arable de l'île et emploie 300 000 personnes subvenant aux besoins d'une population de 2 millions.
Le pays se veut autosuffisant en sucre et n'exporte pas ou peu ne voulant plus être dépendant des aléas des cours mondiaux en transformant ses excédents en bioéthanol. En effet depuis la loi de 2006 sur les biocarburants, l'industrie de la canne à sucre a trouvé un nouvel essor grâce à l'éthanol extrait de sa mélasse et depuis 2011 tous les carburants vendus aux Philippines doivent en contenir au moins 10%.
Nous sommes entrés dans la saison morte qui va de mi-avril à fin septembre, c'est le temps qui s'écoule entre plantation et récolte et où il n'y a plus de travail dans les champs. Pour les travailleurs permanents, les saisonniers et leurs familles vient le temps des vaches maigres, une situation qu'ils endurent depuis des générations et qu'ils appellent le temps de la faim.
En moyenne un ouvrier de la canne à sucre gagne 3.50 € par jour (45% du salaire minimum actuel de la région), tandis qu'un ouvrier saisonnier gagne à peine 2.50 € (30%). Les travailleurs agricoles permanents vivent grâce aux avances accordées par leurs patrons et déductibles des salaires de la prochaine saison tandis que les saisonniers migrent vers les villes pour tenter d'y trouver un travail temporaire et survivre.
Ayons une petite pensée pour eux lorsque nous dégusterons confortablement notre verre de rhum philippin Tanduay ou Don Papa.

Un même plant de canne peur donner jusqu'à trois fois et il lui faut environ dix mois pour arriver à maturité. Après la troisième moisson, les champs sont brûlés pour éliminer les déchets végétaux et autres pestes. Vient ensuite le moment des labours puis les nouvelles pousses sont semées, enterrées et puis copieusement et régulièrement arrosées.

Les 1 et 2, le labour


Pinoy

La 3, un champ labouré
La 4, les semailles