Trains, fil ouvert...

Démarré par rail77, Mai 18, 2013, 01:29:18

« précédent - suivant »

jff66

Bonjour à tous, ma petite participation à ce très beau fil! :)
Perpignan.
Rame AVE 9731 Marseille-Madrid et son conducteur en attente de départ.

jff66

Narbonne.

Entrée en gare avant arrêt pour desserte, de la Rame AVE 9743 Lyon-Barcelone.

stratojs

Bonjour,
Sont-ce les fameuses rames à écartement variable?

jff66

Citation de: stratojs le Avril 05, 2017, 16:23:29
Bonjour,
Sont-ce les fameuses rames à écartement variable?

Bonjour,

Ces rames AVE sont à l'écartement standard UIC (1,435m.) et circulent en Espagne sur lignes à grande vitesse, construites dès leur origine à cette norme pour permettre l'interconnexion avec les autres réseaux ferrés européens.
De ce fait elles empruntent la ligne LGV Perpignan-Figuères toute récente, et ne passent pas au chantier de changement d'essieux à Cerbère ou Port-Bou.
Les rames Talgo sont équipées d'un système variable qui permet la modification de l'écartement, en passant au ralenti sur une installation particulière. :)

André Perier

Même chose pour Toulouse Barcelone en 3h 12 mais seulement d'Avril à Septembr
Flou à lier

TYBOR

Bonjour,
Après le contournement de Montpellier, inauguré cette année, il ne  restera plus qu'à réaliser le chaînon manquant de Ligne à Grande Vitesse vers Narbonne et Perpignan (le centre du monde)... puis, dans un avenir plus lointain, la section Toulouse - Narbonne (Après Bordeaux Toulouse déjà programmée).
... Il sera (et il l'est déjà un peu...) loin le temps du Trans-Europ-Express Talgo Catalan qui reliait genève à Barcelone avec une loco et une rame équipés d'essieux à écartement variables!.

jff66

Citation de: TYBOR le Avril 06, 2017, 07:50:29
Bonjour,
Après le contournement de Montpellier, inauguré cette année, il ne  restera plus qu'à réaliser le chaînon manquant de Ligne à Grande Vitesse vers Narbonne et Perpignan (le centre du monde)... puis, dans un avenir plus lointain, la section Toulouse - Narbonne (Après Bordeaux Toulouse déjà programmée).
... Il sera (et il l'est déjà un peu...) loin le temps du Trans-Europ-Express Talgo Catalan qui reliait genève à Barcelone avec une loco et une rame équipés d'essieux à écartement variables!.
Le projet (déjà ancien) concernant la section Toulouse-Narbonne était d'aménager la voie existante (modification du rayon des courbes entre-autres....) pour remonter la vitesse limite de la ligne à 220km/h. :)

TYBOR

Ce serait déjà pas mal... Tout comme l'achèvement de la ré-ouverture totale de la ligne Pau-Canfranc, permettant la renaissance d'une liaison ferroviaire France-Espagne (dans le cadre, plus modeste, d'une ligne classique mais modernisée).

rail77

Bonjour
Je remonte ce fil avec cette photo d'une locomotive double de type VL 80, au départ de la gare d'Enem vers une destination inconnue, avec un train de conteneurs en provenance du port de Tuapse.
Enem se situe à 15 km de la grande ville de Krasnodar et à environ 200 km au nord de la station balnéaire de Sochi, dans le sud de la Russie.
Amitiés.
Pierre

TYBOR

Bonjour,
J' aime beaucoup cette livrée verte et rouge qui me rappelle certaines vieilles machines françaises des années d'après-guerre...
Ce rouge à vocation à servir d'avertissement, pour la visibilité des trains qui arrivent.

ejci

bonjour,
Sur la ligne Ikoutsk-Vladivostok :

labat

Superbe fil à lire pour toujours et toujours découvrir. Très bon.

DNphoto

Citation de: TYBOR le Avril 15, 2017, 11:11:11
Bonjour,
J' aime beaucoup cette livrée verte et rouge qui me rappelle certaines vieilles machines françaises des années d'après-guerre...
Ce rouge à vocation à servir d'avertissement, pour la visibilité des trains qui arrivent.

il est vrai que de nombreux engins ont du rouge à l'avant, mais ça ne sert strictement à rien pour la visibilité.
la meilleure façon de rendre un train visible est de rouler avec les phares allumés.

TYBOR

Bonjour,
J'aurai peut être du dire "avait".
Tant il est vrai que les matériels anciens disposaient d'un éclairage moins fiable...
Des bandes de visibilités ont donc bien été ajoutées (jaunes, rouge ou oranges) sur les faces frontales des rames de la banlieue parisienne... Et la livrée des autorails, jusqu'aux années 80, était le rouge et le jaune pâle.

rail77

Bonjour
Une photo faite tout à l'heure à Chevilly, au nord d'Orléans, avec cette BB 7200 qui passe derrière un champ de colza en fleurs.
Train Intercités n° 14049 Paris-Austerlitz - Orléans.
J'ai remarqué que le sol est sec, archi-sec, alors que l'an passé, au même endroit, tout a été inondé lors des intempéries de fin mai/début juin. C'était au point que le champ de colza que vous voyez ressemblait plutôt à un étang. Et il avait fallu attendre la fin de l'été pour que le trop plein d'eau se résorbe enfin.
Amitiés
Pierre

amonre

ambiance d'autrefois (Mariembourg, festival de la vapeur)

amonre

une autre
une belle allemande d'autrefois

stratojs

Bonjour,
Une image faite "à l'arrache" pour ce fil.

rail77

Bonsoir.
Il y a quelques temps, j'avais promis de vous poster les photos du Mistral, prises par mon père.
Je viens de les scanner rapidement et j'espère que vous voudrez bien m'excuser de leur qualité parfois pas optimale (mon père a parfois été atteint de "penchitude" sur certains clichés), mais elles ont le mérite d'exister et ont aujourd'hui une valeur historique.

SPOTMATIK

#1794
Citation de: rail77 le Avril 19, 2017, 16:59:11
C'était au point que le champ de colza que vous voyez ressemblait plutôt à un étang. Et il avait fallu attendre la fin de l'été pour que le trop plein d'eau se résorbe enfin.
...... et il en subsiste encore plein de rouille sur les supports de caténaires ......... désolé , mais le pollen du colza peut faire interprêter , comme le 2 TGV dont un double l'autre ........

humoristiquement contemplatif ......

rail77

Avant toutes choses, présentons ce train célèbre.

"Le Mistral" est un vent violent et froid soufflant dans le couloir rhodanien suite à des dépressions localisées sur la mer Méditerranée. C'est aussi le nom de l'écrivain Frédéric Mistral (1830 - 1914), qui contribua activement au rayonnement de la langue provençale.
Mais pour le passionné de chemins de fer, c'est aussi le train le plus prestigieux de la SNCF, qui de 1950 à 1982 relia Paris à Lyon, Marseille et Nice et dont le nom, tout en faisant référence au vent et à l'écrivain cités ci-dessus, était à la fois synonyme de performances de vitesse et d'un confort exceptionnel, aujourd'hui disparu.
Créés le 15 mai 1950 entre Paris et Marseille à l'occasion de la mise sous tension de la section Laroche-Migennes - Dijon, première étape de l'électrification Paris - Lyon - Marseille, les rapides 1et 2 sont destinés à remplacer les rapides 33 et 34 mis en service en 1947.
Dénommés "Le Mistral", ces trains ne comportent alors que des voitures de 1ère et de 2ème classe (jusqu'en 1956 il y avait trois classes), dont deux voitures Pullman.
La traction est alors confiée à des Pacific 231 G ou H, la section nouvellement électrifiée étant cependant du ressort des 2D2 9100.
Les 862 km du trajet Paris - Marseille sont alors abattus en 10h03 (10h06 au retour), à la vitesse maximale de 120 km/h.
Une correspondance pour Nice est assurée dans la cité phocéenne au moyen d'un autorail Bugatti à essence.
D'emblée, le succès est au rendez-vous et le Mistral trouve sa clientèle, d'autant plus qu'à cette époque la concurrence, tant routière qu'aérienne, est quasiment inexistante.
Dès le service d'hiver 1950/1951, le parcours Paris - Dijon est entièrement électrifié, ce qui permet de sensibles accélérations.
Il en sera de même le 5 juin 1952 lorsque la caténaire atteint Lyon, les toutes nouvelles CC 7100 prenant au passage le relais des 2D2.
Au-delà de la cité des Gaules, les locomotives à vapeur 241 P prennent en charge Le Mistral jusqu'à Marseille.
A l'hiver 1952, le train est enfin prolongé de Marseille à Nice, avec d'abord des 231 G ou H, puis des 141 R alimentées au mazout à partir de 1954, afin de limiter les risques d'incendie dans le massif de l'Esterel.
Dès 1953, une première voiture en acier inoxydable, d'un type entièrement nouveau, avec chauffage par air pulsé, fait son apparition.
Elle servira de prototype à une nouvelle série de voitures, spécialement construites pour le Mistral.
Celles-ci seront mises en circulation au service d'été du 3 juin 1956.
La suppression de la 3ème classe en Europe a pour effet de transformer le Mistral en un train rapide composé uniquement de voitures de première classe.
Le nouveau matériel, c'est une première, est doté de la climatisation, laquelle sera également installée sur les voitures Pullman et restaurant affectées à ce train.
En 1957, les BB 9200, aptes à 160 km/h, prennent en charge le Mistral et effectuent le trajet Paris - Lyon en exactement 4h, les 5&1 km du parcours étant couverts à une vitesse commerciale de 127,7 km/h.
Cela constitue alors un record mondial.
Le 30 juin 1962, Paris - Marseille est enfin entièrement sous caténaires.
Cela permet un temps de parcours de 7h10, tandis que Paris - Nice est alors effectué en 10h19, la traversée de la Côte d'Azur étant désormais confiée à des Diesel BB 67 000.
le 30 mai 1965, le Mistral intègre le label "Trans Europ Express" (TEE) et les voitures inox reçoivent alors un bandeau rouge rappelant cette distinction prestigieuse.
Le 9 février 1969, à la faveur de la mise en service de la traction électrique entre Marseille et Nice, les nouvelles voitures "Mistral 1969", toujours en acier inoxydable, font leur apparition, avec notamment la célèbre voiture "bar-spécial" de type Arux, avec sa boutique, son secrétariat et surtout son salon de coiffure.
Par ailleurs, l'extension des zones autorisées à 160 km/h et l'introduction des magnifiques et puissantes CC 6500 sur Paris - Marseille et des BB 25200 entre Marseille et Nice, permettent de nouvelles accélérations.
Les meilleures performances sont réalisées en 1972 : Paris - Lyon en 3h47, Paris - Nice en 9h01.
Mais le TGV va bientôt entrer en scène.
Sa mise en service, le 27 septembre 1981, va signer l'arrêt de mort du Mistral : changement de numéros, perte du label TEE et composition remaniée avec introduction de voitures Corail de 2ème classe.
Le sursis sera de très courte durée car dès le 23 mai 1982, à la faveur de l'introduction de TGV directs entre Paris et Marseille, le Mistral disparait définitivement du paysage ferroviaire français, qu'il a pourtant fortement marqué de son empreinte pendant plus de 30 ans.
Aujourd'hui, certaines voitures servent de train-exposition, tandis que d'autres ont été envoyées à Cuba où elles circulent toujours.

Voilà pour le rappel historique.
Passons maintenant aux photos.

rail77

Paris-Gare-de-Lyon le 14 octobre 1950.
Alors que la traction électrique a été mise en service quelques semaines auparavant, le Mistral est prêt à quitter la capitale, au crochet de la 2D2 9110.
(Sauf mention contraire, toutes les photos sont de mon père, Jacques Bazin)

rail77

Moins d'un an plus tard, le 23 septembre 1951, c'est la 2D2 9104 qui va emmener le Mistral jusqu'au terme de sa première étape, à Dijon.

rail77

20 février 1953, toujours à Paris-Gare-de-Lyon.
Les CC 7100, ici la 7105, ont pris le relais des 2D2 9100.

rail77

Un autre cliché pris le même jour.
On remarque la présence de cheminots et d'un photographe qui tient un trépied.