Grand photographe et matos simple

Démarré par pourquoipas, Décembre 06, 2012, 20:55:03

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pourquoipas

Citation de: Canito le Décembre 13, 2012, 10:26:30
[Je fais un apparté à propos de Daido Moriyama pour signaler qu'une discussion avec le photographe autour de son séjour parisien aura lieu au BAL, le dimanche 16 décembre 2012  à 11 heures.]

:'( C'est complet
J'étais au courant de l'évenement à la Galerie Polka ce samedi, tête à tête d'une heure sur la sérigraphie (moyennant 120euros) mais pas celui-ci.
Flickr makalux

Canito

Tout à fait. J'avais lu je ne sais pas où qu'il photographiait surtout avec ce qui lui tombait sous la main. Le Contax T3, qu'il a beaucoup usé, lui avait été prêté par un pote auquel il ne l'a jamais rendu.  :D

ninon

Citation de: Zouave15 le Décembre 13, 2012, 07:49:24
J'aimerais bien que vous développiez cette notion de « formel », surtout « qui ne serait pas une démarche », car j'avoue ne pas voir du tout. Pour moi, il n'est pas possible d'être formel, ni même de témoigner de manière neutre. J'ai bien compris qu'on peut avoir une démarche formelle, mais c'est alors une démarche très conceptuelle (voir le fil sur Gursky).

Toute perception de la réalité, toute émotion, toute information perçue par les récepteurs sensoriels est un choix (ce dernier point est tout à fait démontré scientifiquement) donc à partir de là, je ne vois pas comment être neutre, à supposé qu'on puisse avoir une position intellectuellement neutre (qui est en soi est une position).

Sans oublier que la photo est un plan et pas un espace à trois dimensions plus le temps (et le cadre, l'angle, etc.). Comme je pense que le photographe prend sa photo en ayant en tête le résultat, c'est-à-dire cette réduction du monde en plan et en cadre, qui est une transformation, je ne vois pas comment une photo peut être formelle, en dehors d'une démarche formelle.

Il doit donc y avoir quelque chose que je ne comprends pas.

...Formel!...Qui s' attache plus à la manière, au procédé de représentation, qu' au sujet lui-même!
              ...Quand la manière de s' exprimer compte plus que ce dont on parle!...Cela pourrait déboucher rapidement sur le mot: Académisme...voir Conformisme.
   C' est rapidement stérilisant, et Benaparis le dit tres bien, cela tue la spontaneïté de l' acte créateur!
...Quant à la neutralité dont tu parles, elle est totalement impossible puisque avant de déclancher, tu as été obligé de procéder à des choix, dont le 1° est ton sujet!... ;)

ninon

...Tu as d' autant plus ta place ici que ce que tu viens d' écrire est tres interressant! ;)
...Au sujet de l' émotion, je propose l' exemple suivant: Dans un restaurant que je ne connais pas, je commande par curiosité un plat que je n' ai jamais gouté à ce jour!...Est ce qu' avant de gouter ce que l' on m' a servi, je me précipite aux cuisines pour m' enquérir de la manière dont ce plat a été préparé...NON!...je vais rester devant mon assiette, humer le fumet prometteur, tater du bout de ma fourchette la consistance de ce met, en prélever une petite partie que je vais porter à ma bouche afin que mes papilles puissent faire leur travail de reconnaissance et donner leur avis à mon cortex cérébral, qui va descendre aux archives de ma mémoire afin de verifier si l' on aurais pas déja çà en rayon!...Si j' ai apprécié ce plat, j' irai féliciter le chef, avec le secret espoir de lui arracher tout ou partie de sa merveilleuse recette...àfin de moi-même la reproduire, et qui sait, de l' améliorer!... ;)

Reflexnumerick

Citation de: Zouave15 le Décembre 13, 2012, 07:49:24
....

Il doit donc y avoir quelque chose que je ne comprends pas.

exact, ne cherche plus, tu es loin .... ;)
S5 pro-x10-xa1

ninon

Citation de: Silbad le Décembre 13, 2012, 10:18:25
Une image doit nous déranger quelque part parce que c'est sa seule manière de nous dire quelque chose qui ne se limite pas à la surface des choses. Elle doit nous travailler en profondeur et en dehors de son cadre. Après il y a des manières de déstabiliser qui peuvent être frontales ou plus poétiques selon les cas. Et il me semble qu'à ce niveau c'est une étape à considérer dans une démarche photographique et artistique.


...OUI!...et pas seulement nous déranger, mais nous questionner et "foutre le bordel" là ou l' on s' est évertué à trouver la place qui convient à chaque chose!...Les réponses ont rarement un réel intérêt, par contre une question issue d' une saine curiosité ou d' un processus de réflexion sincère, sont le début d' un voyage qui en général vaut largement le prix du billet!... ;)

ninon

Citation de: pourquoipas le Décembre 13, 2012, 10:22:31
C'est amusant, je ressent la même chose, pour la musique classique et certaines photos.
La première écoute n'est pas forcément positive, elle peux même être désagrable. Je n'ai pas envi de me concentrer, je commence par me faire une idée superficielle. Puis à la deuxième écoute c'est déjà beaucoup plus agréable.

Cette semaine je bouquine un livre de Ackerman, emprunté à la bibliothèque. La première revue fu superficielle, sans grande passion. Et puis j'y reviens chaque soir un petit peu. J'identifie les photos qui me plaisent vraiment.

Ceci dit il y a aussi des musiques ou des photos où s'applique le "wahouu effect" et qu'on aime du premier coup.

...As-tu envie de sortir de ton foyer douillet, alors qu' il fait nuit et froid dehors?...NON, bien entendu!...MAIS si tu outrepassais tes rétisences, il est possible que ce soir là tu retrouve un etre cher perdu de vue...et que la soirée qui en découle change le cours de ton existence!... ;)

Benaparis

Citation de: rickyfirst le Décembre 13, 2012, 16:02:11
Penser son cadre, SE déplacer, n'est pas intervenir dans le monde, on est spectateur, non acteur ; un photographe doit se contenter d'être un spectateur du monde, jamais intervenir sinon il en devient un des acteurs, et son regard de témoin s'en trouve faussé, il n'est plus légitime.

Oui mais néanmoins quand bien même toutes les conditions que tu évoques sont réunies, un photographe et même n'importe quel individu n'est jamais un témoin objectif...comme déjà expliqué à plusieurs reprises il y a bien trop de paramètres dans lequel le photographe intervient de la prise de vue à l'exploitation de l'image et ce même si la scène fruit du "hasard" a été saisie sans intervention de la part du photographe.

A contrario, un photographe peut tout à fait témoigner et pourtant intervenir activement dans la scène, un photographe comme Nachtway ne se prive pas de le faire, cela ne lui enlève pas sa qualité de témoin, en l'occurrence des horreurs de la guerre...après je comprends qu'individuellement on puisse trouver le procédé dérangeant néanmoins que l'on intervienne ou non dans l'image le fond du témoignage reste le même!
Instagram : benjaminddb

Benaparis

Citation de: ninon le Décembre 13, 2012, 15:45:18
...Quant à la neutralité dont tu parles, elle est totalement impossible puisque avant de déclancher, tu as été obligé de procéder à des choix, dont le 1° est ton sujet!... ;)

Pas mieux!!!  ;)
Instagram : benjaminddb

ninon

Citation de: rickyfirst le Décembre 13, 2012, 16:02:11
Attention, lorsque je parle de neutralité sur le sujet, j'entends une non intervention, un non changement volontaire de celui ci, exemple Bruce Gilden, pourtant considéré comme un street photographer, qui interpelle les passants: stop! avancez! souriez! ne souriez pas! pour moi, c'est foutu. Aussi intéressantes que soient ses photos par la suite, ce n'est plus de la photo humaniste, de rue, c'est autre chose, je ne sais pas quoi, de la photo conceptuelle peut être, mais certainement pas de la photo humaniste.

Penser son cadre, SE déplacer, n'est pas intervenir dans le monde, on est spectateur, non acteur ; un photographe doit se contenter d'être un spectateur du monde, jamais intervenir sinon il en devient un des acteurs, et son regard de témoin s'en trouve faussé, il n'est plus légitime.

...OK!...je me suis fourvoyé!...mille excuses!... ;)

ninon

Citation de: kochka le Décembre 13, 2012, 16:21:34

Est-ce que cela signifie que tu n'as pas besoin que l'on t'explique sa démarche auparavant?

...S' il est bon cuisinier, et si je ne suis pas trop abruti, je découvrirais par moi-même que cet homme se réalise dans son art, tout en espérant en tirer le meilleur profit financier( je m' adresse à un banquier!)...donc qu' il donnera le meilleur de lui-même, afin de conserver et d' accroitre sa clientèle! ;D

ninon

...Pour cette fameuse question du "cadre", celui-ci est-il dans le viseur de l' appareil, ou dans une circonvolution du cerveau du photographe?...je ne suis pas photographe, mais je tenterais bien la réponse suivante: Les deux, et il est des fois ou ils ont beaucoup de mal à se superposer! ;D

Benaparis

J'ai oublié de rajouter pour conclure mon avant-dernière intervention, qu'en définitive seul compte la sincérité (du point de vue du photographe) du témoignage. Quand Picasso peint Guernica il ne photographie rien pourtant son imagination à traduit un sentiment sincère et profond, en tout cas de mon point de vu c'est tout autant un témoignage sur la guerre d'Espagne que la célèbre photo de Robert Capa sur la mort d'un soldat républicain qui fait d'ailleurs débat.
Instagram : benjaminddb

Canito

Ninon, tu parles d'or.

Un point, cependant, concernant la question de la forme : on peut se désintéresser du sujet (ou du moins faire passer celui-ci au second plan) et privilégier la forme sans toujours et nécessairement tomber dans le "conceptualisme", car cela peut aussi être le moyen de mieux se concentrer sur ce qui, à mon humble avis, est peut-être le plus important, à savoir le regard. En d'autres termes, c'est être plus intéressé par la vision que le photographe à du monde, ou d'un sujet, que par le sujet lui-même. Exemple : lorsque j'admire les photographies de K. Sluban prises aux confins de l'Europe, je m'intéresse davantage au regard que ce photographe porte sur le monde, et même sur son monde intérieur, que sur le recoin d'Europe qui a servi de support à ce regard et à cette introspection. Si ce n'était pas le cas, j'irais sur Google Images, et j'aurais une vision plus exacte du lieu que les photos floues, charboneuses et bourrées de grain de l'auteur.  ;)

Ce n'est pas très différent de la littérature.

Nikojorj

Citation de: Canito le Décembre 13, 2012, 16:59:16
on peut se désintéresser du sujet (ou du moins faire passer celui-ci au second plan) et privilégier la forme sans toujours et nécessairement tomber dans le "conceptualisme", car cela peut aussi être le moyen de mieux se concentrer sur ce qui, à mon humble avis, est peut-être le plus important, à savoir le regard.
Oui, dans l'art la forme bien maitrisée (ou son absence, qui est aussi un choix formel) participe au moins autant que le fond, il ne s'agit pas de faire passer une information !

Reflexnumerick

Citation de: Canito le Décembre 13, 2012, 16:59:16
....
Un point, cependant, concernant la question de la forme : on peut se désintéresser du sujet (ou du moins faire passer celui-ci au second plan) et privilégier la forme sans toujours et nécessairement tomber dans le "conceptualisme", .....

c'est se regarder le nombril alors que le monde nous est offert, y'a ka le cadrer avec notre nature comme filtre.
S5 pro-x10-xa1

Canito

Citation de: Reflexnumerick le Décembre 13, 2012, 17:17:02
c'est se regarder le nombril alors que le monde nous est offert, y'a ka le cadrer avec notre nature comme filtre.

Regarder le nombril des autres, en l'occurrence.  ::)

Si ce que tu dis est juste, quel est l'intérêt de la "photographie artistique" par rapport à Google View ?

Benaparis

Citation de: Nikojorj le Décembre 13, 2012, 17:02:17
Oui, dans l'art la forme bien maitrisée (ou son absence, qui est aussi un choix formel) participe au moins autant que le fond, il ne s'agit pas de faire passer une information !

Que fait on passer alors? Tout dépend de ce que tu entends par information.
Instagram : benjaminddb

Reflexnumerick

Citation de: Canito le Décembre 13, 2012, 17:19:49
....

Si ce que tu dis est juste, quel est l'intérêt de la "photographie artistique" par rapport à Google View ?

aucun, sauf l'intention et les moyens qui changent
S5 pro-x10-xa1

ninon

...Pour répondre à la fois à Bénaparis et à Canito:

...La SINCERITE, oui!...c' est LA condition sinéquanone: pas de sincérité, pas d' art...juste une supercherie!
  Un peintre, un photographe, un écrivain dont je perçoit quelque peu l' incincérité, est sur le champs, discalifié...comme un tricheur au jeu, même si par ailleurs, la marchandise est séduisante!...et en général, elle l' est! :o
...Etre sincère, après tout, est la moindre des politesses, MAIS pour exister dans son art, il faut se démarquer des autres, des concurrents...et c' est souvant là que demeure le piège pour celui qui aspire à une gloire rapide!...On est différent quand on est soi-même, c' est à dire que l' on s' accepte totalement, aussi bien dans ses zonnes de lumière que dans ses zones d' ombre...et cela demande du courage, du temps...beaucoup de temps, de la lucidité et de la modestie...beaucoup de modestie!...Alors, la tentation de zapper cette initiation devient trop forte, et l' on succombe à la mode du moment, qui est celle de PARAITRE!
   Et là commence l' enfer: on endosse un accoutrement d' emprunt, on tente de se donner une consistance, on adopte des postures forcément décalées, on s' acharne à se convaincre pour mieux persuader les autres, on se cache derrière le langage abscon de l' imposteur parvenu...et l' on ne perçoit même pas que l' on est qu' au début de son calvaire!
   Car on peut emporter le morceau une, voir deux ou trois fois de suite, si l' on est chanceux...mais votre public est le même que celui qui va à Pampelune...il veut la mort de la bête!...Alors tel Sisyphe, il vous faudra chaque jour reconstruire votre forteresse en carton( d' invitation)...et prendre soin de replacer chaque pierre à sa place, sous peine de finir lapidé!... ;)

Nikojorj

Citation de: Benaparis le Décembre 13, 2012, 17:20:10
Que fait on passer alors? Tout dépend de ce que tu entends par information.
Oui pardon, par "information" j'entends "information purement rationnelle" en l'occurence, à l'exclusion de ce qui porte une émotion. C'est un sens assez restrictif, oui.

ninon

Citation de: Nikojorj le Décembre 13, 2012, 17:02:17
Oui, dans l'art la forme bien maitrisée (ou son absence, qui est aussi un choix formel) participe au moins autant que le fond, il ne s'agit pas de faire passer une information !

...L' oeuvre d' un artiste n' a aucune information à faire passer, du moins consciemment, et volontairement!( sauf en Chine et en Russie)...Les "artistes" à méssages sont plus près du pigeon-voyageur...que du musée!
...Même si le matériau est issue de la réalité...obligatoire pour le photographe, le résultat de son activité passe par le filtre de SA PERSONNALITE...produit de sa psychée, de sa culture, de son intellecte...
...Le photographe propose au regard des autres, SA manière de fréquenter son époque, avec, bien sûr, le secret espoir de "communier sensiblement" avec le plus grand nombre d' êtres qui le "comprènnent", c' est à dire, au sens propre du mot: "qui le prènnent en eux"!... ;)

Benaparis

#297
Citation de: rickyfirst le Décembre 13, 2012, 17:32:52
Je relève ce point car sur le reste, je t'ai bien compris et accepte bien sur ton point de vue, il n'y a aucune vérité absolue dans nos appréciation de ce type de photographes.

Concernant Nachtwey donc, oui tu as raison, mais il n'est pas un photographe humaniste façon HCB, Riboud, Barbey, Economopoulos ou d'autres, c'est un war photographer avec tout que cela implique (très très critiquable, ses collègues aussi, mais c'est un autre débat) donc normal qu'il n'agisse pas comme les photographes dont nous parlons.

Ok mon exemple de Nachtwey en tant que war photographer n'était pas forcément bien choisi, car j'étais resté sur la notion de témoin ; j'aurai pu prendre un photographe comme Doisneau qui fait parti des humanistes, il est dans livre de la très célèbre exposition Family of Man du Moma à la fin des années 50. Et Doisneau "montait" ses images...qu'importe le témoignage reste...

En fait je ne cherche pas spécialement à te convaincre de mon point de vue que je pourrai indéfiniment étayer, mais je n'arrive pas à comprendre là où tu veux en venir, qu'essayes tu de nous expliquer au juste? Peut être que d'autres ont saisi, désolé cela m'échappe.
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Benaparis

Citation de: ninon le Décembre 13, 2012, 17:48:25
...Pour répondre à la fois à Bénaparis et à Canito:

...La SINCERITE, oui!...c' est LA condition sinéquanone: pas de sincérité, pas d' art...juste une supercherie!
  Un peintre, un photographe, un écrivain dont je perçoit quelque peu l' incincérité, est sur le champs, discalifié...comme un tricheur au jeu, même si par ailleurs, la marchandise est séduisante!...et en général, elle l' est! :o
...Etre sincère, après tout, est la moindre des politesses, MAIS pour exister dans son art, il faut se démarquer des autres, des concurrents...et c' est souvant là que demeure le piège pour celui qui aspire à une gloire rapide!...On est différent quand on est soi-même, c' est à dire que l' on s' accepte totalement, aussi bien dans ses zonnes de lumière que dans ses zones d' ombre...et cela demande du courage, du temps...beaucoup de temps, de la lucidité et de la modestie...beaucoup de modestie!...Alors, la tentation de zapper cette initiation devient trop forte, et l' on succombe à la mode du moment, qui est celle de PARAITRE!
   Et là commence l' enfer: on endosse un accoutrement d' emprunt, on tente de se donner une consistance, on adopte des postures forcément décalées, on s' acharne à se convaincre pour mieux persuader les autres, on se cache derrière le langage abscon de l' imposteur parvenu...et l' on ne perçoit même pas que l' on est qu' au début de son calvaire!
   Car on peut emporter le morceau une, voir deux ou trois fois de suite, si l' on est chanceux...mais votre public est le même que celui qui va à Pampelune...il veut la mort de la bête!...Alors tel Sisyphe, il vous faudra chaque jour reconstruire votre forteresse en carton( d' invitation)...et prendre soin de replacer chaque pierre à sa place, sous peine de finir lapidé!... ;)


Qu'ajouter de plus?  ;)
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Benaparis

#299
Citation de: rickyfirst le Décembre 13, 2012, 18:57:06

Tu vas me trouver pénible  ;)

Jamais de la vie j'aime bien comprendre, ce que je voudrais saisir c'est la finalité de ton propos (où veux tu en venir?) qui m'échappe totalement au delà même du constat sur lequel nous divergeons, sur lequel je vais me permettre de revenir encore une fois.

Je suis toujours ouvert à de nouvelles compréhensions...mon Dieu je sais si peu de choses...vois moi comme une personne curieuse et évolutive dans la pensée mais qu'il faut savoir convaincre  ;)
Citation de: rickyfirst le Décembre 13, 2012, 18:57:06le contraire d'HCB qui aurait préféré crever que d'intervenir dans le contenu de ses images, il ne mettait dans ses images rien de personnel, il prenait le monde comme il était, se contentant de l'arrêter au 125eme de seconde lorsque les formes de ce qu'il voyait, la façon dont elles s'organisaient, lui plaisaient

Merci je sais pertinemment que Doisneau et HCB ont une démarche opposée, sinon je n'aurai pas pris l'exemple de ce photographe tout aussi "humaniste" que HCB et pourtant différent dans la démarche ou pratique photographique si tu préfères...pour te contre argumenter  ;)
Maintenant dans ta phrase je relève une contradiction évidente que je peux résumer ainsi : rien de personnel dans ses images du monde qui s'offrait à lui tout ne photographiant que celles qui lui plaisaient!!! Donc forcément il choisissait le moment et le cadre opportun pour que son discours photographique fonctionne...mais il choisissait un autre photographe aurait pu illustrer la même scène d'une manière totalement différente et de manière pas moins pseudo-objective que HCB.
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