Hasselblad X2DII... quid ?

Démarré par Verso92, Mars 24, 2026, 20:29:56

« précédent - suivant »

landscapephoto

(ce qui donne une autre signification à "au studio avec David" dans le message immédiatement précédent...  ;D  )

Benaparis

Citation de: AlexCraig le Hier à 17:08:23Perso, quand je shoot en intérieur, je ne fais que des ambiances sombres, avec des lumières continues colorées. Je ne surexpose jamais mes prises de vue, je sous-ex toujours, et remonte mon expo / ombres dans LR ensuite. Je le faisais avec mon A7IV, et encore plus avec le X2D2, qui a une capacité de débouchage incroyable. Pourquoi ? Parce qu'en lumière continue colorées, il y a des teintes qui ne passent pas avec un exposition "neutre" (surtout les rouges). La dynamique du blad est d'ailleurs factuellement bien au dessus du Sony.

L'optimisation de l'exposition à la prise de vue n'a jamais eu pour but de faire saturer un canal au risque de perdre des informations utiles (notamment le canal rouge dans votre exemple). Optimiser son exposition veut pas dire écrêter/saturer les valeurs et donc les perdre définitivement.

En revanche, le principe de quantification des données, auquel aucun APN n'échappe, fait que la grande majorité des nuances capturées se situe dans les hautes lumières. Si vous sous-exposez à la prise de vue pour remonter les ombres au développement, vous vous privez mathématiquement d'une immense richesse tonale.

Par ailleurs, une exposition "neutre" ne veut rien dire en soi. Tout dépend de la nature de la mesure (incidente ou réfléchie). Pour la lumière réfléchie (celle évaluée par la cellule de nos APN), le résultat dépend grandement du mode de mesure choisi (spot, pondérée centrale ou matricielle) et de la réflectance du sujet.

Quant au principe d'optimisation à +1,33 IL, il ne s'applique qu'en mesure de lumière incidente, à la condition expresse de l'effectuer dans la zone recevant l'éclairement maximal.


Citation de: AlexCraig le Hier à 17:08:23J'ai dernièrement fait des shoot de nuit à la plage, dans le noir total, je voyais à peine mon modèle (le Lidar du X2D2 oui). Photos nettes, débouchage des noirs impressionnants, très peu de bruit. Pareil, j'ai préféré sous-ex que monter en ISO, car dans ces conditions, je trouve le Blad meilleur en récupération post prod, qu'en gestion du bruit "dans le noir à haut iso".

Expérience personnelle bien sur, et je ne peux rien montrer comme exemple ici car c'est du Nu et donc très mal (et toc).

Votre autre exemple indique encore une confusion assez courante entre la cause du bruit numérique et son amplification.

À partir du moment où vous figez votre ouverture et votre temps de pose, la quantité physique de lumière atteignant le capteur est scellée, et par conséquent le rapport signal/bruit l'est également. Que vous restiez à la sensibilité de base en sous-exposant massivement, ou que vous montiez en ISO à l'acquisition, la quantité de photons enregistrée est strictement la même. Le bruit n'est pas créé par la montée en sensibilité, il est la conséquence directe du manque de lumière.
Par ailleurs, la plupart des capteurs actuels étant "invariants ISO" (et souvent équipés de circuits à double gain), l'idée que le logiciel "débouche mieux" que la montée en ISO native du boîtier est une illusion. Sur certains boîtiers dont les capteurs disposent de deux circuits d'amplification distincts (Dual Gain), c'est même carrément contre-productif.

Mais le point le plus pénalisant reste le principe de quantification des données évoqué précédemment. En sous-exposant volontairement pour tout tasser à gauche de l'histogramme, vous n'encodez votre image que sur une infime fraction des niveaux tonals disponibles. Même si le bruit récupéré au post-traitement vous semble acceptable, vous sacrifiez irrémédiablement la progressivité des transitions tonales et la richesse des micro-contrastes profonds. Faire le choix d'un capteur moyen format échantillonné sur 16 bits pour finalement n'exploiter qu'une poignée de bits dans les basses lumières est un non-sens du point de vue de l'optimisation du signal.

Évidemment, et là-dessus c'est du bon sens, si vous photographiez dans la pénombre ou en très basse lumière, on s'attend logiquement à avoir l'essentiel des valeurs calées à gauche. La particularité de ce genre de photographie est justement d'accepter la densité des ombres : vouloir trop les ouvrir au développement est un contresens esthétique qui détruit l'ambiance lumineuse initiale.

En illustration, voici un exemple au clair de lune en contre-jour avec des reflets spéculaires. Pour figer la scène avec mon 75 mm à pleine ouverture (f/2.5) et au 1/45e de seconde (soit l'équivalent de 0,5 IL à 100 ISO), le calage à 20 000 ISO s'imposait. Je n'aurais eu strictement aucun intérêt à sous-exposer à 5 000 ou 10 000 ISO pour tout remonter artificiellement ensuite, malgré les performances hors norme de mon capteur monochrome (même pas besoin de faire de la réduction logicielle de bruit ici). Quant à baisser la vitesse pour garder des ISO plus bas, cela m'aurait exposé au flou de mouvement du sujet, se reposer sur la stabilisation du boîtier étant inutile face à un élément vivant (si j'avais voulu un flou intentionnel en acceptant les conséquences, je l'aurais évidemment fait, mais ce n'était pas le but ici).

Pour conclure, l'incroyable dynamique de ces capteurs est un formidable filet de sécurité pour encaisser de forts contrastes, mais l'ériger en méthode d'acquisition par défaut revient à dégrader volontairement le potentiel de son fichier (et la nature du sujet photographié n'a évidemment aucune incidence sur ces principes physiques).
Instagram : benjaminddb

Photomaniak

En te lisant, deux choses me semblent interessantes... (entre autre !).

La première, c'est qu'on ne sur expose pas bien entendu par plaisir, si on le fait, c'est dans un but précis sinon on dégrade l'image... ce qui serait idiot.

A t on raison de la faire pour anticiper une variation d'expo, c'est la question... quand on se fait le cours fin du mois, je te montrerais mes photos de voiture a Romo, tu verras les conditions de lumière changeantes sur les capos...

La 2ème, c'est que le +1 1/3, les gens l'appliquent en général sur la mesure des tons moyens et donc risquent fort de cramer les HL. Comme tu le dits : si on l'applique sur le point le plus lumineux en lumière controlée (par exemple avec un flash au studio), ça fonctionne.

Sauf que, comme je l'ai évoqué la dernière fois, c'est une chose de faire une mesure avec la modèle statique, et après, tu oublies et fait toute la séance avec celle ci qui bouge décalant les HL souvent plus fort.

Ce qui a été optimisé pour un portrait statique se transforme souvent en sur ex après.

D'où les couleurs délavées dont parlait Docteur couleur. (En éditant une séance de photo chez Chauvignat).

La théorie c'est bien, le réel, c'est mieux. Perso, vu qu'on ne gagne casi rien concrètement a l'editing a rajouter 1 1/3, je vois pas l'interêt de prendre ce risque et être conservateur me semble sage. (Même en étant conservateur, on peut cramer selon comment elle bouge).

Pour ta photo au clair de lune, on est dans le cas d'une photo statique, l'expo normalement est simple.




Verso92

Citation de: Benaparis le Aujourd'hui à 08:26:57L'optimisation de l'exposition à la prise de vue n'a jamais eu pour but de faire saturer un canal au risque de perdre des informations utiles (notamment le canal rouge dans votre exemple). Optimiser son exposition veut pas dire écrêter/saturer les valeurs et donc les perdre définitivement.

En revanche, le principe de quantification des données, auquel aucun APN n'échappe, fait que la grande majorité des nuances capturées se situe dans les hautes lumières. Si vous sous-exposez à la prise de vue pour remonter les ombres au développement, vous vous privez mathématiquement d'une immense richesse tonale.

Par ailleurs, une exposition "neutre" ne veut rien dire en soi. Tout dépend de la nature de la mesure (incidente ou réfléchie). Pour la lumière réfléchie (celle évaluée par la cellule de nos APN), le résultat dépend grandement du mode de mesure choisi (spot, pondérée centrale ou matricielle) et de la réflectance du sujet.

Quant au principe d'optimisation à +1,33 IL, il ne s'applique qu'en mesure de lumière incidente, à la condition expresse de l'effectuer dans la zone recevant l'éclairement maximal.


Votre autre exemple indique encore une confusion assez courante entre la cause du bruit numérique et son amplification.

À partir du moment où vous figez votre ouverture et votre temps de pose, la quantité physique de lumière atteignant le capteur est scellée, et par conséquent le rapport signal/bruit l'est également. Que vous restiez à la sensibilité de base en sous-exposant massivement, ou que vous montiez en ISO à l'acquisition, la quantité de photons enregistrée est strictement la même. Le bruit n'est pas créé par la montée en sensibilité, il est la conséquence directe du manque de lumière.
Par ailleurs, la plupart des capteurs actuels étant "invariants ISO" (et souvent équipés de circuits à double gain), l'idée que le logiciel "débouche mieux" que la montée en ISO native du boîtier est une illusion. Sur certains boîtiers dont les capteurs disposent de deux circuits d'amplification distincts (Dual Gain), c'est même carrément contre-productif.

Mais le point le plus pénalisant reste le principe de quantification des données évoqué précédemment. En sous-exposant volontairement pour tout tasser à gauche de l'histogramme, vous n'encodez votre image que sur une infime fraction des niveaux tonals disponibles. Même si le bruit récupéré au post-traitement vous semble acceptable, vous sacrifiez irrémédiablement la progressivité des transitions tonales et la richesse des micro-contrastes profonds. Faire le choix d'un capteur moyen format échantillonné sur 16 bits pour finalement n'exploiter qu'une poignée de bits dans les basses lumières est un non-sens du point de vue de l'optimisation du signal.

Évidemment, et là-dessus c'est du bon sens, si vous photographiez dans la pénombre ou en très basse lumière, on s'attend logiquement à avoir l'essentiel des valeurs calées à gauche. La particularité de ce genre de photographie est justement d'accepter la densité des ombres : vouloir trop les ouvrir au développement est un contresens esthétique qui détruit l'ambiance lumineuse initiale.

En illustration, voici un exemple au clair de lune en contre-jour avec des reflets spéculaires. Pour figer la scène avec mon 75 mm à pleine ouverture (f/2.5) et au 1/45e de seconde (soit l'équivalent de 0,5 IL à 100 ISO), le calage à 20 000 ISO s'imposait. Je n'aurais eu strictement aucun intérêt à sous-exposer à 5 000 ou 10 000 ISO pour tout remonter artificiellement ensuite, malgré les performances hors norme de mon capteur monochrome (même pas besoin de faire de la réduction logicielle de bruit ici). Quant à baisser la vitesse pour garder des ISO plus bas, cela m'aurait exposé au flou de mouvement du sujet, se reposer sur la stabilisation du boîtier étant inutile face à un élément vivant (si j'avais voulu un flou intentionnel en acceptant les conséquences, je l'aurais évidemment fait, mais ce n'était pas le but ici).

Pour conclure, l'incroyable dynamique de ces capteurs est un formidable filet de sécurité pour encaisser de forts contrastes, mais l'ériger en méthode d'acquisition par défaut revient à dégrader volontairement le potentiel de son fichier (et la nature du sujet photographié n'a évidemment aucune incidence sur ces principes physiques).

Très bonne synthèse, Benjamin !

;-)

Verso92

#629
Citation de: Photomaniak le Aujourd'hui à 09:03:56La 2ème, c'est que le +1 1/3, les gens l'appliquent en général sur la mesure des tons moyens et donc risquent fort de cramer les HL. Comme tu le dits : si on l'applique sur le point le plus lumineux en lumière controlée (par exemple avec un flash au studio), ça fonctionne.

Attention : le +1,33 IL s'applique bien sûr par rapport aux tons moyens* (mais mesurés dans la zone la plus éclairée de l'image).


*si mesure réfléchie sur une charte de gris, par exemple. En mesure incidente, il n'y a pas de tons moyens qui tiennent. Ou, du moins, à l'issue, les tons moyens se retrouveront bien à +1,33 IL (comprendre que le gris moyen ne sera pas à "128", mais plus haut)...

Par contre (Benjamin confirmera je l'espère), cette optimisation va de paire avec un développement "linéaire", sous peine de saturation des HL avec les TRC des courbes "standards".

Citation de: Benaparis le Aujourd'hui à 08:26:57Quant au principe d'optimisation à +1,33 IL, il ne s'applique qu'en mesure de lumière incidente, à la condition expresse de l'effectuer dans la zone recevant l'éclairement maximal.

Photomaniak

+ 1 1/3 sur le point le plus lumineux de la scène, pas sur les tons moyens.

Les tons moyens sur la zone la plus clair, c'est du charabia.

Verso92

#631
Citation de: Photomaniak le Aujourd'hui à 09:26:46+ 1 1/3 sur le point le plus lumineux de la scène, pas sur les tons moyens.

Si le point le plus lumineux est un sujet blanc (nuage ou robe de mariée, par exemple) et que tu fais une mesure "réfléchie" dessus, il faudra faire classiquement aux alentours de +2 IL*, comme chacun sait. Si tu veux optimiser l'exposition à +1,33 IL, il faudra donc faire 2 + 1,33 = +3,33 IL.

(ne pas confondre l'éclairement et le coefficient de réflexion du sujet)


*En mesure "incidente", pas de correction, bien sûr.

Citation de: Photomaniak le Aujourd'hui à 09:26:46Les tons moyens sur la zone la plus clair, c'est du charabia.

Les tons moyens, c'est le Monsieur en costume gris, par exemple. La zone le plus claire, c'est celle qui est en plein soleil (toujours par exemple).

(de toute façon, en mesure "incidente", il n'y a pas de ton moyens qui tiennent...)


Si mon explication ne te semble pas assez claire, attends le passage de Benjamin, qui, avec sa patience légendaire, devrait reformuler...

mingmonk


mingmonk

Citation de: Photomaniak le Aujourd'hui à 09:03:56[...]
La 2ème, c'est que le +1 1/3, les gens l'appliquent en général sur la mesure des tons moyens et donc risquent fort de cramer les HL. Comme tu le dits : si on l'applique sur le point le plus lumineux en lumière controlée (par exemple avec un flash au studio), ça fonctionne.
[...]

En photo d'extérieur, rien n'interdit d'effectuer une mesure en lumière incidente et de vérifier en lumière réfléchie, au spotmètre 1°, où se situent les hautes lumières pour ne pas les écréter  : il suffit pour cela d'appuyer sur la touche « latitude » du flashmètre. Quand l'exposition est fixée, +1.33 EV...

55micro

Citation de: Photomaniak le Aujourd'hui à 09:03:56La première, c'est qu'on ne sur expose pas bien entendu par plaisir, si on le fait, c'est dans un but précis sinon on dégrade l'image... ce qui serait idiot.


Heu... non. A partir du moment où on ne clippe pas un canal, surexposer ne "dégrade" pas l'image numérique, c'est même le moyen d'y faire rentrer le maximum d'information.
Choisir c'est renoncer.

Photomaniak

Dans ce cas tu ne sur exposes pas, tu optimises :)

Sur exposer c'est quand tu crames. Les mots ont un sens.

Photomaniak

Citation de: Verso92 le Aujourd'hui à 09:39:53Si le point le plus lumineux est un sujet blanc (nuage ou robe de mariée, par exemple) et que tu fais une mesure "réfléchie" dessus, il faudra faire classiquement aux alentours de +2 IL*, comme chacun sait. Si tu veux optimiser l'exposition à +1,33 IL, il faudra donc faire 2 + 1,33 = +3,33 IL.

(ne pas confondre l'éclairement et le coefficient de réflexion du sujet)


*En mesure "incidente", pas de correction, bien sûr.

Les tons moyens, c'est le Monsieur en costume gris, par exemple. La zone le plus claire, c'est celle qui est en plein soleil (toujours par exemple).

(de toute façon, en mesure "incidente", il n'y a pas de ton moyens qui tiennent...)


Si mon explication ne te semble pas assez claire, attends le passage de Benjamin, qui, avec sa patience légendaire, devrait reformuler...

Dans la vrai vie, sur un sujet qui bouge, bonne chance.


Verso92

Citation de: Photomaniak le Aujourd'hui à 10:23:07Dans ce cas tu ne sur exposes pas, tu optimises :)

Sur exposer c'est quand tu crames. Les mots ont un sens.

Là, c'est jouer sur les mots : pour optimiser, il faut faire +1,33* IL sur le correcteur d'exposition, si tu préfères...



*valeur la plus fréquemment rencontrée sur les APN. A affiner en fonction de son propre matériel.

Verso92

Citation de: Photomaniak le Aujourd'hui à 10:24:44Dans la vrai vie, sur un sujet qui bouge, bonne chance.

J'explique juste le principe.


En ce qui me concerne, je n'optimise pas l'exposition à +1,33 IL.

Photomaniak

Citation de: Verso92 le Aujourd'hui à 10:28:57J'explique juste le principe.


En ce qui me concerne, je n'optimise pas l'exposition à +1,33 IL.

Pour une fois (grande première), je suis d'accord.

Je fais juste remarqué que le principe ne sert qu'au sujet constant et statique.

Si tu shoots des gens dans la rue ou au studio sur un modele qui bouge, c'est inapplicable.

Il vaut mieux être conservateur et remonter un peu plus les ombres.

Avec les evf, vu ma méthode, je ne peux me faire tromper par du blanc sur blanc, noir sur noir ne faisant aucune confiance a la mesure du boitier qui ne me sert que de base de départ, puis je cale mes hl selon mon interprétation des zebras (si je veux les retirer complètement ou pas) tout en jugeant de l'aspect global de l'image en la voyant et si besoin compenser.

A force, on voit sur l'écran si l'image est bien exposée, c'est assez simple, peut être pas ultra précis mais suffisamment je pense.

Et surtout c'est rapide. Tu regardes, tu compenses, clic en 1s.


55micro

Citation de: Photomaniak le Aujourd'hui à 11:15:23PJe fais juste remarqué que le principe ne sert qu'au sujet constant et statique.


Il faut aussi être capable d'exploiter en P/T l'info qu'on a rentrée dans le fichier. Benjamin sait faire, pour sûr. Mais c'est vrai qu'en photo avec éclairage pas trop zarbi la matricielle marche, après tu as des trucs genre "matricielle protection des HL" qui peuvent te sauver la mise si par exemple tu shootes une aigrette sur fond de lac.
Pour la photo sur neige ou spectacle sur fond noir, ça fait longtemps qu'on sait comment une cellule en mesure réfléchie réagit et comment la corriger.
Ta pratique de street fait appel à des critères de pondération spécifiques, c'est pas étonnant que David dise de se concentrer sur la scène, quelques HL brûlées en arrière-plan auront moins d'importance que des attitudes ou expression ratées faute de réactivité.
Choisir c'est renoncer.

Photomaniak

Exactement et c'est pareil au studio.
Tu sauves les Hl, tu check si l'image est bonne et clic :)

C'est valable pour casi toute ma photographie : boxe, animalier, voiture récemment.

En portrait posé, bien sur je prends mon temps et l'expo est juste (sauf que je fais pas la méthode du 1 1/3, j'expose a zéro). Si une personne voit la différence, elle est trop forte.

Le seul cas ou cela aurait du sens ce serait sur une scène comme celle de Benjamin avec la lune ou un paysage a forte dynamique.

Je trouve les photos de paysage ensoleillés chiantes comme les couchers de soleil donc j'évites.

landscapephoto

La capacité maximum d'un pixel (le "full well") est de l'ordre de 80 000 à 90 000 photons sur un capteur moderne (en fait photo-électrons, c'est l'efficacité quantique). Soyons optimistes et disons 131 072, pour que cela tombe juste, c'est 2 puissance 17.

Les moyens formats numérisent le signal sur 16 bits, on divise donc par 2 puissance 16 pour avoir le plus bas niveau: les pixels les plus sombres reçoivent entre 0 et 2 photons.

On ne peut pas couper les photons en 2, les zones les plus sombres vont donc être soumises au bruit de quantification. Pour expliquer simplement: imaginons un gris sombre uni dont la moyenne serait de 1,5 photons. On va avoir la moitié des pixels à 1 et l'autre à 2 photons, répartition aléatoire. On va voir une mosaïque aléatoire de pixels plus clairs et plus foncés (d'un facteur 2), c'est le bruit de quantification.

Par conséquent, exposer une scène contrastée va nous conduire à choisir soit d'avoir des valeurs écrêtées, soit d'avoir du bruit de quantification dans les ombres.

Photomaniak

Oui avec du soleil tu dois sacrifier le ciel ou la terre, ou faire du braketing ou un filtre nd dégressif a l'anglo-saxone ou faire comme moi : pas shooter et préférer les jours gris :)

Photomaniak

Y a une technique a la con sur lrc tu exposes une seule photo tu en fais deux copies en montant et baissant l'expo puis tu fusionnes en une sorte d'HDR du pauvre mais le résultat est bof.

Phaseone est le meilleur système pour les dynamiques de dingue avec son dual expo qui donne un rendu naturel et pas du tout HDR pour remonter encore plus les sombres.

Mais a quel prix... et avec un system casse couille a transporter.

Benaparis

Citation de: Photomaniak le Aujourd'hui à 10:23:07Sur exposer c'est quand tu crames. Les mots ont un sens.

Absolument pas, Jean-Marc. Puisque les mots ont un sens, rappelons que l'exposition fait référence au calage d'une valeur moyenne (l'étalonnage de la cellule). Sur-exposer ou sous-exposer signifie simplement décaler ce point de référence par rapport à la recommandation du posemètre. Cela n'implique en aucun cas d'écrêter les hautes lumières ("cramer") ou d'enterrer les ombres.

On peut parfaitement sur-exposer une scène de +2 IL par rapport à la mesure pour optimiser son signal, sans pour autant saturer le moindre photosite. L'écrêtage n'est pas la définition de la surexposition, c'en est seulement la limite physique. ;)
Instagram : benjaminddb

Benaparis

Citation de: Verso92 le Aujourd'hui à 09:21:03Par contre (Benjamin confirmera je l'espère), cette optimisation va de paire avec un développement "linéaire", sous peine de saturation des HL avec les TRC des courbes "standards".

Alors désolé de te décevoir, mais ce n'est pas une obligation stricte. C'est en revanche beaucoup plus pertinent de mon point de vue : quand on en arrive à ce niveau d'exigence à la prise de vue, c'est précisément pour conserver un contrôle absolu sur son image jusqu'au développement.

Si tu regardes bien la forme des courbes standards appliquées par les logiciels (cf. l'illustration avec la TRC Adobe en rouge et celle de C1 en gris pointillés), elles n'écrêtent pas les valeurs extrêmes par rapport au linéaire. L'inconvénient, si tu ne travailles pas sur une base linéaire, c'est que tu vas avoir tendance à redistribuer les valeurs avec les curseurs d'ombres et de hautes lumières, qui appliquent chacun leur propre algorithme. D'expérience, ce n'est vraiment pas l'idéal, même si d'autres diront le contraire.

D'ailleurs, Jean-Marc le sait très bien, je milite pour toujours travailler l'essentiel de la tonalité de l'image avec l'outil Courbe (ou des courbes si on ajoute des calques, puisque dans C1 par exemple, on peut cumuler courbe RVB et courbe de Luma sur un même calque). Les curseurs basiques d'ombres et de HL, c'est comme pour la cuisine : ce sont des assaisonnements que l'on applique en fin de traitement pour parfaire le plat, mais on ne construit pas la recette avec. Sur des photos complexes, il m'arrive de cumuler des calques en utilisant ces curseurs dits HDR, mais encore une fois, cela relève avant tout de l'ajustement.
Instagram : benjaminddb

Benaparis

Citation de: Photomaniak le Aujourd'hui à 09:03:56La première, c'est qu'on ne sur expose pas bien entendu par plaisir, si on le fait, c'est dans un but précis sinon on dégrade l'image... ce qui serait idiot.

Oui. Si on optimise l'acquisition du signal, on le fait dans une logique bien précise, en parfaite adéquation avec le développement qui va suivre derrière.

Citation de: Photomaniak le Aujourd'hui à 09:03:56A t on raison de la faire pour anticiper une variation d'expo, c'est la question... quand on se fait le cours fin du mois, je te montrerais mes photos de voiture a Romo, tu verras les conditions de lumière changeantes sur les capos...

La 2ème, c'est que le +1 1/3, les gens l'appliquent en général sur la mesure des tons moyens et donc risquent fort de cramer les HL. Comme tu le dits : si on l'applique sur le point le plus lumineux en lumière controlée (par exemple avec un flash au studio), ça fonctionne.

Sauf que, comme je l'ai évoqué la dernière fois, c'est une chose de faire une mesure avec la modèle statique, et après, tu oublies et fait toute la séance avec celle ci qui bouge décalant les HL souvent plus fort.

Ce qui a été optimisé pour un portrait statique se transforme souvent en sur ex après.

D'où les couleurs délavées dont parlait Docteur couleur. (En éditant une séance de photo chez Chauvignat).


Oui on verra des choses en direct. :)

Sinon c'est une erreur fondamentale de compréhension du fonctionnement de la mesure en lumière incidente, que Verso a d'ailleurs très justement corrigée.
Une cellule en mode incident mesure l'éclairement qui arrive sur le sujet, et non la lumière qu'il réfléchit. Tant que l'intensité de ta source lumineuse (ton flash ou ton modeleur) et la distance source/sujet ne changent pas, le modèle peut bouger, tourner ou changer de pose : l'éclairement reçu reste strictement le même. Les hautes lumières ne vont pas "se décaler plus fort" par magie si la source lumineuse n'a pas varié. L'optimisation à la prise de vue reste donc parfaitement valide et constante.

Citation de: Photomaniak le Aujourd'hui à 09:03:56La théorie c'est bien, le réel, c'est mieux. Perso, vu qu'on ne gagne casi rien concrètement a l'editing a rajouter 1 1/3, je vois pas l'interêt de prendre ce risque et être conservateur me semble sage. (Même en étant conservateur, on peut cramer selon comment elle bouge).

J'ai toujours prôné le pragmatisme, mais il doit s'accompagner de la maîtrise de ses outils. L'un n'empêche pas l'autre, même si la nuance peut parfois sembler délicate à saisir. Connaître le point d'écrêtage exact de son capteur permet justement de ne prendre aucun "risque" tout en maximisant la qualité du fichier. L'optimisation n'est pas un pari, c'est une démarche maîtrisée.

Citation de: Photomaniak le Aujourd'hui à 09:03:56Pour ta photo au clair de lune, on est dans le cas d'une photo statique, l'expo normalement est simple.

Dans le cas présent, l'exposition n'est pas "simple", elle est intentionnelle et surtout très précise. Parce qu'à 20 000 ISO (même avec un capteur monochrome), il faut savoir exposer parfaitement et s'interdire de sous-exposer dans ces conditions, sous peine de détruire irrémédiablement le signal. D'ailleurs, le résultat est là : la photo n'a demandé quasiment aucun travail. Une légère courbe de contraste appliquée depuis une réponse linéaire, un poil de récupération dans les hautes lumières, et basta. :)
Instagram : benjaminddb

55micro

Citation de: Benaparis le Aujourd'hui à 17:53:31Absolument pas, Jean-Marc. Puisque les mots ont un sens, rappelons que l'exposition fait référence au calage d'une valeur moyenne (l'étalonnage de la cellule). Sur-exposer ou sous-exposer signifie simplement décaler ce point de référence par rapport à la recommandation du posemètre. Cela n'implique en aucun cas d'écrêter les hautes lumières ("cramer") ou d'enterrer les ombres.

On peut parfaitement sur-exposer une scène de +2 IL par rapport à la mesure pour optimiser son signal, sans pour autant saturer le moindre photosite. L'écrêtage n'est pas la définition de la surexposition, c'en est seulement la limite physique. ;)

Cool, je n'ai pas eu à me fatiguer à l'écrire 😉
Choisir c'est renoncer.

Verso92

Citation de: Benaparis le Aujourd'hui à 18:11:03Alors désolé de te décevoir, mais ce n'est pas une obligation stricte. C'est en revanche beaucoup plus pertinent de mon point de vue : quand on en arrive à ce niveau d'exigence à la prise de vue, c'est précisément pour conserver un contrôle absolu sur son image jusqu'au développement.

Oui, bien sûr, Benjamin, ce n'est sans doute pas une obligation stricte. Mais comme tu le soulignes (Nath Sakura va d'ailleurs dans le même sens), c'est quand même beaucoup pertinent, surtout si on pratique l'optimisation à +1,33 IL (ce qui n'est pas mon cas).

Je me rappelle justement que tu préconisais d'utiliser le linéaire et de construire sa propre courbe, plutôt que de bidouiller un profil "auto" avec ses propres courbes, puisque le logiciel appliquait déjà sa propre TRC (en fonction du profil choisi), et que cela provoquait forcément des effets contraires (je ne sais pas si c'est exprimé avec les bons mots, mais je pense que tu comprends ce que je veux dire par là).

Le problème, c'est que n'étant pas à l'aise avec le développement linéaire, j'ai du mal à obtenir in fine une image aussi plaisante que celle obtenue avec les profils en "auto"...


Pour essayer d'illustrer ce que je rencontre souvent, c'est que même en matricielle (à "0") en vérifiant mes histogrammes RVB après coup (Picture Control = "Uniforme"), j'ai souvent des zones très "limites" (avertissement d'exposition des HL à 250 dans C1, soit la valeur par défaut du logiciel).

Ci-dessous photo ouverte dans C1 avec le profil "ProStandard" du Z9, par défaut (en courbe "auto" et "linéaire").