Hasselblad X2DII... quid ?

Démarré par Verso92, Mars 24, 2026, 20:29:56

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Benaparis

Citation de: tenmangu81 le Hier à 11:12:31J'ai lu quelque part, mais je ne me souviens plus où, que ACR/Lr comprimait un peu les HL pour éviter de saturer, et c'est peut-être ce qui expliquerait la question débattue. Ça ne vous dit rien ?
J'ai toujours eu l'impression, et surtout avec les capteurs à haute dynamique récents, qu'il en "restait sous la pédale" dans les HL après le traitement Lightroom.
Oui il y a bien une routine de reconstruction HL sur les moteur récents de Lr/ACR, frmfrm avait souligné à juste titre que dans le process 2010 (de mémoire) on pouvait justement éviter cette routine.
Et bien entendu c'est une partie de ce qui a été mis en lumière, mais dans la mesure où tu peux la contourner moyennant bien entendu le compromis qu'implique un moteur plus ancien, je ne suis pas revenu après sur le sujet. Car pour moi le plus dérangeant c'est le comportement de la teinte quand touche aux valeurs dans les cas évoqués.
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Benaparis

PS : Même sans forcément toucher au valeurs.
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Benaparis

PS2 : Je suis allé revoir dans Lr, la dénomination à changé, dans "Processus" c'est à partir de la version 3 qu'il y a eu ce changement dans le traitement HLs, il y a une gestion très sensiblement différente.
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frmfrm

Citation de: Benaparis le Hier à 10:16:05En revanche, si ce comportement natif s'éloigne du résultat attendu et oblige l'auteur à multiplier les rustines techniques pour corriger un biais algorithmique – le déviant ainsi de son intention initiale –, il est parfaitement légitime de le souligner en tant que limite ergonomique. C'est une simple question d'efficience du flux de travail, n'en déplaise aux présupposés et/ou aux rustines techniques pouvant être mises en place.

Le comportement natif de LR est ce qu'il est :)

LR travaille dans un espace très large, plus large que la plupart des espaces de sortie. Les profils de sortie sont multiples et c'est à eux de s'adapter à ce que LR leur fournit. Pour cela, il faut utiliser l'intention de rendu perceptuel.

Mais c'est la même chose quand tu connectes un profil d'entrée à un profil de sortie en passant par le PCS ... Qui doit faire la compression perceptuelle ? 

C1 a choisi de brider ( certains  ??? ) de ces profils d'entrée entre l'Adobe RGB et le sRGB . ( ce qui englobe environ ce que peut faire une presse offset ) . Le pb va être si tu veux sortir vers un espace plus grand comme le Rec2020 ou le display P3.

Tu vas me dire que sRGB et autres n'ont pas d'intention de rendu perceptuel ( en icc v2 pour le sRGB ). Ben faut faire avec et trouver une solution . J'avais donné en téléchargement des LUTs qui permettaient le passage Prophoto -> sRGB -> Prophoto avec compression de Gamut ... Fallait les télécharger :D

frmfrm

Citation de: tenmangu81 le Hier à 11:12:31J'ai lu quelque part, mais je ne me souviens plus où, que ACR/Lr comprimait un peu les HL pour éviter de saturer, et c'est peut-être ce qui expliquerait la question débattue. Ça ne vous dit rien ?
J'ai toujours eu l'impression, et surtout avec les capteurs à haute dynamique récents, qu'il en "restait sous la pédale" dans les HL après le traitement Lightroom.

LR permet la récupéraion des HLs en version 2010 et 2012. Par contre la récupération se fait d'office en Process 2012. Ca permet de récupérer presque un  diaph de dynamique.

Le Process 2012 comprime effectivement les HLs avec une courbe de knee ( appliquée en plus/ avant la TRC). La correction d'expo modifie ce knee. Ca évite d'être destructeur quand on pousse l'expo. On conserve les HLs , mais on les comprime plus.

Certains affirment que la LUT de look désature un poil les HLs pour s'approcher d'un rendu argentique. C'est possible mais cela n'implique-t-il pas qu'il faut que le dév final soit proche de ce qu'a prévu le concepteur du profil. Qu'est ce que cela donne si tu passes linéaire et optimise ton expo 1 + 1/3 ???

Enfin, la correction d'expo et le contraste du module develop persona sont destructifs ( pas de knee ). La fonction Luminosité / Contraste du module pixel ne l'est pas. Davinci Resovle permet de choisir entre les 2 modes pour la fonction de contraste.

landscapephoto

Euh, oui, l'exposition et ne pas brûler les hautes lumières, tout ça... Mais le titre n'indique-t-il pas que ce fil est au sujet du X2DII, qui se vend comme capable de "high dynamic range" et peut donc afficher des reflets spéculaires sans les saturer (au moins en apparence, selon mes essais)?  :o

Photomaniak

La première chose que Chauvignat m'a expliqué c'est qu'il avait raté sa carrière de musiciens parcequ'il s'était acharné avec de mauvaises raisons...

Il la 2eme, c'est qu'il allait percer dans la mode car ses couleurs délavées, s'était l'avenir.

Force est de constater que cela n'a pas marché... et que le pb venait de lui.

Et je pense qu'il ne savait pas exposer mais que s'était voulu par contre le rendu de ses couleurs et du look de ses photos.

Il aurait exposé juste puis après décidé de rendre ses teintes pales et d'avoir son look, là oui il aurait été cohérent.
Doc couleur lui a pris la tête un jours au tel, visiblement, il l'a pas trop ramené techniquement face au techos qu'était Doc couleur (chiant mais pointu).
Car si tu as sur exposé, tu as perdu les couleurs, c'est cuit.

Photomaniak

#582
Citation de: Benaparis le Hier à 09:45:57Tu soulèves plusieurs points, mais ils mettent surtout en lumière une contradiction technique majeure dans ta propre méthode.
Tu ne peux pas affirmer d'un côté que « l'avantage de l'EVF c'est le WYSIWYG (what you see is what you get) pour placer ses tons moyens » et, de l'autre, expliquer que « à bas ISO on s'en tape de l'expo puisqu'on récupère les IL ». C'est antinomique. Si tu sous-exposes massivement à la prise de vue pour sauver certaines HLs, ton EVF te montre un sujet principal assombri. Ce que tu vois dans le viseur n'est donc absolument pas ce que tu vas obtenir après avoir tiré sur les curseurs dans ton logiciel de développement. L'EVF ne te montre alors qu'une interprétation JPEG sous-exposée, pas ton intention finale ; c'est précisément ce que j'évoquais en amont c'est une information qui doit être interprétée. Tu ferais du Jpeg direct à la limite j'aurais compris.
Par ailleurs, concernant le fait de rester connecté au modèle/sujet et de ne pas perdre de temps sur les réglages et là dessus je suis totalement raccord avec David, c'est un faux débat. Tu sembles considérer que réfléchir à la lumière et à l'exposition éloigne du sujet. C'est exactement l'inverse. C'est précisément par une pratique délibérée et l'assimilation totale des fondamentaux que l'effort technique se transforme en action intuitive. Quand on maîtrise réellement sa lumière et les capacités de son capteur, on ne perd aucun temps : l'outil devient le simple prolongement du regard. On est capable de projeter mentalement la photographie avant même de la créer, ce qui permet d'être disponible à 100% pour le modèle ou l'instant, sans avoir besoin de s'en remettre au filet de sécurité de la récupération des ombres au post-traitement.

Sur le fond, je te rejoins sur une chose : la finalité, c'est l'image, pas le posemètre ni le logiciel. On peut d'ailleurs réaliser des travaux de très haute volée avec un dispositif technique minimaliste, pourvu que l'on en maîtrise parfaitement les limites et le comportement (l'histoire de la photographie est pleine de très grands auteurs qui n'étaient pas pour autant des techniciens boulimiques).
L'outil, quel qu'il soit, doit s'effacer au profit de l'auteur. Mais prétendre que l'exposition n'a pas d'importance sous prétexte que le capteur encaisse, c'est confondre la béquille technologique avec l'intentionnalité. C'est l'exigence du travail en amont qui permet à la photographie d'apparaître et à l'appareil de disparaître, une étape que la seule confiance en la latitude du RAW ne permet généralement pas d'atteindre. 

On pourra en reparler en Septembre, si tu veux me faire comprendre un point particulier mais je pense que mon système fonctionne très bien, je ne l'exprime pas parfaitement, c'est fort possible.

Quand je dits qu'on s'en fou c'est in fine, cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas essayer de bien faire (ce que je fais toujours, tu me connais). Mais que même s'il s'avérait qu'on avait mal fait, la petite vidéo de Math nous montre qu'on a tellement de marge de nos jours, qu'on encule les mouches avec cette discussion. (D'où mon anecdote avec David : l'intention plus que la technique a focus).

Pour en revenir a l'expo, comme d'hab en photo, (comme je vois les choses) c'est un compromis et tu n'auras pas la réponse avec un posemètre ou une regle a la con 1 1/3.

Et donc mes trois etapes...
1- en matriciel expo a zero et on regarde ses high light
2- on fait un choix sur les HL si on n'a qu'a descendre pas trop on les effaces. Si cela fait trop descendre l'expo et qu'on va trop enterrer les BL et les tons moyen...
3- on doit alors faire un compromis que j'ai appris a juger en regarder le jpeg. Si c'est pas trop sombre c'est bon. Si cela devient trop sombre ba faut niker un peu le HL... tant pis, j'ai fais mon compromis.

Ouf, là, je peux pas expliquer mieux.

En tout cas, c'est ma méthode et j'en suis contant. Et j'ai observé que ceux que je t'ai cité font pareil.

Je parle pas de flash.

Pour le flash, je vais encore plus de choquer, je ne règle plus que connecté a l'écran. (On peut même prendre la pipette dans lrc si jamais mais c'est inutile. En street, je regle a vue au jpeg.

Le flashmètre cela ne sert a rien.

A chaque fois, je vois des gens comme David ou peter Coulson (qui ont une mega expérience studio) prendre leur flashmetre pour nous montrer en début de séance ( histoire d'être pédagogique) mais tout changer 15 fois a l'oeil en faisant varier les distances, les modeleurs et l'angle (donc faudrait re mesurer dans l'absolu).
Tout s'interpréte sur l'ordi. On est sans doute moins juste mais vaut mieux être moins juste, connecte avec la modele et avoir construit une belle lumière.
Et si on veut être juste avec l'ordi, un coup de pipette.

De toute façon en cas de shooting non posé, si la modele se dandine de partout (ce que j'encourage) tous tes reglages sautent même si tu as anticipé au mieux et tu obtiens des compromis.

Tu as vu sur mes derniers shooting, la lumière est bonne je trouve.

La question étant : est ce que je veux du parfait et la modèle doit être statique ou est ce que je suis en mouvement et la lumière sera moins bonne si on l'a veut avec du caractère.
Sinon y a la méthode Rancinan assez simple, il arrose tout avec 10 lumières au plafond et rajoute des fresnels pour donner son look.

Gregory Crudson aussi. Méthode cinéma. Mais faut des moyens démesurés (je suis pas encore assez barré pour me lancer).



Verso92

#583
Citation de: Photomaniak le Hier à 14:39:46La première chose que Chauvignat m'a expliqué c'est qu'il avait raté sa carrière de musiciens parcequ'il s'était acharné avec de mauvaises raisons...

Il la 2eme, c'est qu'il allait percer dans la mode car ses couleurs délavées, s'était l'avenir.

Force est de constater que cela n'a pas marché... et que le pb venait de lui.

Et je pense qu'il ne savait pas exposer mais que s'était voulu par contre le rendu de ses couleurs et du look de ses photos.

Il aurait exposé juste puis après décidé de rendre ses teintes pales et d'avoir son look, là oui il aurait été cohérent.
Doc couleur lui a pris la tête un jours au tel, visiblement, il l'a pas trop ramené techniquement face au techos qu'était Doc couleur (chiant mais pointu).
Car si tu as sur exposé, tu as perdu les couleurs, c'est cuit.

Encore une fois, tu n'as rien compris.

Les couleurs voulues par Olivier Chauvignat sont délibérées*, et non dues au fait qu'il "surexposait de 1,33 IL". D'ailleurs, si tu étais un peu plus curieux, tu te serais rendu compte, par exemple, que Nath Sakura, qui prône également l'optimisation à 1,33 IL, produit des images qui sont tout sauf délavées...


Sinon, en ce qui concerne le Docteur Couleur, il a fermé boutique (victime de son succès ?), il me semble.



*si Benjamin ou Robert passent par là, ils te le confirmeront.

Benaparis

Citation de: frmfrm le Hier à 12:16:42Le comportement natif de LR est ce qu'il est :)

Il ne faut pas te braquer sur le mot natif, le comportement du moteur Adobe est tout simplement structurel avec des choix manifestement assumés et je pense que c'est interessant de le savoir dans la spécificité que cela apporte quoi que l'on puisse décider dans sa propre production.

Citation de: frmfrm le Hier à 12:16:42LR travaille dans un espace très large, plus large que la plupart des espaces de sortie. Les profils de sortie sont multiples et c'est à eux de s'adapter à ce que LR leur fournit. Pour cela, il faut utiliser l'intention de rendu perceptuel.

L'intention de rendu perceptuel lors de la conversion vers le profil de sortie (que ce soit pour l'écran ou pour l'impression) est une étape de gestion des couleurs basique, nous sommes bien d'accord. Le problème réside dans ce qui se passe en amont. Si la courbe de réponse tonale (TRC) du moteur de développement a préalablement généré une saturation excessive ou des dérives dans les transitions chaudes, la compression perceptuelle en bout de chaîne ne fera que tasser l'ensemble pour le faire rentrer dans la cible de sortie. Elle évitera le clipping pur et dur, certes, mais elle ne corrigera en rien ce que Robert et moi avons mis en avant.

Citation de: frmfrm le Hier à 12:16:42C1 a choisi de brider ( certains ??? ) de ces profils d'entrée entre l'Adobe RGB et le sRGB . ( ce qui englobe environ ce que peut faire une presse offset ) . Le pb va être si tu veux sortir vers un espace plus grand comme le Rec2020 ou le display P3.

C'est une conception erronée du fonctionnement colorimétrique de C1. L'espace de travail interne du logiciel est extrêmement vaste, et il n'y a absolument aucun "bridage" qui empêcherait d'exploiter pleinement des profils (comme ceux que j'utilise au demeurant) et des espaces de sortie très larges, ou d'envoyer un fichier vers un traceur professionnel jet d'encre dont le gamut colorimétrique excède largement celui du sRGB ou de l'offset. La différence ne réside pas dans une limitation de l'espace, mais dans la manière algorithmique dont le logiciel gère nativement la teinte et la saturation lors des modifications de contraste ou d'exposition.
J'ajouterai qu'initialement nous discutions dans un fil dédié à C1, mais comme tu le sais j'ai aussi fait la démonstration dans d'autres logiciels comme Phocus, Iridient Developer, Affinity et RawTherapee (ces trois derniers pouvant gérer des profils de type .dcp aussi bien que des profils .icc, ce qui m'a permis d'écarter l'hypothèse de la nature du profil). Je retrouve sans problème dans ces logiciels le comportement que je connais dans C1... mais que je ne retrouve pas avec le moteur Adobe, puisque c'est bien la variable de la courbe TRC (merci RawTherapee) qui change la donne.

Citation de: frmfrm le Hier à 12:16:42Tu vas me dire que sRGB et autres n'ont pas d'intention de rendu perceptuel ( en icc v2 pour le sRGB ). Ben faut faire avec et trouver une solution . J'avais donné en téléchargement des LUTs qui permettaient le passage Prophoto -> sRGB -> Prophoto avec compression de Gamut ... Fallait les télécharger :D

C'est précisément l'illustration parfaite de ce que je soulignais. Le simple fait de devoir télécharger et appliquer des LUTs personnalisées tierces pour rattraper la gestion du gamut et compenser le comportement natif du logiciel valide exactement l'argument de la rustine. Encore une fois, la question n'est pas de savoir s'il est techniquement possible de "trouver une solution" ou de tordre le logiciel à l'aide de profils externes pour pallier ses biais. La question est de savoir pourquoi un photographe devrait s'infliger cette perte de temps quand un autre outil s'inscrit directement et nativement dans la continuité de son intention, sans imposer de bricolage algorithmique supplémentaire.

Pour info, je sais très bien m'affranchir dans Lr/ACR des problèmes évoqués sans passer par des LUTs (juste en développement), mais cela m'oblige à travailler dans une intention de rendu chromatique qui n'est pas nécessairement celle que j'ai choisie. Imagine alors la contrainte pour un photographe ayant investi chez Hasselblad précisément pour bénéficier de sa fameuse science des couleurs (le HNCS), que les logiciels d'Adobe sont pourtant censés savoir interpréter.

Pour conclure et revenir au cœur de ce fil, c'est exactement la raison pour laquelle il est parfaitement légitime de s'étonner d'un tel comportement algorithmique sous Adobe, là où le logiciel maison restitue la scène sans exiger la moindre contorsion.
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Benaparis

Citation de: Verso92 le Hier à 15:11:53Encore une fois, tu n'as rien compris.

Les couleurs voulues par Olivier Chauvignat sont délibérées*, et non dues au fait qu'il "surexposait de 1,33 IL". D'ailleurs, si tu étais un peu plus curieux, tu te serais rendu compte, par exemple, que Nath Sakura, qui prône également l'optimisation à 1,33 IL, produit des images qui sont tout sauf délavées...


Sinon, en ce qui concerne le Docteur Couleur, il a fermé boutique (victime de son succès ?), il me semble.



*si Benjamin ou Robert passent par là, ils te le confirmeront.

Pas de problèmes ;)

OC n'a jamais écrit ou parlé de surexposition contrairement à ce qu'écrit Jean-Marc, il a parlé d'optimisation d'exposition précisément pour ne pas générer de confusion...d'ailleurs la méthode qui ne marche qu'en mesure incidente (encore faut il faire correctement la mesure) doit te permettre d'acquérir les informations sans saturation et donc manière optimale par rapport au principe de quantification des capteurs numériques, d'autres appelaient cela l'exposition à droite sans théoriser le +1;33 en mesure incidente. C'est d'une simplicité biblique et évidemment les rendus délavés n'ont rien à voir avec cette méthode d'exposition.

Après personnellement j'ai une approche plus pragmatique du sujet...je n'en fait pas un totem mais que je sais que la scène va me demander un travail assez poussé au développement il est clair que si la situation le permet je vais bien évidemment optimiser mon expo ;)
Instagram : benjaminddb

frmfrm

Citation de: Benaparis le Hier à 15:24:21...
C'est une conception erronée du fonctionnement colorimétrique de C1. L'espace de travail interne du logiciel est extrêmement vaste, et il n'y a absolument aucun "bridage" qui empêcherait d'exploiter pleinement des profils (comme ceux que j'utilise au demeurant) et des espaces de sortie très larges, ou d'envoyer un fichier vers un traceur professionnel jet d'encre dont le gamut colorimétrique excède largement celui du sRGB ou de l'offset. La différence ne réside pas dans une limitation de l'espace, mais dans la manière algorithmique dont le logiciel gère nativement la teinte et la saturation lors des modifications de contraste ou d'exposition.
...

Bon, voila un truc qui aurait du être réglé en quelques messages et qui s'éternise :(

Robert à produit des exemple de développement réalisés avec un mauvais profil. Je t'ai demandé au début de fournir tes images RAW ou tiff 16 bits prophoto est tu as refusé :)

Maintenant, C1 comment son traitement dans l'espace de l'APN qui est l'espace le plus grand possible pour cet appareil. Il travaille sur les données RGB du capteur. Le bridage ( si il y a bridage ) intervient au moment de l'application du profil d'entrée. C'st lui qui définit/restreint le Gamut de l'appareil.

Voir le graph du post ci-dessous :

Citation de: frmfrm le Mars 13, 2026, 23:13:15Voila ci-dessous, le gamut d'un profil fourni par C1 pour un Nikon 850.

La représentation est obtenue par un outil présent dans Displaycal.

Après application du profil de l'appareil utilisé par C1, les photos développées ont un Gamut proche de l'AdobeRGB.

La compression de Gamut à lieu lors de l'application de la LUT 16 bits A2B du profil d'entrée. Enfin, je crois :)



Pour le reste, j'ai déjà assez parlé donc point final comme dirait Olivier ( le breton , pas Chauvignat ).


Réaliste

Citation de: Benaparis le Août 21, 2026, 16:27:18........... il y a souvent besoin de répéter la chose plusieurs fois pour qu'elle finisse par s'ancrer...rien d'anormal à cela au demeurant. :)
j'avais un formateur pour adultes qui disait qu'il fallait expliquer les choses 3 fois au moins de manière différente pour que quelqu'un ne connaissant pas un sujet puisse le retenir ;)

frmfrm

#588
Citation de: Verso92 le Hier à 15:11:53Encore une fois, tu n'as rien compris.

Les couleurs voulues par Olivier Chauvignat sont délibérées*, et non dues au fait qu'il "surexposait de 1,33 IL". D'ailleurs, si tu étais un peu plus curieux, tu te serais rendu compte, par exemple, que Nath Sakura, qui prône également l'optimisation à 1,33 IL, produit des images qui sont tout sauf délavées...


Sinon, en ce qui concerne le Docteur Couleur, il a fermé boutique (victime de son succès ?), il me semble.



*si Benjamin ou Robert passent par là, ils te le confirmeront.

Oui, on peut tout à fait augmenter la saturation à postériori.

Le pb de sa méthode, pour moi, c'est qu'il utilisait l'histo de LR en process 2012 pour montrer jusqu'où on pouvait aller, mais ce process incorpore la récupération des canaux clippés.

Enfin, il y a une différence d'un demi diaph entre une mesure incidente et une mesure réfléchie sur une charte 18% . C'est ce qu'indique la doc de la gray card Kodak. Une mesure incidente avec dôme est équivalente à une scène de 12% . Ca n'arrange pas les choses .

Il doit suffire d'aligner les chiffres pour voir que cette méthode ne laisse pas beaucoup de HLs. Utilisable si tu te promènes avec ta bombe à matter pour éviter toute légère spéculaire ( peinture satinée ou short de Rocheteau de la grande époque )

frmfrm

Citation de: landscapephoto le Hier à 14:13:46Euh, oui, l'exposition et ne pas brûler les hautes lumières, tout ça... Mais le titre n'indique-t-il pas que ce fil est au sujet du X2DII, qui se vend comme capable de "high dynamic range" et peut donc afficher des reflets spéculaires sans les saturer (au moins en apparence, selon mes essais)?  :o

Affinity a du mal à ouvrir les fichiers produits par Robert en mode 16 bits. Il faut passer en mode 32 bits linear si on ne veut pas clipper à 0 le canal bleu dans ses exemples. ( ou remonter les noirs avec le curseur qui va bien en mode 16 bits)

Maintenant, pour capter des spéculaires il faut généralement sous exposer ou pas en tenant compte la position du gris moyen par rapport à la saturation du capteur.

Le choix de la position du gris moyen / à la saturation est du ressort du fabricant, mais rien ne t'oblige à le subir.

Avec un Olympus, je surexpose systématiquement d'un demi diaph pour que le calage soit comme mes Canon et que mes LUTs soient adaptées. Mes Canons capturent 3,5 diaphs de HLs et mon Olympus 4 diaphs.

Réaliste

Citation de: frmfrm le Hier à 15:50:49........ C1 comment son traitement dans l'espace de l'APN qui est l'espace le plus grand possible pour cet appareil. Il travaille sur les données RGB du capteur. Le bridage ( si il y a bridage ) intervient au moment de l'application du profil d'entrée. C'st lui qui définit/restreint le Gamut de l'appareil......
D'où l'intérêt de réaliser ou faire réaliser un profil colorimetrique qui permettra de s'affranchir de l'interprétation que le concepteur/réalisateur du logiciel n'aura pas manqué d'introduire (« bridage », contraste, saturation). Ainsi vous partirez d'une base neutre qui permettra à votre créativité de s'exprimer plus simplement.

Benaparis

Citation de: frmfrm le Hier à 15:50:49Bon, voila un truc qui aurait du être réglé en quelques messages et qui s'éternise :(
Robert à produit des exemple de développement réalisés avec un mauvais profil. Je t'ai demandé au début de fournir tes images RAW ou tiff 16 bits prophoto est tu as refusé :)

Si le fil s'est allongé, c'est précisément parce qu'il fallait procéder avec méthode, en isolant chaque variable pour dépasser les simples suppositions et présupposés... et que tu n'as pas voulu admettre, in fine, la validité d'un protocole qui consiste à reproduire le même phénomène dans les mêmes conditions en isolant précisément la variable à l'origine de l'observation critique.

Le fait de ne pas partager un RAW personnel n'entrave en rien cette démarche, puisque le phénomène est parfaitement reproductible.

Quant à la théorie du "mauvais profil" de Robert, je rappelle (comme détaillé précédemment) que de mon côté j'ai testé et analysé le comportement avec des profils .dcp en les modifiant selon tes propres recommandations, ainsi qu'avec des profils .icc sur une multitude de logiciels tiers. La seule variable qui déclenche le comportement décrié reste invariablement la courbe TRC calquée sur le moteur Adobe. Le profil n'est donc pas le coupable.

Citation de: frmfrm le Hier à 15:50:49Maintenant, C1 comment son traitement dans l'espace de l'APN qui est l'espace le plus grand possible pour cet appareil. Il travaille sur les données RGB du capteur. Le bridage ( si il y a bridage ) intervient au moment de l'application du profil d'entrée. C'st lui qui définit/restreint le Gamut de l'appareil.

Pourquoi te braquer sur C1 et sur ses profils standards (alors que j'ai aussi illustré avec un profil d'entrée custom dans C1 qui est très proche du Prophoto) comme si cela invalidait l'observation ? Comme je te l'ai encore rappelé précédemment, pour isoler le souci de comportement relevé avec le moteur Adobe, j'ai également illustré le propos avec trois autres logiciels utilisant des profils à matrice .dcp, sans rencontrer le problème évoqué.

Par ailleurs, croire que le prétendu "bridage" d'un profil d'entrée dicte le résultat final, c'est oublier l'ordre des opérations du pipeline RAW. Le profil d'entrée se contente de caractériser et de placer les couleurs initiales dans l'immense espace de travail interne du logiciel. Ensuite, l'algorithme du logiciel te permet, entre autres, d'étirer ou de restreindre ladite caractérisation. Le problème que nous soulevons n'est donc pas une question de conteneur (le gamut d'entrée), mais bien de choix d'interprétation dans une situation donnée.

Citation de: frmfrm le Hier à 15:50:49Pour le reste, j'ai déjà assez parlé donc point final comme dirait Olivier ( le breton , pas Chauvignat ).

Dont acte... jusqu'au prochain épisode.  ;)
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Photomaniak

Citation de: Benaparis le Hier à 15:36:39Pas de problèmes ;)

OC n'a jamais écrit ou parlé de surexposition contrairement à ce qu'écrit Jean-Marc, il a parlé d'optimisation d'exposition précisément pour ne pas générer de confusion...d'ailleurs la méthode qui ne marche qu'en mesure incidente (encore faut il faire correctement la mesure) doit te permettre d'acquérir les informations sans saturation et donc manière optimale par rapport au principe de quantification des capteurs numériques, d'autres appelaient cela l'exposition à droite sans théoriser le +1;33 en mesure incidente. C'est d'une simplicité biblique et évidemment les rendus délavés n'ont rien à voir avec cette méthode d'exposition.

Après personnellement j'ai une approche plus pragmatique du sujet...je n'en fait pas un totem mais que je sais que la scène va me demander un travail assez poussé au développement il est clair que si la situation le permet je vais bien évidemment optimiser mon expo ;)

Et moi non plus je n'ai jamais dit qu'il sur exposait volontairement !

Par contre j'ai dit que le résultat, a son insu, était qu'a la fin il sur exposait tout en étant persuade de ne pas le faire.
Et que ce bon docteur couleur lui avait prouve dans des discussions comme celle de Benjamin et frmfrm que je ne lits pas pour m'éviter un dolipran.

Quand a ton pote Verso a perruque... si tu pouvais le garder pour tes week end et éviter de le ramener dans les conversations, tu fais ce que tu veux de ta vie :)

Benaparis

Citation de: Photomaniak le Hier à 17:04:38Et moi non plus je n'ai jamais dit qu'il sur exposait volontairement !

Ce n'est peut être pas ce que tu penses mais c'est pourtant ce que tu as écrit  ;) :

Citation de: Photomaniak le Hier à 14:39:46Car si tu as sur exposé, tu as perdu les couleurs, c'est cuit.

Le fait de choisir d'avoir des couleurs "délavés" est un choix esthétique mais pas la résultante d'une optimisation d'exposition correctement réalisée...on ne parle donc pas de sur-exposition.

Citation de: Photomaniak le Hier à 17:04:38Quand a ton pote Verso a perruque... si tu pouvais le garder pour tes week end et éviter de le ramener dans les conversations, tu fais ce que tu veux de ta vie :)

Il est assez grand pour intervenir quand il a envie, a fortiori dans un fil qu'il a initié...Pour le reste j'entends bien ne pas faire autrement. :)

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Verso92

Citation de: Benaparis le Hier à 17:49:46Il est assez grand pour intervenir quand il a envie, a fortiori dans un fil qu'il a initié...

N'est-ce pas...

tenmangu81

Citation de: Benaparis le Hier à 15:24:21Il ne faut pas te braquer sur le mot natif, le comportement du moteur Adobe est tout simplement structurel avec des choix manifestement assumés et je pense que c'est interessant de le savoir dans la spécificité que cela apporte quoi que l'on puisse décider dans sa propre production.

L'intention de rendu perceptuel lors de la conversion vers le profil de sortie (que ce soit pour l'écran ou pour l'impression) est une étape de gestion des couleurs basique, nous sommes bien d'accord. Le problème réside dans ce qui se passe en amont. Si la courbe de réponse tonale (TRC) du moteur de développement a préalablement généré une saturation excessive ou des dérives dans les transitions chaudes, la compression perceptuelle en bout de chaîne ne fera que tasser l'ensemble pour le faire rentrer dans la cible de sortie. Elle évitera le clipping pur et dur, certes, mais elle ne corrigera en rien ce que Robert et moi avons mis en avant.

C'est une conception erronée du fonctionnement colorimétrique de C1. L'espace de travail interne du logiciel est extrêmement vaste, et il n'y a absolument aucun "bridage" qui empêcherait d'exploiter pleinement des profils (comme ceux que j'utilise au demeurant) et des espaces de sortie très larges, ou d'envoyer un fichier vers un traceur professionnel jet d'encre dont le gamut colorimétrique excède largement celui du sRGB ou de l'offset. La différence ne réside pas dans une limitation de l'espace, mais dans la manière algorithmique dont le logiciel gère nativement la teinte et la saturation lors des modifications de contraste ou d'exposition.
J'ajouterai qu'initialement nous discutions dans un fil dédié à C1, mais comme tu le sais j'ai aussi fait la démonstration dans d'autres logiciels comme Phocus, Iridient Developer, Affinity et RawTherapee (ces trois derniers pouvant gérer des profils de type .dcp aussi bien que des profils .icc, ce qui m'a permis d'écarter l'hypothèse de la nature du profil). Je retrouve sans problème dans ces logiciels le comportement que je connais dans C1... mais que je ne retrouve pas avec le moteur Adobe, puisque c'est bien la variable de la courbe TRC (merci RawTherapee) qui change la donne.

C'est précisément l'illustration parfaite de ce que je soulignais. Le simple fait de devoir télécharger et appliquer des LUTs personnalisées tierces pour rattraper la gestion du gamut et compenser le comportement natif du logiciel valide exactement l'argument de la rustine. Encore une fois, la question n'est pas de savoir s'il est techniquement possible de "trouver une solution" ou de tordre le logiciel à l'aide de profils externes pour pallier ses biais. La question est de savoir pourquoi un photographe devrait s'infliger cette perte de temps quand un autre outil s'inscrit directement et nativement dans la continuité de son intention, sans imposer de bricolage algorithmique supplémentaire.

Pour info, je sais très bien m'affranchir dans Lr/ACR des problèmes évoqués sans passer par des LUTs (juste en développement), mais cela m'oblige à travailler dans une intention de rendu chromatique qui n'est pas nécessairement celle que j'ai choisie. Imagine alors la contrainte pour un photographe ayant investi chez Hasselblad précisément pour bénéficier de sa fameuse science des couleurs (le HNCS), que les logiciels d'Adobe sont pourtant censés savoir interpréter.

Pour conclure et revenir au cœur de ce fil, c'est exactement la raison pour laquelle il est parfaitement légitime de s'étonner d'un tel comportement algorithmique sous Adobe, là où le logiciel maison restitue la scène sans exiger la moindre contorsion.

Tout est dit !! Encore une fois, merci Benjamin pour exposer si clairement tes (nos) arguments.

Photomaniak

Citation de: Benaparis le Hier à 17:49:46Ce n'est peut être pas ce que tu penses mais c'est pourtant ce que tu as écrit  ;) :

Le fait de choisir d'avoir des couleurs "délavés" est un choix esthétique mais pas la résultante d'une optimisation d'exposition correctement réalisée...on ne parle donc pas de sur-exposition.

Il est assez grand pour intervenir quand il a envie, a fortiori dans un fil qu'il a initié...Pour le reste j'entends bien ne pas faire autrement. :)



Tu m'as encore mal lu deux fois :)

Mais bon passons, marre de répéter. Je préfère te parler, sur le forum, ça passe pas.

gemphoto

Citation de: Verso92 le Hier à 18:10:56N'est-ce pas...

Trop drôle la réaction du gas!!! il n'a toujours pas compris qu'il n'est pas sur SON forum.

Photomaniak

#598
Petit hors sujet, l'expo a Wetzlar de la femme de wim wenders est incroyable.

Rien que pour ça, ça vaut le déplacement.

Verso92

Citation de: gemphoto le Hier à 18:50:33Trop drôle la réaction du gas!!! il n'a toujours pas compris qu'il n'est pas sur SON forum.

Confusion avec sa page Instagram ?