Hasselblad X2DII... quid ?

Démarré par Verso92, Mars 24, 2026, 20:29:56

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frmfrm

Citation de: matopho le Hier à 10:20:48Si, si, en mode normal c'est 3,33 Il. La mesure à été faite sur le  RAW.
Les modes 200 et 400 ne changent pas le capteur, c'est purement logiciel.
Le principe est le même : savoir où se situe la saturation du capteur et l'utiliser pour exposer le plus à droite et emmagasiner le plus de photons possible.
PS : pour moi ce hors sujet est clos.

Ben, fais l'essai avec rawdigger ... oui pas;)

En DR200 l'APN sous expose d'un diaph par rapport au DR100. Tu exposes avec une mesure à 200 ISO mais l'APN garde le gain appliqué pour une expo à 100 ISO.

C'est pareil pour les Canons. Affinity photo ne sais pas traiter les photos en mode priorité des HLs. Les photos prises dans ce mode développées dans Affinity sont sous dév d'un diaph.


Ceci dit, j'veux bien clore le sujet car j'ai d'aut trucs à faire aussi ;)
 

Verso92

Citation de: matopho le Hier à 10:20:48Le principe est le même : savoir où se situe la saturation du capteur et l'utiliser pour exposer le plus à droite et emmagasiner le plus de photons possible.

C'est le principe, oui.


(ne pas oublier de développer en linéaire)

tenmangu81

Citation de: frmfrm le Hier à 10:42:49Ceci dit, j'veux bien clore le sujet car j'ai d'aut trucs à faire aussi ;)
 

Et puis on est un peu loin du sujet du fil....

55micro

Citation de: matopho le Août 30, 2026, 23:30:38Je remets ma méthode.
-------
- A
 Déterminer le seuil de saturation du capteur :
- faire une mesure spot sur une surface blanche ou grise uniforme, peu importe le contexte, labo ou lumière naturelle, pourvu que l'éclairage reste constant pendant l'essai,
- augmenter l'exposition par tiers d'IL jusqu'à saturation d'un canal,
- prendre comme valeur de surexposition possible celle juste avant écrêtage d'un canal, en général le vert. RawDigger peut aider dans cet essai.
Pour mes Fuji : +3,33 IL


Heu... je suppose que ton point de départ doit être un gris moyen non (et pas "blanche ou grise uniforme"), sinon je ne vois pas trop à partir de quelle référence tu comptes +3,33 IL

Sinon c'est bien le sujet du fil, puisque si Verso veut un X2DII j'imagine que ce n'est pas seulement pour la définition mais aussi pour la perfo du capteur en dynamique?
Choisir c'est renoncer.

tenmangu81

Citation de: 55micro le Hier à 12:32:05Sinon c'est bien le sujet du fil, puisque si Verso veut un X2DII j'imagine que ce n'est pas seulement pour la définition mais aussi pour la perfo du capteur en dynamique?

Certes, mais on est parti sur une discussion générale concernant les méthodes d'exposition. La dynamique du capteur du X2D II n'est pas à discuter, puisque c'est la meilleure du marché dans cette catégorie....  :angel:
Ceci étant, ce n'est pas le premier fil qui dérive un peu, et, finalement, chacun a le droit de commenter et dire ce qu'il veut dans n'importe quel fil, c'est ce qu'on appelle la liberté d'expression  ;D

matopho

#730
Citation de: 55micro le Hier à 12:32:05Heu... je suppose que ton point de départ doit être un gris moyen non (et pas "blanche ou grise uniforme"), sinon je ne vois pas trop à partir de quelle référence tu comptes +3,33 IL
Toute surface sous le point de mesure spot est considérée comme du gris moyen. Il faut juste qu'elle soit uniforme. Je détermine quand la surexposition de cette surface apparait.
Mais je ne mesure pas l'exposition sur cette surface; je suis dans une phase de détermination des caractéristiques d'un capteur.

Cette fois-ci c'est le dernier hors sujet, je ne rectifierai plus.
PS : à titre de curiosité, quelle est la capacité de décalage de l'exposition avant saturation d'un X2D II. Achat ...

+ c loin - c net

Benaparis

Citation de: frmfrm le Août 30, 2026, 22:31:45La saturation à 3,3 du gris moyen n'est pas choisie par tous les fabricants.

Mais, en admettant qu'on a un boitier qui sature à 3.3 diaphs et que l'on effectue une mesure spot ttl par ex. Si tu ajoutes 1,3 diaph tu places en fait ta saturation à 2 diaphs du gris 18%. Ca doit pas être loin de 4*18%  ou environ 70%. Tu vas cramer tout ce qui est à une luminance supérieure à 70%. T'es loin de ne cramer que les spéculaires.

Le patch blanc d'une color checker, c'est 90% ... de même que la face blanche d'une Gray Card Kodak. Le Rec709 de base place la saturation à 90% aussi et c'est pas se qui se fait de mieux ;)

On est souvent en désaccord sur certains sujets, et je reconnais avoir mis un peu de temps à le comprendre à cause de certaines variables dont je n'avais pas tenu compte, mais je suis tout à fait d'accord avec toi ici :)

Après, je me demande si les deux formateurs qui prônent cette méthode ont déjà fait l'essai avec une source dans l'axe (comme avec un flash annulaire par exemple). Dans cette configuration, on rencontrerait inévitablement le souci que tu évoques : tout ce qui dépasse 70 % de réflectance serait saturé sur un APN dont l'écrêtage est calé à +3,33 IL du gris moyen. Comme c'est rarement le cas dans leurs plans d'éclairage à ma connaissance, c'est très probablement ce qui fait que "ça passe".

Il faut aussi prendre en compte leurs flux de travail. Pour OC, il y a l'utilisation de Lightroom et sa puissante routine de reconstruction des hautes lumières que tu as évoqué. Nath, en revanche, utilise Capture One (qui est beaucoup plus strict), mais il me semble qu'elle pointe son dôme non pas dans l'axe de l'appareil, mais dans l'axe de la source. C'est précisément ce biais géométrique qui permet de préserver les hautes lumières sur le sujet photographié (je ne sais pas ce qu'il en est pour OC sur ce point précis).

Citation de: matopho le Août 30, 2026, 23:30:38Je remets ma méthode.

C'est aussi la mienne pour déterminer cette fameuse saturation, après en pratique quand j'utilise la visée électronique (disposant des 2 systèmes sur mon M) en réglant correctement mon APN (simulation jpeg et valeur d'avertissement d'écrétage des Hls) je dois dire que c'est très facile pour optimiser l'expo en se calant à droite (en sacrifiant si besoin ce qui n'aurait aucun interêt).

Citation de: matopho le Hier à 10:20:48Si, si, en mode normal c'est 3,33 Il. La mesure à été faite sur des RAW.
Les modes 200 et 400 ne changent pas le capteur, c'est purement logiciel.
Le principe est le même : savoir où se situe la saturation du capteur et l'utiliser pour exposer le plus à droite et emmagasiner le plus de photons possible.
PS : pour moi ce hors sujet est clos.

Oui mais frmfrm à raison, ces modes ne font que décaler la saturation d'autant de diaph que le gris moyen sera sous-exposé au niveau du raw (pas du jpeg pour lequel ce genre de mode est en fait véritablement utile).
Instagram : benjaminddb

Verso92

Citation de: Benaparis le Hier à 16:49:12Il faut aussi prendre en compte leurs flux de travail. Pour OC, il y a l'utilisation de Lightroom et sa puissante routine de reconstruction des hautes lumières que tu as évoqué. Nath, en revanche, utilise Capture One (qui est beaucoup plus strict), mais il me semble qu'elle pointe son dôme non pas dans l'axe de l'appareil, mais dans l'axe de la source. C'est précisément ce biais géométrique qui permet de préserver les hautes lumières sur le sujet photographié (je ne sais pas ce qu'il en est pour OC sur ce point précis).

Peut-être devrais tu, Benjamin, lui poser la question directement (j'ai vu que tu intervenais quelquefois sur ses sujets) ?

Photomaniak

OC pointe le flashmetre boule rentrée directement sur la source. Du front du modele vers la source.

David m'a dit que s'était une erreur d'ailleurs, dôme sortie, c'est mieux.

Verso92

Citation de: Photomaniak le Hier à 22:14:34OC pointe le flashmetre boule rentrée directement sur la source. Du front du modele vers la source.

David m'a dit que s'était une erreur d'ailleurs, dôme sortie, c'est mieux.

Il me semble que :

Dôme sorti, c'est pour un sujet "3D".

Dôme rentré, c'est pour un sujet plat.

seba

Nath Sakura donne des conseils basés sur la qualité de l'éclairage, avec des justifications assez absconses.
OC je ne suis pas sûr mais je crois qu'il suit à peu près la même "logique".
Beaucoup de photographes font à peu près pareil.

seba

#736
Les modes d'emploi des posemètres donnent des directives très différentes, basées non sur la qualité de l'éclairage mais sur la nature du sujet.
Sujet 3D = dôme sorti.
Sujet plat = dôme rentré.
Dôme rentré aussi pour mesurer des éclairements. Il est indiqué " Lumisphere Retracted (flat)" pour signaler que la réponse du dôme rétracté est la même que celle d'un diffuseur plat.

Benaparis

Citation de: Verso92 le Hier à 21:03:14Peut-être devrais tu, Benjamin, lui poser la question directement (j'ai vu que tu intervenais quelquefois sur ses sujets) ?

Pour être honnête, même si sur le principe je trouve qu'elle a raison d'inviter les photographes à plus de rigueur et de discipline (ne serait-ce que pour acquérir les fondamentaux nécessaires), j'ai remarqué que sur certains sujets, elle était parfois un peu à côté de la plaque ou ne tirait pas les bonnes conclusions. Elle a aussi quelques idées très arrêtées, et hélas, la contradiction ou la nuance passent assez mal... Je risquerais donc d'y perdre mon temps. :)

PS : Je me souviens lui avoir expliqué que disposer de 16 bits d'échantillonnage donc de valeurs n'était utile que pour travailler le fichier (faire les calculs mathématiques et éviter les cassures tonales), mais pas pour visualiser une photo finie, vu que nos supports de diffusion n'affichent pas plus de 8 bits (voire 10 bits pour certains écrans HDR). Je lui avais également précisé que le gamut était un sujet connexe, mais totalement différent... Ce à quoi elle m'a répondu : "Vivement les imprimantes 16 bits".
Elle n'avait visiblement pas saisi la limite mécanique et physique a fortiori sur un support analogique (en l'occurrence le papier, qui ne pose aucun problème à ce niveau). Les véritables contraintes du tirage étant liées au gamut et à la Dmax, et non à l'échantillonnage. :)
Instagram : benjaminddb

Verso92

Citation de: Benaparis le Aujourd'hui à 07:04:11Pour être honnête, même si sur le principe je trouve qu'elle a raison d'inviter les photographes à plus de rigueur et de discipline (ne serait-ce que pour acquérir les fondamentaux nécessaires), j'ai remarqué que sur certains sujets, elle était parfois un peu à côté de la plaque ou ne tirait pas les bonnes conclusions. Elle a aussi quelques idées très arrêtées, et hélas, la contradiction ou la nuance passent assez mal... Je risquerais donc d'y perdre mon temps. :)

Oui : elle fait des blocages, notamment, sur les hybrides ou ce qu'elle appelle, à tort, les objectifs "computationnels"...  ;-)

Citation de: Benaparis le Aujourd'hui à 07:04:11PS : Je me souviens lui avoir expliqué que disposer de 16 bits d'échantillonnage donc de valeurs n'était utile que pour travailler le fichier (faire les calculs mathématiques et éviter les cassures tonales), mais pas pour visualiser une photo finie, vu que nos supports de diffusion n'affichent pas plus de 8 bits (voire 10 bits pour certains écrans HDR). Je lui avais également précisé que le gamut était un sujet connexe, mais totalement différent... Ce à quoi elle m'a répondu : "Vivement les imprimantes 16 bits".
Elle n'avait visiblement pas saisi la limite mécanique et physique a fortiori sur un support analogique (en l'occurrence le papier, qui ne pose aucun problème à ce niveau). Les véritables contraintes du tirage étant liées au gamut et à la Dmax, et non à l'échantillonnage. :)

J'ai remarqué ça, aussi : elle parle sans arrêt de milliards de couleurs, sans discernement sur l'acquisition en vue du développement et l'image finalisée, en effet.

Benaparis

Citation de: Photomaniak le Hier à 22:14:34OC pointe le flashmetre boule rentrée directement sur la source. Du front du modele vers la source.

CQFD, merci... ;)

L'utilisation de la "boule rentrée" (qui agit de fait comme un diffuseur plat ou lumidisc) vient confirmer exactement ce qui a été calculé plus haut. En procédant ainsi, il mesure l'intensité pure et maximale de la source, sans intégrer la chute d'éclairement (les ombres propres) que prendrait en compte le volume d'un dôme 3D.

Citation de: Photomaniak le Hier à 22:14:34David m'a dit que s'était une erreur d'ailleurs, dôme sortie, c'est mieux.

Oui, disons que pour modeler un sujet tridimensionnel, la cellule pointée vers l'appareil avec le dôme sorti reste la méthode normale d'utilisation (les posemètres incidents sont conçus pour fonctionner selon cette géométrie).

Par ailleurs, OC et Nath utilisent tous les deux des cellules Sekonic haut de gamme, un matériel de pointe que l'on peut justement étalonner via une procédure stricte afin de programmer la limite physique exacte d'écrêtage des hautes lumières de son propre boîtier ou film.

Pour l'anecdote, lors d'un stage chez OC fin 2007/début 2008 de mémoire, je cherchais à analyser ses setups d'éclairage. J'étais venu avec mon Hasselblad 503, et justement ma Sekonic 758D (qui dispose de cette fonction de profilage mais que je n'avais pas fait). L'enjeu pour moi était de réaliser un portrait high-key sur diapositive – un support qui, par nature, ne tolère absolument aucune erreur d'exposition ni aucun rattrapage dans les hautes lumières. J'ai donc dû adapter les valeurs indiquées sur la cellule pour avoir le résultat désiré sur la bases des connaissances que j'avais à l'époque.
Lorsqu'il a examiné les résultats, cela a dû le faire réfléchir... À l'époque, il travaillait au jugé et n'utilisait pas de cellule. Il a acquis la sienne peu de temps après. :)
Instagram : benjaminddb

Photomaniak

#740
Tu me connais je suis un terrien qui n'aime pas me perdre dans la technique. (De Toute façon, je n'ai pas l'esprit scientifique comme vous).

Donc je propose une solution bien plus simple si l'on n'est pas en argentique.

L'utilisation de l'ordi connecté change toute l'approche. Tu règles a vue. Et en plus tu vois l'image développée donc clairement si ça écrête ou pas.

Si tu veux que la séance soit fluide, c'est même obligatoire, il me semble.

Si je ne faisais qu'un portrait où je veux tout maximiser j'utiliserais une Chartre de gris et je réglerais a la pipette selon.
Peau clair zone 4 + 1 il et peau noir zone 4 -1 a -2 il.

De toute façon en multisource, le flashmetre permet de régler des intensités mais pas le rendu.
Sur les autres sources, faut il - 1 il ? Ou - 0,5 il ? -2 il ?
Sans voir le résultat a l'ordi, bon courage.

Bref, le flashmetre ne sert a rien pour moi. Je le remplace pour l'observation de l'image développée et si je veux être précis, la pipette.

Rancinan et Coulson font pareil même s'ils partent avec un premier réglage au flashmetre, ils l'abandonne rapidement et se fixent sur l'écran.

Photomaniak

Citation de: Photomaniak le Aujourd'hui à 08:13:11Tu me connais je suis un terrien qui n'aime pas me perdre dans la technique. (De Toute façon, je n'ai pas l'esprit scientifique comme vous).

Donc je propose une solution bien plus simple si l'on n'est pas en argentique.

L'utilisation de l'ordi connecté change toute l'approche. Tu règles a vue. Et en plus tu vois l'image développée donc clairement si ça écrête ou pas.

Si tu veux que la séance soit fluide, c'est même obligatoire, il me semble.

Si je ne faisais qu'un portrait où je veux tout maximiser j'utiliserais une Chartre de gris et je réglerais a la pipette selon.
Peau clair zone 4 + 1 il et peau noir zone 4 -1 a -2 il.

De toute façon en multisource, le flashmetre permet de régler des intensités mais pas le rendu.
Sur les autres sources, faut il - 1 il ? Ou - 0,5 il ? -2 il ?
Sans voir le résultat a l'ordi, bon courage.

Bref, le flashmetre ne sert a rien pour moi (je cale juste au début ma source principale, histoire de partir d'une base propre puis je l'oublie)(comme un preset au développement). Je le remplace pour l'observation de l'image développée et si je veux être précis, la pipette.

Rancinan et Coulson font pareil même s'ils partent avec un premier réglage au flashmetre, ils l'abandonne rapidement et se fixent sur l'écran.

Photomaniak

Zone 6 peau clair. Correction.

Benaparis

Citation de: Photomaniak le Aujourd'hui à 08:13:11Tu me connais je suis un terrien qui n'aime pas me perdre dans la technique. (De Toute façon, je n'ai pas l'esprit scientifique comme vous).
[...]
Bref, le flashmetre ne sert a rien pour moi. Je le remplace pour l'observation de l'image développée et si je veux être précis, la pipette.
Rancinan et Coulson font pareil même s'ils partent avec un premier réglage au flashmetre, ils l'abandonne rapidement et se fixent sur l'écran.

Ouh là, tout doux bijoux ! Tu mélanges un peu tout. Moi non plus je ne suis pas un scientifique, mais à un moment donné, il faut comprendre ce que l'on fait et ne pas partir au doigt mouillé en se disant "on bricole et on verra bien à l'écran après".

Tu cites des photographes de renom, auxquels on pourrait d'ailleurs rajouter David, qui ont une maîtrise absolue de leur lumière. S'ils s'affranchissent du flashmètre en cours de séance pour se fixer sur l'écran, c'est parce qu'ils savent déjà intimement ce que produit un ratio de contraste de 0,5 IL, 1 IL ou 2 IL. Ils n'ont pas besoin de le voir à l'écran pour le concevoir.

En éclairage multisource, l'intérêt du flashmètre n'est pas de te donner le "rendu" esthétique, il est indispensable pour mesurer et construire tes ratios de contraste avec certitude. Il faut savoir construire sa lumière sans dépendre de ce que tu vois à l'écran comme seule validation. L'écran connecté est évidemment très utile parce qu'il fluidifie la séance et rassure tout le monde, mais quand tu prépares ton setup, le gain de temps offert par une cellule est colossal.

Je te l'ai dit et répété : maîtrise d'abord, et adapte-toi ensuite. La différence entre toi et toutes ces personnes avec qui tu fais des stages, c'est qu'ils maîtrisent parfaitement les fondamentaux liés à leur domaine d'excellence. Qu'ils trouvent ensuite des raccourcis logistiques pour se faciliter la vie sur le plateau, ça se comprend totalement.

Mais tu n'en es pas encore là. Griller les étapes en te reposant sur l'écran, c'est précisément ce qui fait que tu commets encore souvent des erreurs qui seraient évitables si, à la base, tu savais analyser correctement une situation lumineuse pour y répondre techniquement.
Instagram : benjaminddb

Photomaniak

On regarde l'écran non pas après mais pendant en construisant et a la pipette tu es bien plus precis c'est indéniable.

Je peux mesurer une 2 eme source et alors ? Tu choisis - 1 il - 1/2 il ? Tu te bases sur quoi pour faire ton choix si ce n'est le rendu a l'écran ?

mingmonk

#745
Citation de: Benaparis le Hier à 16:49:12[...]
Oui mais frmfrm à raison, ces modes ne font que décaler la saturation d'autant de diaph que le gris moyen sera sous-exposé au niveau du raw (pas du jpeg pour lequel ce genre de mode est en fait véritablement utile).

A quantité de lumière égale reçue par le capteur, que ce soit à DR100, DR200 ou DR400, cela n'altère en rien les RAW. C'est vérifiable sur RawDigger.

Donc, si vous êtes à la limite de la saturation du capteur à DR100 et que vous vouliez enregistrer aussi en Jpeg, vous allez utiliser les fonctions DR200 ou DR400... L'exposition est toujours optimisée pour le RAW, et c'est sous-exposé de 1 EV (DR200) ou de 2 EV (DR400) pour le Jpeg.

Benaparis

Citation de: Photomaniak le Aujourd'hui à 10:29:09On regarde l'écran non pas après mais pendant en construisant et a la pipette tu es bien plus precis c'est indéniable.
Je peux mesurer une 2 eme source et alors ? Tu choisis - 1 il - 1/2 il ? Tu te bases sur quoi pour faire ton choix si ce n'est le rendu a l'écran ?

Déjà, si tu sais ce que tu fais, ton exposition tu la cales en deux-deux sans avoir besoin de la moindre pipette à l'écran.

Tu te demandes sur quoi te baser pour choisir entre -1 IL et -0,5 IL ? Sur ta mémoire visuelle et ton expérience photographique. Connaître par cœur l'impact visuel d'un ratio de contraste, c'est un truc qui s'apprend en moins d'une heure. À l'époque, je l'ai bien appris avec du film (où il fallait faire développer avant de voir la moindre image).

L'exercice est redoutable de simplicité, tu peux le faire tout seul. Tu prends deux sources et un cobaye (un mannequin factice par exemple). Tu places ta lumière principale (key light) d'un côté, et tu utilises ta seconde source pour déboucher la partie non éclairée. Ensuite, avec ta cellule, tu crées méthodiquement tes écarts de contraste : tu fais des paliers de -0,5 IL jusqu'à -3 IL voire plus si tu veux. Tu regardes le résultat, et si tu as un minimum de mémoire, l'effet de chaque ratio s'imprimera dans ton cerveau.

Une fois que tu as fait ce travail, tu sais exactement ce que produit un ratio de -2 IL sur des volumes par exemple. Tu pourras créer ton setup à la cellule avec certitude, sans avoir besoin de tâtonner indéfiniment devant ton écran. Bref, c'est du basique de chez basique. L'écran connecté est là pour le confort, pas pour apprendre la lumière à ta place. :)
Instagram : benjaminddb

Benaparis

#747
quote author=mingmonk link=msg=9524484 date=1788253118]
A quantité de lumière égale reçue par le capteur, que ce soit à DR100, DR200 ou DR400, cela n'altère en rien les RAW. C'est vérifiable sur RawDigger.
Donc, si vous êtes à la limite de la saturation du capteur à DR100 et que vous vouliez enregistrer aussi en Jpeg, vous allez utiliser les fonctions DR200 ou DR400... L'exposition est toujours optimisée pour le RAW, et c'est sous-exposé de 1 EV (DR200) ou de 2 EV (DR400) pour le Jpeg.
[/quote]

C'est exactement ce que j'ai écrit plus haut, nous sommes donc bien d'accord sur le constat. :)
Le mode DR n'a d'intérêt pratique que pour le JPEG (ou un flux RAW+JPEG si tu veux absolument avoir un fichier fini exploitable immédiatement). Mais sur le terrain, pour que cette gymnastique fonctionne, le boîtier t'amène bel et bien à sous-exposer physiquement ton capteur de 1 ou 2 IL (selon le mode) par rapport à sa capacité maximale d'encodage. C'est ensuite le moteur JPEG qui fait le boulot algorithmique derrière pour remonter les ombres.

Si tu ne fais que du RAW et que ton but est d'optimiser l'acquisition mathématique de ton signal (ETTR), utiliser cette astuce logicielle c'est juste un raccourci qui peut éventuellement simplifier les choses sur le terrain parce que tu sais que tes HL seront protégées si tu souhaites absolument les conserver. Mais parfois ça peut aussi être source d'erreur si tu n'y prêtes pas attention... et ça ne change rien à l'explication de frmfrm, l'ISO SAT dont il parle est une donnée figée (sauf avec des modes pull qui existent sur certains boitiers qui souvent le diminue légèrement, ça peut être 0,5IL sur des cas observés), l'ISO REI lui varie logiquement en fonction de la valeur qui lui est attribué dans tel ou tel scénario.
Instagram : benjaminddb

Photomaniak

Citation de: Benaparis le Aujourd'hui à 11:44:06Déjà, si tu sais ce que tu fais, ton exposition tu la cales en deux-deux sans avoir besoin de la moindre pipette à l'écran.

Tu te demandes sur quoi te baser pour choisir entre -1 IL et -0,5 IL ? Sur ta mémoire visuelle et ton expérience photographique. Connaître par cœur l'impact visuel d'un ratio de contraste, c'est un truc qui s'apprend en moins d'une heure. À l'époque, je l'ai bien appris avec du film (où il fallait faire développer avant de voir la moindre image).

L'exercice est redoutable de simplicité, tu peux le faire tout seul. Tu prends deux sources et un cobaye (un mannequin factice par exemple). Tu places ta lumière principale (key light) d'un côté, et tu utilises ta seconde source pour déboucher la partie non éclairée. Ensuite, avec ta cellule, tu crées méthodiquement tes écarts de contraste : tu fais des paliers de -0,5 IL jusqu'à -3 IL voire plus si tu veux. Tu regardes le résultat, et si tu as un minimum de mémoire, l'effet de chaque ratio s'imprimera dans ton cerveau.

Une fois que tu as fait ce travail, tu sais exactement ce que produit un ratio de -2 IL sur des volumes par exemple. Tu pourras créer ton setup à la cellule avec certitude, sans avoir besoin de tâtonner indéfiniment devant ton écran. Bref, c'est du basique de chez basique. L'écran connecté est là pour le confort, pas pour apprendre la lumière à ta place. :)

Pratiquant mon studio depuis quelque temps (avec plus ou moins de bonheur) et me méfiant avant de te répondre (tu as rarement tord). j'ai quand même un gros doute.
Non pas sur ce que tu viens de dire (mais qui ne correspond pas à la réalité d'une prise de vue mode classique).
Car il y a souvent trois sources et casi toujours des réflecteurs (négatif noir ou positif blanc pour la lumière).

C'est comme pour la mesure centrale pondérée qui est parfaite si tu as le temps de te poser et réfléchir ce qui arrive rarement en street.

J'ai fais le test samedi, je suis pas du tout convaincu car si dans le rond du milieu tu choppe un coup 30% du ciel et à la seconde d'après, 60 % de ciel,  ta mesure est a l'ouest, encore plus qu'en matriciel.

En matriciel, l'IA a été entrainé a reconnaitre des scènes et a te proposer un réglage correct.

En central pondéré, j'y crois pas trop.

Par contre, que j'efface les high light systématiquement trop, ok c'est peut être une connerie et je vais plus réfléchir a mes mid tones.

Je regardais l'aspect global de l'image dans le live view, c'est peut etre insuffisant.

Comme en septembre je vais revoir Matt Osborne, David et un photographe de la Leica académie Belgique, je vais leur demander exactement ce qu'ils font pour bien exposer en street et au studio.

Benaparis

Citation de: Photomaniak le Aujourd'hui à 13:26:51Pratiquant mon studio depuis quelque temps (avec plus ou moins de bonheur) et me méfiant avant de te répondre (tu as rarement tord). j'ai quand même un gros doute.
Non pas sur ce que tu viens de dire (mais qui ne correspond pas à la réalité d'une prise de vue mode classique).
Car il y a souvent trois sources et casi toujours des réflecteurs (négatif noir ou positif blanc pour la lumière).

Un rapport de contraste reste un rapport de contraste, qu'il y ait 2 sources ou 1000, des réflecteurs et des panneaux noirs au milieu... Je te donne juste une méthode pédagogique pour savoir ce que tel ou tel rapport de contraste signifiera concrètement sur la photo. Je te l'ai dit, c'est du basique de chez basique, il n'y a rien à comprendre de plus.
Ensuite, plus tu as de sources et autres, plus l'intérêt du flashmètre, sa bonne utilisation et la compréhension des résultats qu'il te donne te permettront de fluidifier et faciliter ton travail en amont, même si rien ne t'empêchera d'effectuer si nécessaire des micro-réglages, les flashs de studio modernes permettant d'ajuster au 1/10e d'IL et sans te déplacer.

Citation de: Photomaniak le Aujourd'hui à 13:26:51C'est comme pour la mesure centrale pondérée qui est parfaite si tu as le temps de te poser et réfléchir ce qui arrive rarement en street.
J'ai fais le test samedi, je suis pas du tout convaincu car si dans le rond du milieu tu choppe un coup 30% du ciel et à la seconde d'après, 60 % de ciel,  ta mesure est a l'ouest, encore plus qu'en matriciel.
En matriciel, l'IA a été entrainé a reconnaitre des scènes et a te proposer un réglage correct.
En central pondéré, j'y crois pas trop.
Par contre, que j'efface les high light systématiquement trop, ok c'est peut être une connerie et je vais plus réfléchir a mes mid tones.
Je regardais l'aspect global de l'image dans le live view, c'est peut etre insuffisant.

Aïe... Tu fais de la photo depuis plus de 30 ans et tu devrais savoir qu'une pondérée centrale, comme une spot, contrairement à une matricielle, ne fonctionne pas comme une boîte noire. C'est précisément pour cela qu'elles sont ultra prévisibles, contrairement à une matricielle qui fonctionne avec un algorithme de plus en plus complexe. Comment crois-tu que je faisais quand je devais produire des reportages, crois-tu que j'avais le temps de me faire des nœuds au cerveau ? Même avec le D3, qui est le dernier gros reflex que j'ai utilisé, j'ai testé la matricielle pendant 10 jours à fond pour voir, et je suis revenu à la pondérée centrale, car au moins je savais la corriger efficacement. La matricielle, elle, ne fonctionnait bien que dans 70 % des cas me concernant. Un nombre incalculable de photographes (dont un bon nombre avec un talent incontestable) ont produit de la photo avec des systèmes de mesure équipant leur boîtier aussi simples que la pondérée centrale ou spot, qui plus est avec des supports analogiques qui étaient très loin d'avoir la tolérance du numérique actuel, et dans des situations où leur expérience et leur analyse de la lumière leur permettaient de se caler ultra rapidement sans attendre un retour vidéo dans le viseur.

Tu ne peux raisonnablement m'expliquer que les outils modernes de confort sont là pour te dispenser de l'apprentissage nécessaire. Faire autant de workshops que tu le fais sans connaître les fondamentaux, en pensant répéter (sans d'ailleurs totalement les comprendre et peut-être même les assimiler correctement) les astuces que tel ou tel photographe talentueux va t'indiquer, ne te fait que peu ou pas progresser, faute justement de la compréhension de base. Cela s'appelle mettre la charrue avant les bœufs. Tu as passé largement plus de temps dans des workshops que je n'en ai passé en cours de technique quand j'étais en école de photo... Alors, désolé de ne pas sembler sympa, mais à un moment donné, si tu veux que tous les investissements colossaux que tu fais en photographie finissent par payer véritablement, il va falloir commencer par ouvrir les yeux une bonne fois pour toutes.

Alors bien entendu, tu fais ce que tu veux, je ne suis pas là pour te juger, mais demande-toi pourquoi/dans quel but tu fais tout ça... Peut-être que la photo n'est pas le principal ici, mais un prétexte pour passer un bon moment avec des personnes dont tu admires le travail.

Encore une fois, je ne t'interdis pas par dogme d'utiliser la mesure matricielle, ou tout autre système sophistiqué d'aide à la photo, ni ne t'oblige à pratiquer religieusement l'optimisation d'exposition en toutes circonstances. Néanmoins, j'ai constaté que tes photos étaient beaucoup trop souvent sous-exposées voire mal exposées, même dans des cas assez faciles, et que globalement tu n'as pas une compréhension suffisamment solide de la lumière, ce qui fait que tu subis et commets des erreurs techniques qui seraient facilement évitables... sauf s'il y a quelqu'un derrière pendant la prise de vue pour éventuellement te corriger.

Citation de: Photomaniak le Aujourd'hui à 13:26:51Comme en septembre je vais revoir Matt Osborne, David et un photographe de la Leica académie Belgique, je vais leur demander exactement ce qu'ils font pour bien exposer en street et au studio.

Le problème ce n'est pas ce qu'ils vont te dire... Eux, ils savent parfaitement ce qu'ils font et surtout pourquoi ils le font. Travaille tes bases et intègre-les d'abord. :)

Pourquoi crois-tu que la première chose que l'on nous a demandée à l'école, c'était d'enlever la pile servant à alimenter la cellule de nos boîtiers (quand c'était possible), et d'utiliser une cellule à lumière incidente à la place ? Pour comprendre la lumière. Pour l'anecdote, quand j'ai revendu mon Leica MP qui traînait dans un tiroir depuis de trop longues années, j'ai voulu faire un dernier film. La pile de la cellule était morte, mais l'appareil restait parfaitement fonctionnel et je me suis amusé à faire un dernier rouleau avec, sans cellule, rien qu'au jugé... même dans un parking mal éclairé. Eh bien finalement, je me suis assez peu planté : entre l'expérience et quelques références photométriques en tête, ça suffisait. Avec l'âge on devient forcément un peu flemmard... mais l'exposition c'est quand même la base de la photo. ;)
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