Hasselblad X2DII... quid ?

Démarré par Verso92, Mars 24, 2026, 20:29:56

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Verso92

Alors, bien sûr, en "simulant" +1,33 IL en linéaire, on est dans les clous en terme d'exposition, à la louche :

Verso92

Et pour terminer avec Mers-les-Bains, la version "finale" :


(je sais, j'ai utilisé la béquille des curseurs "haute plage dynamique" pour arriver à mes fins...  ;-)

Photomaniak

Citation de: Benaparis le Hier à 17:53:31Absolument pas, Jean-Marc. Puisque les mots ont un sens, rappelons que l'exposition fait référence au calage d'une valeur moyenne (l'étalonnage de la cellule). Sur-exposer ou sous-exposer signifie simplement décaler ce point de référence par rapport à la recommandation du posemètre. Cela n'implique en aucun cas d'écrêter les hautes lumières ("cramer") ou d'enterrer les ombres.

On peut parfaitement sur-exposer une scène de +2 IL par rapport à la mesure pour optimiser son signal, sans pour autant saturer le moindre photosite. L'écrêtage n'est pas la définition de la surexposition, c'en est seulement la limite physique. ;)

ok noté

Benaparis

Citation de: Verso92 le Hier à 19:02:37(je sais, j'ai utilisé la béquille des curseurs "haute plage dynamique" pour arriver à mes fins...  ;-)

:)

Ne t'inquiète pas, je partage simplement ma façon de procéder avec mes propres exigences, qui n'intéressent probablement qu'un microcosme. En pratique, je suis beaucoup plus tolérant vis-à-vis des autres que de moi-même !

La technique est un sujet passionnant parce qu'elle est censée nous offrir une totale liberté de création ; le seul véritable piège, c'est d'en devenir l'esclave. ;D
Instagram : benjaminddb

Verso92

Citation de: Benaparis le Hier à 19:47:02La technique est un sujet passionnant parce qu'elle est censée nous offrir une totale liberté de création ;

Oui, bien sûr : la technique est un moyen, pas un but.

Citation de: Benaparis le Hier à 19:47:02le seul véritable piège, c'est d'en devenir l'esclave. ;D

Si un jour vous rencontrez Benjamin, n'engagez pas la discussion sur la réalisation de profils...  ;-P

Photomaniak

"Une cellule en mode incident mesure l'éclairement qui arrive sur le sujet, et non la lumière qu'il réfléchit. Tant que l'intensité de ta source lumineuse (ton flash ou ton modeleur) et la distance source/sujet ne changent pas, le modèle peut bouger, tourner ou changer de pose : l'éclairement reçu reste strictement le même. Les hautes lumières ne vont pas "se décaler plus fort" par magie si la source lumineuse n'a pas varié. L'optimisation à la prise de vue reste donc parfaitement valide et constante."

je vois une légère contradiction dans ton argument.

Si le sujet bouge, la distance source/sujet bouge sinon il ne bouge pas ! (je parle pas de tourner la tête).

Effectivement Peter coulson règle une énorme boite en douche, la modèle tant qu'elle tend le bras et peu toucher le bord peut courir autour.

Mais si elle veut venir me faire un calin, ça marche plus !

La distance compte vraiment beaucoup si elle danse ou fait des 180° un coup a droite, un coup a gauche, surtout si elle se baisse tu perds la distance.

Tu as vu mes photos avec Muffin, une séance vraiment réussi parce que je l'ai laissé s'éclater.

En portrait posé, bien sur la fille peut bouger sur place.

C'est vraiment difficile de se parler sur un forum, les gens ne lisent pas ce que je dits (j'avais pourtant parlé au début du cas où un modèle se dandine)  :)

Photomaniak

Concernant la règle du +1  1/3, bien sur si elle est bien utilisée et en comprenant ce que l'on fait, ça marche, je te fais confiance pour le clair de lune et l'exemple de Verso fonctionne.

Mais dans la vrai vie, quand il faut envoyer rapido, tintin.

Et hors cas comme ton clair de lune, même si tu sais que je suis un puriste, à un moment, faut pas se perdre en technique et faire des photos... si la différence est insignifiante. (et avec le risque de cramer si on se rate).

Faldug

Citation de: Verso92 le Hier à 09:39:53Si le point le plus lumineux est un sujet blanc (nuage ou robe de mariée, par exemple) et que tu fais une mesure "réfléchie" dessus, il faudra faire classiquement aux alentours de +2 IL*, comme chacun sait. Si tu veux optimiser l'exposition à +1,33 IL, il faudra donc faire 2 + 1,33 = +3,33 IL.
En faisant une mesure spot sur la robe (/point le plus lumineux) donc ?

Verso92

Citation de: Faldug le Aujourd'hui à 00:35:03En faisant une mesure spot sur la robe (/point le plus lumineux) donc ?

Oui.

Benaparis

#659
Citation de: Photomaniak le Hier à 19:54:58Si le sujet bouge, la distance source/sujet bouge sinon il ne bouge pas ! (je parle pas de tourner la tête). [...] La distance compte vraiment beaucoup si elle danse ou fait des 180° un coup a droite, un coup a gauche, surtout si elle se baisse tu perds la distance.

Tu pinailles un peu quand même :-)

Alors oui, tu as tout à fait raison sur un point purement physique (la loi du carré inverse) : si la distance entre la source et le sujet change de façon significative, l'éclairement reçu change. Mais cela ne remet absolument pas en cause le principe d'optimisation de l'exposition, cela relève de la conception de ton plan d'éclairage. Si tu sais que ton modèle va beaucoup bouger ou danser, tu crées une zone de travail où la lumière est la plus homogène possible (en éloignant la source pour lisser la décroissance lumineuse, ou en utilisant de très grands modeleurs). Si le modèle sort de ce volume éclairé pour venir "te faire un câlin" juste devant le flash, qu'elle soit optimisée à +1,33 IL ou exposée de manière très conservatrice, l'image souffrira inévitablement d'un vrai problème d'exposition. Le problème ici n'est pas l'optimisation du signal, c'est la gestion physique du volume éclairé sur ton set.

Citation de: Photomaniak le Hier à 19:58:57Mais dans la vrai vie, quand il faut envoyer rapido, tintin. Et hors cas comme ton clair de lune, même si tu sais que je suis un puriste, à un moment, faut pas se perdre en technique et faire des photos... si la différence est insignifiante. (et avec le risque de cramer si on se rate).

C'est précisément sur ce point que notre approche diffère. Tu sembles opposer la rigueur technique à la spontanéité photographique ("faire des photos"), alors que l'une est exclusivement au service de l'autre.

Croire qu'optimiser son signal oblige à calculer ou à ralentir sur le plateau est une erreur de perspective. C'est le principe même de la pratique délibérée : c'est le travail et l'intégration stricte des contraintes en amont qui permettent, in fine, de transformer les réglages techniques en automatismes intuitifs. L'optimisation n'est pas une équation qu'on résout fébrilement pendant le shooting, c'est un processus que l'on maîtrise pour ne plus avoir à y penser.

J'insiste une énième fois, je ne fais qu'énoncer un principe en le validant de manière indiscutable sur le plan technique en raison de la quantification des données acquises. Je suis le premier à souligner qu'il faut savoir rester pragmatique et je ne fais pas de ce sujet un totem ou une religion comme d'autres peuvent le faire. Il est évident que si l'essentiel de tes photos est destiné à rester sur tes disques durs ou à finir sur Instagram, un rattrapage de sous-exposition massive au développement ou des retouches "à la shlag" engendrant du bruit n'auront pas de conséquences pénalisantes. Ou encore que des photos typés studio où l'éclairage, en principe bien maitrisé, ne va pas demander un travail significatif sur les valeurs et donc de dégradations éventuelles gênantes si on se contente de juste reporter les indications du flashmètre. De mon côté, je continue à faire des tirages, à les exposer (allant parfois sur des formats de 2 mètres de base, et régulièrement au-delà du 40x60) et, bien entendu, à les vendre.

Pour te faire une analogie dans un domaine que nous apprécions tous les deux : à l'instar d'un artisan du Compagnonnage ou d'un Meilleur Ouvrier de France, j'aime que mon travail soit le plus précis et rigoureux possible.

Alors oui, bien sûr, il peut m'arriver, par manque de concentration voire dans la précipitation, de sous-exposer inutilement des photos sans que cela ait de réelles conséquences dramatiques, mais c'est l'exception plutôt que la règle. Et hormis en studio que je ne pratique plus que très rarement, je ne me sers jamais de mon posemètre pour me caler religieusement à +1,33. Je me repose plutôt sur mon expérience de la visée optique et, le cas échéant, sur les facilités offertes par la visée électronique que je sais interpréter à mon avantage. Je m'en suis d'ailleurs déjà largement expliqué.

Là encore j'insiste : il n'y a pas de « recette » magique qui fonctionne tout le temps et en toute circonstance, sauf à ne photographier systématiquement que dans les mêmes conditions (ce qui arrive chez certains grands photographes). Mais il y a des principes et des fondamentaux qu'il est important de connaître et de savoir adapter auxdites circonstances. Te connaissant plutôt bien désormais, je sais que les principes théoriques t'ennuient parce que tu as l'impression d'y perdre du temps, et que tu recherches des recettes simples que tu pourras appliquer sans te casser la tête quitte à rattraper un manque de rigueur en amont par la fée informatique et l'IA, tu es loin d'être le seul dans ce cas, ce qu'à titre personnel je déplore parceque cela a des conséquences bien réelles et problématiques sur la perception de la réalité du travail d'un photographe professionnel sérieux. Ce que je t'invite à faire c'est un investissement qui demande juste un peu de temps et d'effort d'apprentissage au départ, mais qui s'avère extrêmement rentable par la suite... :-)
Instagram : benjaminddb

Photomaniak

Sur le fond je suis d'accord mais ma façon de faite n'est pas laxiste. Je suis persuadé que c'est celle qui me donne les meilleurs résultats et a te lire, on fait la même chose.
Concernant l'éclairage studio, Rancinan a résolu le truc en inondant avec 8 flash qui éclairent du haut en bas... mais bon, on est pas tous Rancinan :)

Oui, des grandes sources plus éloignées, oui on peut faire du split lighting... y a des trucs.

Y a un point technique sur lequel je ne sais pas interpréter. Est ce que ma photo est sous exposée ? Si dans LRC l'histogramme me semble cohérent et que l'image est bonne, jusqu'a présent cela me semble bon.

Est ce que j'aurai pu avoir mieux pour faire de grands tirages ? Je ne sais pas.

Et comme tu le dits, si le but est de communiquer sur insta ou faire des tirages de 1m50 max, est ce que cela sert a quelque chose d'essayer d'aller plus loin ?

On en revient aux débats éternels... par exemple David qui maintenant se fou des optiques et veut juste avoir un Sony rapide pour tout faire... même du portrait posé.

Ton attention est très focus sur les tirages dans ta démarche, c'est ta marque de fabrique. Donc tu a une démarche qui va avec.

Chez d'autres c'est plus la spontanéité car ils veulent capturer un moment qui ne peut se recréer.

D'autres, c'est la relation avec le modele qui prime, le voyage. (Lindberg qui ne sait même pas avec quel boitier il shoot).

Etc.

Regarde l'ami JB pellerin, il tire des cartes postales qu'il colle sur les murs. Un petit format lui convient très bien.

https://youtu.be/kflseKrWzSc?is=hE49gWs6AeC6PieZ


Benaparis

Citation de: Photomaniak le Aujourd'hui à 07:23:06Sur le fond je suis d'accord mais ma façon de faite n'est pas laxiste.

Que les choses soient bien claires : je n'ai pas écrit que ta démarche était laxiste. Je soutiens en revanche qu'à ce stade, elle reste encore brouillonne et confuse, faute d'une bonne compréhension et de la maîtrise de certains fondamentaux. N'y vois aucune attaque personnelle ; si c'était le cas, je ne prendrais pas le temps (assez conséquent) de faire toutes ces mises au point et de les répéter.

Citation de: Photomaniak le Aujourd'hui à 07:23:06Y a un point technique sur lequel je ne sais pas interpréter. Est ce que ma photo est sous exposée ? Si dans LRC l'histogramme me semble cohérent et que l'image est bonne, jusqu'a présent cela me semble bon.

C'est une excellente question, car elle touche au cœur de l'illusion logicielle.
L'histogramme que tu vois dans Lightroom (ou Capture One) n'est pas l'histogramme de ton fichier RAW. C'est l'histogramme du fichier après qu'Adobe y a appliqué sa courbe de réponse tonale (TRC) par défaut, son profil de couleur, et parfois même des corrections d'exposition masquées en arrière-plan.
Donc, si ton image te semble bonne dans LRC, cela signifie que ton rendu esthétique est bon. Mais cela ne te dit absolument rien sur l'état de ton signal brut. Si tu as sous-exposé à la prise de vue, LRC a simplement tiré sur les valeurs (comme un amplificateur) pour centrer ton histogramme. Pour savoir si ton signal d'origine était sous-exposé (et donc si tu as perdu de la dynamique et des nuances par quantification), il faudrait analyser les données linéaires brutes avec un outil comme RawDigger, ou au minimum appliquer une courbe strictement linéaire dans ton dématriceur.

Citation de: Photomaniak le Aujourd'hui à 07:23:06Est ce que j'aurai pu avoir mieux pour faire de grands tirages ? Je ne sais pas.
Et comme tu le dits, si le but est de communiquer sur insta ou faire des tirages de 1m50 max, est ce que cela sert a quelque chose d'essayer d'aller plus loin ?

Attention, un tirage de 1m50 n'est pas un "petit" format ou un format moyen : c'est un format d'exposition majeur !  :)
À 150 cm de base, la moindre faiblesse du fichier (un bruit de chrominance caché dans les ombres remontées, un manque de micro-contraste, une quantification un peu faible, etc...etc..) devient visible comme le nez au milieu de la figure. C'est précisément pour des tirages de 1m50 que l'optimisation absolue du signal à la prise de vue prend tout son sens. Si c'est pour du 20x30 cm ou Instagram, effectivement, la différence sera dans la majorité des cas imperceptible.

Citation de: Photomaniak le Aujourd'hui à 07:23:06Chez d'autres c'est plus la spontanéité car ils veulent capturer un moment qui ne peut se recréer.
D'autres, c'est la relation avec le modele qui prime, le voyage. (Lindberg qui ne sait même pas avec quel boitier il shoot).
Etc.
Regarde l'ami JB pellerin, il tire des cartes postales qu'il colle sur les murs. Un petit format lui convient très bien.

Tu as tout à fait raison de rappeler que le support final dicte l'exigence technique. Pour coller des cartes postales dans la rue comme Pellerin, ou pour faire du reportage pur, la primauté du moment l'emporte de très loin sur la perfection du signal. D'où mon rappel constant au pragmatisme sur ce sujet.

Cependant, il faut se méfier du mythe du génie ou de la prétendue désinvolture des grands maîtres. Si Lindbergh pouvait se permettre d'ignorer quel boîtier il avait entre les mains, c'est parce que son expérience de la lumière était d'une justesse absolue et qu'il s'appuyait sur une équipe de techniciens, d'assistants et de tireurs de très haut vol.

Dans toutes les disciplines (et c'est particulièrement flagrant dans le sport de haut niveau ou les disciplines olympiques), le propre du talent ou du génie, c'est justement de rendre invisible le travail titanesque qui se cache derrière. La spontanéité sur un plateau, l'effacement de l'appareil photo au profit de la relation avec le modèle, ce n'est pas le fruit du hasard ou du mépris de la technique. C'est le résultat d'une pratique délibérée et acharnée. C'est parce que la technique a été travaillée jusqu'à devenir totalement intuitive qu'elle permet à l'outil de disparaître pour devenir le simple prolongement du regard.

C'est là tout le paradoxe que j'essaie de transmettre : on ne s'affranchit véritablement de la technique qu'après l'avoir totalement maîtrisée, pas en l'ignorant ou en la minimisant sous prétexte qu'un automatisme, un logiciel ou une IA viendra masquer nos lacunes.
Instagram : benjaminddb

mingmonk

Citation de: Benaparis le Hier à 18:11:03Alors désolé de te décevoir, mais ce n'est pas une obligation stricte. C'est en revanche beaucoup plus pertinent de mon point de vue : quand on en arrive à ce niveau d'exigence à la prise de vue, c'est précisément pour conserver un contrôle absolu sur son image jusqu'au développement.
[...]

Olivier Chauvignat a présenté une courte vidéo à ce sujet il y a quelques jours : https://youtu.be/rmioRFrmT08?si=QUeEHhz0z6RANT3s.

mingmonk

Citation de: Benaparis le Aujourd'hui à 04:39:05[...]
C'est précisément sur ce point que notre approche diffère. Tu sembles opposer la rigueur technique à la spontanéité photographique ("faire des photos"), alors que l'une est exclusivement au service de l'autre.

Croire qu'optimiser son signal oblige à calculer ou à ralentir sur le plateau est une erreur de perspective. C'est le principe même de la pratique délibérée : c'est le travail et l'intégration stricte des contraintes en amont qui permettent, in fine, de transformer les réglages techniques en automatismes intuitifs. L'optimisation n'est pas une équation qu'on résout fébrilement pendant le shooting, c'est un processus que l'on maîtrise pour ne plus avoir à y penser.

J'insiste une énième fois, je ne fais qu'énoncer un principe en le validant de manière indiscutable sur le plan technique en raison de la quantification des données acquises. Je suis le premier à souligner qu'il faut savoir rester pragmatique et je ne fais pas de ce sujet un totem ou une religion comme d'autres peuvent le faire. Il est évident que si l'essentiel de tes photos est destiné à rester sur tes disques durs ou à finir sur Instagram, un rattrapage de sous-exposition massive au développement ou des retouches "à la shlag" engendrant du bruit n'auront pas de conséquences pénalisantes. Ou encore que des photos typés studio où l'éclairage, en principe bien maitrisé, ne va pas demander un travail significatif sur les valeurs et donc de dégradations éventuelles gênantes si on se contente de juste reporter les indications du flashmètre. De mon côté, je continue à faire des tirages, à les exposer (allant parfois sur des formats de 2 mètres de base, et régulièrement au-delà du 40x60) et, bien entendu, à les vendre.

Pour te faire une analogie dans un domaine que nous apprécions tous les deux : à l'instar d'un artisan du Compagnonnage ou d'un Meilleur Ouvrier de France, j'aime que mon travail soit le plus précis et rigoureux possible.
[...]


Analyse claire, rationnelle, et sensée. Je ne suis qu'un photographe du dimanche qui, pour son plaisir, imprime chez lui (A3-A2). Je ne photographie qu'en extérieur, sans flash, toujours en RAW, et la majorité des photos est exposée à la limite de la saturation. Pourquoi m'en priverais-je, alors qu'en utilisant le viseur et les histogrammes de luminance et RVB cela est rapide et d'une facilité opératoire déconcertante... pour obtenir des fichiers aux richesses tonales maximales, sans bruit, avec des basses lumières plus détaillées. En outre, la phase du développement est très souple et peut quelquefois ouvrir des perspectives interprétatives nouvelles.

Photomaniak

#664
Ce qu'il dit est juste. Mais quand tu reviens de chez lui et que tes photos sont sur ex parce que forcement, si la modele n'a pas bronché quand il a fait la photo, avec deux trois élèves après, elle aura bougée changeant la distance modele flash, avec le 1 1/3, tu prends le risque d'être écrêté.

La question est : a ton besoin aujourd'hui de prendre le risque et d'avoir deux fois plus d'info pour une photo éclairée correctement ?

Je n'ai pas ressenti ce besoin encore mais je me trompe peut être. (Je sens que je vais avoir droit a une heure d'explication bientôt).  :)

Pour le dire autrement, je ne comprends pas pourquoi je n'optimise pas l'expo avec ma méthode, a part le 1 1/3...

Et ce qui m'énerve, c'est que tous les gens que je rencontre, y compris les gens de Leica, te disent tu affiches les zebras en jpeg noir et blanc low contraste et que dès que ça ne clip plus une fois baissé, ton expo est parfaite.

Pourquoi ils ne parle pas de sur exposer d'un diaph ? Ils sont nuls ? (Y compris Coulson, Reid, Osborn, doc Couleur, clark, David...).

Bref cette conversation me laisse songeur.

Comme tu le dits, j'aime les règles simples, c'est les seuls qui fonctionnent. Leur règle, elle est simple.

Reid fait des beaux tirages. J'ai pas demandé a l'équipe de Rancinan s'ils sur ex expose de 1 1/3, vu qu'ils ne font que pour des tirages de 4m qualité musé, cela aurait été interessant.

mingmonk

Citation de: Photomaniak le Aujourd'hui à 10:19:04Ce qu'il dit est juste. Mais quand tu reviens de chez lui et que tes photos sont sur ex parce que forcement, si la modele n'a pas bronché quand il a fait la photo, avec deux trois élèves après, elle aura bougée changeant la distance modele flash, avec le 1 1/3, tu prends le risque d'être écrêté.

La question est : a ton besoin aujourd'hui de prendre le risque et d'avoir deux fois plus d'info pour une photo éclairé correctement ?

Je n'ai pas ressenti ce besoin encore mais je me trompe peut être. (Je sens que je vais avoir droit a une heure d'explication bientôt).  :)

Chacun fait ce qu'il lui plaît et selon son ressenti. Mon intervention était tout simplement centrée sur le fait qu'il n'existe pas un hiatus entre l'optimisation de l'exposition et la spontanéité du photographe.

Verso92

Citation de: mingmonk le Aujourd'hui à 09:54:06Olivier Chauvignat a présenté une courte vidéo à ce sujet il y a quelques jours : https://youtu.be/rmioRFrmT08?si=QUeEHhz0z6RANT3s.

Sauf que si tu optimises à +1,33 IL et que tu développes ensuite ta photo avec une courbe "auto" (en non linéaire, donc), tu risques fort d'avoir des ennuis avec tes HL...

mingmonk

Citation de: Verso92 le Aujourd'hui à 10:30:23Sauf que si tu optimises à +1,33 IL et que tu développes ensuite ta photo avec une courbe "auto" (en non linéaire, donc), tu risques fort d'avoir des ennuis avec tes HL...

J'ai tendance à penser comme vous et à agir lors du développement comme Benaparis... Je trouvais intéressant de faire part de cette vidéo d'Olivier Chauvignat pour enrichir le débat.

Photomaniak


Photomaniak

Pour Benjamin.

Donc en te relisant encore une fois, si tu n'appliques pas la règle Chauvignat, nos méthodes diffèrent uniquement parce que tu utilise le spotmètre pour caler l'élément qui te semble le plus important ?

Je sais qu'enterrer les noirs ou laisser des HL cramé ne te gene pas (moi non plus d'ailleurs).

Si je comprends bien, tu reproches que je sois en matriciel. Et que je règle l'expo uniquement que pour obtenir un fichier non sur ex alors toi tu veux optimiser l'expo pour le sujet qui t'intéresse dans l'image.

Photomaniak

J'essaye d'imaginer comment on peut faire cela. Vu le nbre d'image ou même la mise au point, j'ai pas le temps de la faire (soit en zone system avec le nouveau M soit en af zone sachant qu'il va chopper l'éléments le plus proche ce qui nous intéressé en street si 9n se place bien et qu'on fait attention).

On risque de se retrouver avec la personne bien exposée et des environnement cramés. Ca me semble compliqué.

Ou alors, il y a une méthode que je ne connais pas.

Encore une fois, ta façon de voir les choses, je ne la comprends que pour un sujet statique.

Pour le studio oui peut être si on cadre bien ce qu'elle peut faire. Mais si on veut une séance fluide, on ajoute parfois des lumières, des réflecteurs, on bouge tout souvent. Cela me semble compliqué aussi.

mingmonk

#671
Citation de: Photomaniak le Aujourd'hui à 10:45:01https://youtu.be/fQEDw_LYbuI?is=YV7drftRLP4fQVPR

Une video pas mal sur le sujet.

Ce n'est pas mon avis. Non pas naturellement que je trouve Eric Gibaud incompétent, mais sa titraille est inconséquente. D'ailleurs, Nath-Sakura s'était sentie visée et avait répondu avec sa faconde égocentrée, moqueuse et provocatrice, quelque peu agressive et irrespectueuse (je trouve)... Rien ne vaut les propos qui tendent à la rationalité sans ôter notre part de subjectivité, bien entendu.

Je ne vois pas en quoi l'optimisation de l'exposition (+1,33 EV) pourrit quoi que ce soit en studio étant donné que le photographe maîtrise les conditions d'éclairement. A l'extérieur, certes, c'est une autre histoire, mais mes RAW possédaient ses quelque 65 000 niveaux et des poussières après vérification dans RawDigger. Comme je l'ai écrit plus haut dans ce fil, rien n'interdit d'effectuer une mesure en lumière incidente et de vérifier en lumière réfléchie, au spotmètre 1°, où se situent les hautes lumières pour ne pas les écréter  : il suffit pour cela d'appuyer sur la touche « latitude » du flashmètre. Quand l'exposition est fixée, +1.33 EV...

Photomaniak

Il semble dite que pour une lumière dure tu perds les détails. Et parmis tous les cas, il y en a pe7 qui fonctionne a 1 1/3.

Ce que doc Couleur m'a seriné pendant des années sur cette méthode...

A t on envi de se faire une check list de tous les cas de figure, selon la lumière, son capteur du jours et l'objectif ?

Ou est ce qu'on reste conservateur en appliquant la règle des zebras...

Non le point qui me semble intéressant c'est (si j'ai bien compris) ce que raconte Benjamin que la matriciel n'est pas le plus adapté.

Je ne suis pas convaincu mais cela se discute.

Dans sa photo du clair de lune, ok pour maximiser les ombres mais si la lumière était cramée...s'était la loose.

Il va peut être nous dire comment il a fait pour cette photo :)

Perso j'étais en matriciel et je descendais d' 1/3 a la limite des zébras. Vu que c'est la lumière qu'on voulait protéger. (La fille est laissé dans les ombres ce qui me semble très bien en choix).

mingmonk

#673
Citation de: Photomaniak le Aujourd'hui à 11:32:24[...]
Ou est ce qu'on reste conservateur en appliquant la règle des zebras...
[...]

Il semble que vous ne compreniez pas que la méthode dite « du + 1,33 EV » et celle qui consiste à optimiser l'exposition avec le viseur, les alertes de scintillement et les histogrammes procurent des résultats identiques, la seconde étant à mon avis plus rapide et opératoire. Dans RawDigger, les RAW 16 bits possèdent 65 000 niveaux et quelque...

Photomaniak

Ah bon ? Alors si ce que tu dits est vrai, je n'ai effectivement rien compris :)